Cathy Burel, une des animatrices de Aubagne La Commune, répond à nos questions


cathy burel une des animatrices de aubagne la commune repond a nos questions

Il y a quelques semaines, les représentant·e·s de l'association "Aubagne La Commune" organisaient une conférence de presse devant le parvis de l'ex-MJC pour fêter la millième signature sur l'appel à construire une véritable alternative à Gazay et sa politique. Cathy Burel, une des animatrices, a accepté de répondre à nos questions.

Mèfi : Vous faites partie des initiateurs de l'appel qui a abouti à la création de l'association "Aubagne la commune", pouvez-vous nous dire ce qui a motivé votre engagement ?

Un ras le bol ! plutôt désespérée de voir ce qu’est devenue Aubagne après 5 ans de « règne » de la droite à la tête de la municipalité, la casse des services publics, par exemple la cantine en délégation de service public – alors que l’on constate un élan des gens pour une alimentation plus saine… la disparition de la MJC, la baisse des moyens dans les maisons de quartier – et dans les autres services aussi d’ailleurs - , et on oublie souvent de dire aussi un éloignement et un accès restreint au service logement.

Un personnel municipal en souffrance qui a perdu une liberté – et je sais de quoi je parle : celle de proposer, d’inventer, de s’inscrire à part entière dans les actions pour rendre un service de qualité.

Quand on passe d’une ville qui était dans la concertation et la validation à une ville qui est dans l’exécution et le contrôle il y a de quoi être désemparé !

il y a aussi les questions de l’environnement qui sont passées à la trappe. Des caméras, des caméras… encore du contrôle, pas de prévention, on supprime des éducateurs-trices dans les quartiers… La liste est longue…


Mèfi : Quel est le but de cette nouvelle association dans le paysage politique d'Aubagne ?

D'abord, c’est que cette Ville cesse d’être gérée comme une entreprise et redevienne un lieu où s’exerce réellement la démocratie.

Et pour ce faire l’appel d’avril 2018 a rassemblé des personnes, des associations, des militants qui se sont reconnus dans la proposition de construire un projet alternatif à la politique anti-sociale, autoritaire et austéritaire en place depuis 2014.


Mèfi : Qui compose ce mouvement ?

Des gens ! des citoyen·ne·s, des membres d’associations, des militants politiques, syndicaux… Des curieux, des sceptiques, des optimistes…


Mèfi : Un an est passé, peut-on évoquer les principales initiatives de ce mouvement ?

Environ 1000 soutiens, un collectif d'animation composé de 77 personnes qui se réunit en moyenne deux fois par mois, des groupes thématique – axes politiques – Culture – urgence sociale – service public – finances publiques ont d’ores et déjà commencé à « produire ».

D’autres thématiques : environnement, terres agricoles, logement , urbanisme, transports, santé, petite enfance – éducation, vie associative, sport, jeunesse, tranquillité publique et sécurité vont s’ouvrir en « chantier ».

 

Mèfi : On parle d’un mouvement citoyen , qu’est ce que cela veut dire pour vous ?

Pour moi, c’est faire avec les gens, aller vers eux avec certes un socle de valeurs, mais le partager, l’enrichir, le discuter.

C’est un rassemblement de gens très différents, chacun s’enrichit de l’autre. Il y a des personnes pour qui c’est la première fois qu’elles se retrouvent dans une assemblée telle que le collectif d'animation et à qui on demande une validation de propositions.

Il y a un groupe de travail « quartier » qui est chargé d’organiser des initiatives pour faciliter la rencontre avec des habitants qui ne viendraient pas nous rejoindre spontanément. Nous avons besoin de leur ressenti et de leurs avis pour construire la ville de demain.

Et tout cela pour construire un projet municipal pour 2020.

Propos recueillis par Edmond Lozano

 

 

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