Barthélémy avec Macron

 Barthélemy avec macron

Comme Mèfi l'avait annoncé, en exclusivité, dès le mois de mai, c'est officiel de chez officiel (avec l'aval de la commission d'investiture et tout et tout), Barthélémy a demandé et obtenu l'investiture de La République En Marche, le parti de Macron.

Après avoir joué les opposantes au Président de la République en décembre dernier, après s'être affichée en photo dans La Provence avec les représentants des gilets jaunes qui, eux demandaient la démission de Macron, elle a sollicité le soutien de LREM. Pas mal la trahison.

Après avoir soutenu tous les projets de Gazay, voté tous ses budgets, validé toutes les destructions d'Aubagne (y compris la privatisation de la cantine scolaire, la liquidation de la MJC, l'interdiction du Festival d'Art Brut, la destruction du "Petit Monde" en centre ville, etc, etc...) pour se faire élire à la présidence du territoire, elle accuse, quelques semaines avant les élections municipales, le maire d'Aubagne de tous les maux pour lui prendre la place (et - surtout que personne ne s'y trompe - pas pour faire une autre politique !).

Après trois échecs successifs (2001, 2008, 2014) pour le poste de maire, elle est prête à tout, à toutes les trahisons, pour satisfaire son ambition : prendre le pouvoir à Aubagne !

Elle tente de faire oublier que son programme municipal de 2014 a été mis en oeuvre par l'équipe à Gazay. Elle s'est appropriée tout ce qu'elle a combattu avec violence : le Tram, la gratuité, la Varappe, L'Eau des Collines...

N'oublions pas qu'elle est la championne des engagements remis en cause. Citons un seul exemple significatif : elle avait promis dans sa campagne en 2014, la baisse des indemnités des élus de 30%. La traduction de cette promesse dès son élection à la présidence du territoire, ce fut l'augmentation de 30% de ses indemnités. Voilà ce que vaut la parole de Barthélémy.

Elle essaie même d'évacuer de la mémoire de son nouveau "responsable social-solidarité" qu'elle avait écrit sur son programme de campagne en 2014 : "les rats dans les petites rues de la vieille ville, les SDF, les gitans sur le bord de l'Huveaune ne sont pas, on le comprend (vous avez noté ce on le comprend !), du goût des tours opérateurs".

Les fausses promesses et faux engagements dits avec un sourire et une douce voix, c'est son art le plus abouti. Une vraie politicienne prête à promettre tout et son contraire par souci électoral ... iste.

Maintenant, vous le savez, en grattant son slogan "Pour Aubagne", on découvre "Avec Macron".

Demain donc, si vous ne voulez pas d'une réforme des retraites qui va saigner tous les retraités, si vous ne voulez pas vendre le patrimoine de la France (Aéroport, Française des Jeux, SNCF, ...), si vous voulez redonner des moyens à l'hôpital public et un  nouveau souffle aux services publics, si vous en avez marre des taxes soit disant pour l'écologie, si vous en avez assez de voir se réduire votre pouvoir d'achat, ... bref si vous voulez dire "Stop !" à la politique de Macron, vous avez, au moins, la possibilité de ne pas voter Sylvia Barthélémy.

Votez Barthélémy en mars, c'est dire à Macron en avril : "Tape encore plus fort, on aime ça !"

Bob Acad