Arithmétique pour les Nuls

arithmetique pour les nuls 

Conseil municipal de Cuges ce jeudi 4 avril, et indiscutablement, un nouveau pas a été franchi dans la gestion des écritures budgétaires puisque pour Antoine Di Ciaccio, élu d’opposition, le compte administratif présenté au conseil est tout simplement insincère.

Le maire Bernard Destrost et la première adjointe France Leroy présentent un compte administratif excédentaire de plus de 37 000€. Rien de remarquable si ce n’est que c’est faux. En effet, que disent les documents budgétaires : dépenses 2018 : 5 481 643.95 €; recettes  2018 : 5 335 628.74 €

Ce qui représente un déficit de 146 015.21 €. Ou bien la calculatrice ne fonctionne pas.

Magicien le maire ? Plutôt une manipulation douteuse. En effet, pour rendre son compte administratif présentable, le maire inscrit des recettes rattachées (qui doivent arriver) pour 183 539€. Mais il oublie de rattacher les dépenses qu’il a faites en 2018, notamment un mandat de 302 000€ rejeté par la trésorerie… Ce mandat fait suite à l’audit de la Chambre Régionale des Comptes qui a « condamné » les trésoriers à une pénalité de 302 000€, au sujet de laquelle le conseil municipal a accordé une remise gracieuse en… 2017 !

Le maire et sa 1ère adjointe ont inscrit la recette, mais pas la dépense !

Sans oublier les 73 000€ de recettes inscrits indûment au budget 2017 et toujours pas annulés !

On rattache des produits mais on « oublie » de rattacher des dépenses. La sincérité des comptes ?

Un compte administratif proche des 340 000€ de déficit, en réalité.

Sans parler de la cavalerie budgétaire. Elle était de  300 000€ en 2018, combien en 2019 ?

Antoine Di Ciaccio a demandé les factures 2018 non engagées sur ce budget, mais ne les a pas obtenues. Tiens donc ! Transparence quand tu nous tiens…

Pour ne pas donner des sueurs froides aux banques (le maire va encore emprunter 2.1 millions € pour ses investissements), Bernard Destrost a organisé cet enfumage des comptes de la commune.
Les Cugeois(es) seront-ils dupes ? L’addition risque d’être salée au moment de passer à la caisse.

La 1ère adjointe et le maire n’ont même pas essayé de se justifier : c’est la faute à l’ancien maire Gilles Aicardi sans qui on ne se traînerait pas cette régularisation des trésoriers ! La haine dans les propos de la 1ère adjointe qui parle même de « marchés véreux »…

Elle sait de quoi elle parle, elle qui a fait acheter un minibus par la mairie à l’entreprise de son mari sans aucune mise en concurrence, qui régularise des marchés non effectués 3 mois après la fin des travaux, ou procède à des faux en écriture, dixit le rapport de la CRC.

On se demande de quoi Gilles Aicardi n’est pas responsable dans le village : la sécheresse ? les inondations ? le bruit des cigales ? les déchets des pigeons ?

Une certitude : il n’est sûrement pas responsable de leur incompétence.

Sur les errements budgétaires, aucune réponse, comme souvent.

Et dans un même élan, les élu(e)s de la majorité votent ce compte administratif comme un seul homme. Les Cugeois(es) apprécieront.

Concernant le budget de l’année 2019, on constatera en fonctionnement une augmentation des crédits alloués aux charges à caractère général (il y a des échéances électorales l’année prochaine), une stabilisation globale des dépenses de personnel, même si la part des agents titulaires diminue (on ne remplace pas les départs à la retraite, ni les mutations des agents titulaires), tandis que celle des agents non titulaires (non protégés par le statut de la fonction publique) augmente de 100 000€ : la contribution de la commune à la liquidation du statut de la fonction publique.

Antoine Di Ciaccio s’étonne de l’augmentation prévue du produit de la taxe d’aménagement : de 130 000€ à 201 000€, alors que la Métropole, à partir de 2019, en gardera 40%.

En investissement, le maire et ses élus poursuivent les dépenses démesurées liées à l’extension de l’école Molina (faut-il dire Simone Veil ?) : un emprunt de 2.1 M€ est inscrit en recettes. Après le 1.50 million d’euros de 2018, ce seront 3.6 millions d’euros de dette supplémentaire.

Rajoutés au déficit du budget de fonctionnement, ces emprunts contractés aujourd’hui annoncent  des années noires pour la commune dans les prochaines années. Pas de quoi affoler les banques : elles seront payées par une augmentation des impôts si besoin.

Pour mémoire, un tableau récapitulant l’évolution de l’endettement sous l’ère Destrost  (source : association Uni-e-s Pour Cuges).

Mais OUF, c’était le dernier budget de la mandature…

Diego de la Vega


   

 

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