Magali Giovannangeli, candidate d'un projet collectif

 

A 23 ans, elle était la benjamine du conseil municipal d’Aubagne, lorsque Jean Tardito a succédé à Edmond Garcin. Quelques trente ans plus tard, Magali Giovannangeli sera sans doute la plus jeune candidate à conduire une liste de rassemblement contre le tandem Gazay-Barthélemy lors des élections municipales du printemps prochain.

Question de lisibilité, il fallait bien une « tête de liste » au mouvement qui réunit depuis plusieurs mois au sein d’Aubagne La Commune des sensibilités communiste, écologiste, féministe et des Insoumis, comme des Aubagnais·es simplement indignés par la gestion catastrophique de la droite. Mais l’élue tient tout de suite à préciser : « je suis la première candidate d’un projet collectif en cours d’élaboration et d’une équipe qui reste encore à constituer, dans le respect des diversités, avec l’apport irremplaçable des différentes personnalités qui ont déjà beaucoup travaillé autour de ce projet et de toutes celles et tous ceux qui voudront y participer. La porte est, en permanence, ouverte à tous ! »

Pour Magali Giovannangeli, qui anime depuis 2014 l’opposition municipale de gauche aux côtés de Denis Grandjean, les leçons des échecs passés comme l’attente forte de la population, interdisent un simple retour à l’Aubagne d’hier. « Ils nous obligent à imaginer un Aubagne qui renoue avec ce que les municipalités à direction communiste y ont réalisé de meilleur, tout en intégrant les véritables bouleversements intervenus ces derniers mois dans l’exigence de justice sociale, de service public et de démocratie. On ne peut pas faire comme si le mouvement des gilets jaunes ne nous avait rien appris… »

Référendum d’initiative citoyenne, révocabilité des élu·e·s en cours de mandat, tout est à débattre pour celle qui présida la communauté d’agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Etoile, avant de reprendre son métier de professeure d’Espagnol au collège de Pont de Vivaux.

« Ce métier me plait ! Ca n’a pas été facile de s’y remettre au début, mais on le vérifie avec le nombre de maires qui ne se représentent plus, être maire d’une ville ce n’est pas simple non plus ! On ne peut plus gérer comme hier, le maire ne doit plus concentrer autant de pouvoirs. Et c’est encore plus vrai à Aubagne depuis que son combat contre l’absorption dans la Métropole de Gaudin a été trahi par le carriérisme de Gérard Gazay et de Sylvia Barthélémy, les amis politiques du maire de Marseille. Aubagne doit faire valoir sa personnalité dans la Métropole qui remplacera sans doute demain le Département et les intérêts des Aubagnais devront y être à nouveau défendus par la future direction de notre ville. Là-aussi, il faudra imaginer une organisation municipale adaptée pour être à la hauteur des enjeux et pour associer le plus largement nos concitoyens aux décisions prises aujourd’hui loin d’eux. La proximité c’est encore une aspiration largement exprimée ces derniers mois ! » 

Magali Giovannangeli y croit, même si la droite locale a consacré l’essentiel de son mandat à détruire ce que les municipalités auxquelles elle a participé, tout particulièrement celle conduite par Daniel Fontaine, avaient réalisé ou engagé. « Il y a des secteurs en situation d’urgence absolue comme la culture, le spectacle de rue si indispensable à l’attractivité du centre-ville, la restauration scolaire, le logement ! »

« Il faudra reprendre tous ces dossiers, à l’interne, en redonnant respect et confiance aux agents et aux cadres du service public communal, qui constitue la colonne vertébrale de l’activité municipale en tous domaines et, à l’externe, en apportant un soutien inédit à tout ce qui s’est créé dans le monde associatif malgré le mépris de la droite et qui vit aujourd’hui hors du champ institutionnel. »

Aubagne à nouveau ambitieuse ? « Ambitieuse et modeste ! On ne rasera pas gratis, mais il y a ici des atouts hérités du passé qui sont en totale adéquation avec la qualité de vie espérée par de plus en plus de Français : la gratuité des transports, la gestion publique de l’eau, la préservation des espaces agricoles, la politique de l’enfance, le rayonnement culturel et le dynamisme associatif sacrifiés depuis cinq ans. D’autres pistes peuvent encore être explorées si l’on en a la volonté politique.

Je ferai tout pour y parvenir, avec la force collective du rassemblement auquel je travaille. »

 

Dominique Palmi 

 

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