Vœux d’Aubagne La Commune : 150 participants incarnent le mouvement


 

Pour Aubagne la commune  - mouvement citoyen qui a vu le jour en avril dernier - l’objectif est clair : représenter une alternative de changement à l’occasion des prochaines élections municipales et imaginer un autre projet de ville, un autre programme que celui porté par l’équipe actuellement en place.

Comme cela a été rappelé lors de la présentation des vœux samedi dernier au Cercle de l’Harmonie, ce qui fonde ce projet et ce futur programme, ce sont les valeurs de solidarité, l’engagement écologique, la démocratie à partir d’une démarche participative authentique ainsi que la défense et le développement du service public. Autant de choses mises à mal dans cette ville depuis maintenant cinq ans.

Pour autant lors de ces vœux, les questions que se posent les uns et les autres sur ce mouvement citoyen singulier et à cette étape de son histoire, n’ont pas été éludées.

Acte 1 : début des saynètes

Et d’abord une forme d’accueil et d’animation qui sort des sentiers battus. Ici pas de tribune, de discours officiel, de hiérarchie et de protocole, simplement des saynètes écrites et jouées pour lancer l’échange et le débat avec la salle.

Pour l’instant on voit pas bien !

Première question lancée : c’est quoi ce machin, Aubagne la commune ? Toujours pas de représentants, d’incarnation, de programme, c’est qui le maire ?
Des réponses viennent de la salle parmi lesquelles :« Ils faut d’abord penser un programme, un projet et on verra ensuite qui est le mieux placé pour le représenter » oui mais « Les gens sont indignés mais ils restent « assis » ils ont besoin d’être face à des gens qui les représentent, dans lesquels ils se reconnaissent ».

Et puis un début de réponse : « Il faut imaginer une incarnation collective mais concrète, avec des visages… »

Comment arriver à faire se rejoindre les différentes sensibilités qui s’expriment dans un mouvement qui se veut à la fois très ouvert et qui en même temps cultive une réelle vie démocratique ?

Oui bon, pour l’instant on voit pas bien , mais ça va venir.

Pour conclure en chanson :
« Il n’est pas de sauveur suprême
Ni Dieu ni César ni tribun »

T’es sûr que les Aubagnais en ont marre de Gazay ?

Deuxième question : « T’es sûr que les Aubagnais en ont marre de Gazay ? »

Il y a que les santons ! « Oui mais les gens aiment bien » ; y a plus de MJC ! « Mais de toute façon  les Aubagnais n’y allaient pas »... et la bouffe dans les cantines « Oh c’est pas pire qu’avant »…

Hum ! Tout cela mériterait d’être approfondi mais… retour vers la salle :

« Les élus ne sont pas en phase avec nos attentes, on ne les voit pas, ils n’ont pas la même sensibilité que nous face à certaines questions »
« Les maisons de quartier n’ont plus de moyens. Avant mes enfants pouvaient partir pour un coût très avantageux en vacances. Plus maintenant. On voit des ados qui sont là toute la journée sans rien faire »
« Et Mme Barthélémy, qui devait se coucher sur les rails du tramway si celui-ci voyait le jour et qui aujourd’hui se présente comme son plus grand défenseur !!! »

Et une autre participante de conclure : « On a trop tendance à parler d’Aubagne comme elle était avec l’ancienne municipalité, à regarder en arrière, il faut sortir de cette façon d’aborder les choses, il faut imaginer la ville à venir ».

Et encore : « Il faut rêver un projet de ville généreux, qui pense à tous, qui pense ses écoles, qui soit construit ensemble »

Un élu présent en profite pour présenter ses vœux.

« Nous avons créé un collectif d’animation dans le cadre de ce mouvement. Si je peux exprimer un vœu, c’est celui de vous voir le rejoindre pour enrichir la réflexion. D’ailleurs la prochaine réunion est prévue mercredi 30 janvier. »

Pour conclure en chanson (sur l’air de "Hécatombe"  de Brassens) :
« Or, dans cette ville sensible, 
C'est un usage bien établi, 
Dès qu'il faut chasser les nuisibles
Tout l'monde se réconcilie ! »

Pour faire partie d'« Aubagne La Commune » faut-il être d’un parti ?

On l’aura compris Aubagne la commune est un mouvement, pas une organisation politique même si certains posent la question du rapprochement ou de la présence des partis et que, par ailleurs, de nombreux militants déjà engagés en font partie.

« C’est pas l’étiquette qui compte, c’est les gens qui sont derrière ». Oui, mais on précisera quand même dans la salle la nécessité de « se rassembler, ne pas se diviser ».

Et cette partie de se conclure aussi en chanson avec un extrait de "La Commune" de Jean Ferrat :
« Il y a cent ans, commun commune
  Comme un espoir mis en chantier
  Ils se levèrent pour la commune »


Fin des saynètes et conclusion :

Dans le fond, la véritable incarnation de ce mouvement, son avenir, sa dynamique, ne sont ils pas dans tout ce qui permet de l’identifier et de le faire grandir, au travers de toutes ces prises de paroles ?

Et les vœux d’Aubagne La Commune ne sont-ils pas ceux que se sont fait à eux-mêmes et aux autres, les 150 participants à cette rencontre samedi, en débattant sur  toutes les questions permettant de préparer et de réussir le changement ?

 

Jean-Luc Dimitri

 

 

 

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