Conseil municipal d'Aubagne : des manteaux mais pas de gilets


Conseil municipal d'Aubagne : des manteaux mais pas de gilet

Une température de quelques petits degrés seulement dans la salle du Bras d’or mercredi 12 décembre pour un conseil municipal en grande partie consacré au budget prévisionnel 2019. Panne ? Economie de chauffage ?

Les conseillers municipaux en manteaux, cols relevés entourés d’écharpes, ont participé à un débat sans surprise ; on avait compris, depuis le débat sur les orientations budgétaires en novembre, que l’austérité régissait les chiffres et les abandons. Une fois de plus.

On ne détaillera pas ici le discours budgétaire et ses développements concrets sur le terrain. On connait ça par cœur : maîtrise des dépenses pour mieux agir sur la dette, cession des compétences à la métropole qui - vous comprenez ! - nous dépossède de nos moyens d’agir, baisse des dotations d’état aux communes… Bref, toute la batterie d’explications bien utiles à une majorité qui veut jouer les premiers de la classe en nous expliquant qu’une rigoureuse gestion au service de bons équilibres est la seule manière de gérer la ville. Pas très original ni audacieux.

Mais au-delà de ça quelque chose clochait au regard de la criante actualité que nous vivons. Comme si soudain cette séance du conseil municipal, bien plus que d’habitude, se révélait « hors-sol », en décalage entre les attentes des gens, qui, en gilets jaunes sur les ronds-points et aux péages des autoroutes, questionnent aujourd’hui bien des choses, parmi lesquelles une aspiration essentielle à de nouvelles formes de vie démocratique.

Tout cela flottait dans l’air ambiant fortement rafraîchi de la salle sans que cela n’effleure grand monde si ce n’est les élus d’Aubagne Alternative, Écologique et Citoyenne, mettant l’accent une fois de plus sur l’incontournable nécessité aujourd’hui de réactiver - comme cela était le cas dans le précédent mandat - la démocratie participative, qui, de l’expression directe des besoins à la gestion d’un budget participatif par la population elle-même, jusqu’à la délibération en conseil municipal, permet un réel partage et un vrai contrôle des affaires publiques.

Jean-Luc Dimitri