Conseil municipal d'Aubagne : le budget supplémentaire 2018 confirme la mauvaise gestion de Gazay

Conseil Municipal d'Aubagne

Le 28 juin, le conseil municipal avait à l'ordre du jour une série de délibérations qui concernaient les finances de la ville. Deux d'entre elles étaient plus attendues : le compte administratif de 2017 et le budget supplémentaire 2018.

Seuls les élus de la majorité ont voté pour ces deux délibérations, les trois groupes de l'opposition ne les ont pas votés.

Mais le maire, une nouvelle fois, a tenté de faire oublier ses propres responsabilités avec deux annonces : la première pour affirmer sa volonté de se pourvoir en cassation après la condamnation de la commune contre la banque RBS (Royal Bank of Scotland) et la deuxième pour faire savoir qu'il allait se porter partie civile avec "une plainte contre X pour que la clarté soit faite sur les responsabilités des renégociations des emprunts".

Accompagnée d'une lettre distribuée à toute la population (sur papier glacé luxueux !), il ne s'agit là, à quelques mois d'une campagne électorale, que d'une opération de communication pour laisser penser qu'il n'est pour rien dans la situation financière catastrophique de la ville.

Une lettre quasi incompréhensible où l'on ajoute des emprunts réalisés avant les années 2000 et qui sont déjà soldés, où on nous ressort une "nouvelle dette" de 75 millions d'euros qui est dans les comptes de la ville depuis 2013, une lettre qui se termine par "en intentant une action pénale auprès du Procureur de la République, je souhaite que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que toutes les responsabilités soient mises à jour. Les Aubagnais ont besoin de savoir et de connaître la vérité". Alors que dans le même temps Gazay refuse un débat public en conseil municipal.

Gazay refuse un débat public sur les finances de la ville

Cela pue la manœuvre électorale. Il sait que la plainte sera soit classée sans suite dans plusieurs mois ou n'aboutira à rien mais après 2020 et après avoir fait beaucoup de bruit.

Un nouvel épisode d'enfumage électoral dont il a fait son seul argument de gestion. Cela lui permet de reprendre sa musique préférée "Je n'y suis pour rien, c'est la faute à d'autres" (d'autres qu'on ne connaît plus d'où la plainte contre X), d'éviter qu'on lui rappelle que c'est lui qui a perdu le procès face aux banques et de masquer sa complicité politique avec le monde de la finance.

Pour ce qui concerne les "vraies"délibérations ", le compte administratif donne les dépenses et les recettes réelles de l'année 2017 après la clôture des comptes qui a eu lieu le 31 janvier 2018. Il rapproche les prévisions inscrites au budget des réalisations effectives de l'année 2017.

Or, que nous indique-t-il ? Que les investissement annoncés étaient de près de 10 millions d'euros et que seulement 57% ont été réalisés. Sans doute en sera-t-il de même pour les 10 millions d'euros prévus par le budget supplémentaire 2018.

Que, malgré les déclarations répétées de l'élue à la comptabilité, les impôts ont dépassé de 585 000€ le prévisionnel.

Que, malgré la baisse des effectifs des agents communaux, la suppression des heures supplémentaires, la réduction drastique des remplacements pour l'été, la non augmentation des salaires, la masse salariale a, encore, progressé. Sans doute que les "gros" salaires des cadres recrutés à Marseille n'y sont pas pour rien.

Les recettes des impôts ont dépassé le prévisionnel

Que la dette est toujours de 160 millions d'euros, la même qu'en 2013.

Avec une autre interrogation, pourquoi a-t-il fallu attendre le 28 juin 2018 (la date limite légale est le 30 juin) pour voter le compte administratif 2017, sachant qu'il est voté traditionnellement en mars ?

Le budget supplémentaire, voté par Gazay et "les siens", ajuste les prévisions du budget primitif en fonction des recettes et des dépenses réelles.

Qu'y trouve-t-on ? Un réajustement de plusieurs millions d'euros dû aux recettes en baisse de la métropole et de l'état.

Un emprunt d'un million de plus que prévu qui confirme qu'il n'y a pas de baisse de la dette, malgré les incantations de la propagande municipale.

Une somme de 1,4 million de charges financières supplémentaires non inscrite au budget primitif.

La vente prévue, uniquement pour 2018, de 7,7 millions d'euros de cession d'actifs, c'est à dire le patrimoine communal (terrains à des constructeurs, bâtiments communaux, propriétés de la commune, etc).

Vente de près de 8 millions d'euros de biens communaux en 2018

Avec une question annexe, pourquoi a-t-on fait voter le budget primitif 2018 en décembre 2017, alors qu'aucun chiffre de recettes n'était connu ?

Sauf à penser qu'il s'agit de faire la même chose en décembre 2019 pour le budget "électoral" de 2020 ce qui permettra de faire toutes les promesses possibles sans références sérieuses.

Bref, un conseil municipal qui donnait à lire des documents contredisant dans les faits les déclarations de la majorité municipale mais qui confirmaient ce que vivent les Aubagnaises et les Aubagnais tous les jours : Aubagne perd son rayonnement et sa qualité de vie.

Mais cela explique le tintamarre orchestré par la propagande municipale autour de la dette pour faire détourner les regards de la mort programmée d'Aubagne, programmée pour laisser la place à la métropole marseillaise et à son président.

Antoine Monticellu

 

 

 

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