Gazay et Rousset : les pompiers-pyromanes


pompier pyromanes 

Dans l'AJJ du mois de juin, Alain Rousset au nom du groupe "Les Républicains et apparentés", dans la rubrique "expression des groupes politiques", en page 39, essaie, sans le citer, de faire face à ce qu'il appelle "les mensonges, les calomnies, les attaques personnelles" de Mèfi et présente les élus de la majorité comme des parangons de vertu. Est-ce vraiment la vérité ? 

Commençons par "les attaques personnelles". De quoi, de qui parle-t-on ?

Quand nous nous interrogeons sur le fait qu'une adjointe au maire est à la fois responsable du CCAS, en charge des services aux personnes âgées, administratrice du fil rouge pour les malades Alzheimer mais aussi, professionnellement, patronne de plusieurs maisons de retraite et qu'il nous semble que la plus élémentaire déontologie morale voudrait qu'on ne mélange pas les genres : ce sont des attaques personnelles ?

Quand on fait observer que le maire stationne sur une place réservé aux handicapés, qu'il a fait augmenter ses indemnités d'élu, qu'il les cumule jusqu'à dépasser le plafond, que les notes de restaurant sont payées par la ville, qu'il a le même modèle de voiture que le président de la République, que tel ou telle époux ou épouse, fils, fille ou belle-fille d'élu.e a été embauché à la ville ou à l'agglo, que des élus ont sur leurs voitures des cocardes tricolores interdites par la loi mais que personne ne dit rien, ... : ce sont des attaques personnelles ?

Quand on fait savoir qu'un adjoint au maire affirme publiquement dans un bar qu'il n'a pas envie d'aller à la soirée du personnel communal ou que le maire n'aime pas Daniel Scaturro, ... : ce sont des attaques personnelles ?

Dire que le maire cumule ses indemnités d'élu, c'est faire une attaque personnelle ?

Quand on informe que l'adjoint à la culture a trouvé un emploi à 13Habitat, celui à la sécurité à l'Hôpital public et celui à la jeunesse au Conseil Régional  ou que l'adjoint à la culture fait de la pub pour sa famille au Comoedia : ce sont des attaques personnelles ?

Jamais, à aucun moment, la vie privée de chacun ou chacune n'a été touchée. A chaque fois, nos informations ou révélations ont un lien direct avec la gestion municipale ou l'éthique des élu.e.s. Celles et ceux qui affirment le contraire doivent citer des exemples précis ! 

Continuons par "les mensonges et les calomnies". De quoi s'agit-il ?

De la privatisation de la restauration municipale ? De la mauvaise qualité des repas donnés aux enfants dans les écoles ? De l'absence de papier toilette ? ...

De la liquidation de la MJC ? De la suppression du Festival d'Art Singulier ? De la réduction voire la suppression des subventions à certaines associations ou syndicats ? ...

Des brimades, des mises au placard, des licenciements dans le personnel communal ? Du mépris des représentants syndicaux et des instances paritaires ? De la réduction du "petit" personnel, de la baisse drastique des budgets des services ? ...

De la prolifération des rats dans la ville ? Des jeux d'enfants et des espaces verts à l'abandon ? De la propreté d'Aubagne qui ressemble de plus en plus à Marseille ? ...

Dire que le personnel municipal est méprisé, c'est un mensonge ?

De la dette qui ne diminue pas malgré les incantations de la presse municipale ? De la vente de près de 15 millions du patrimoine communal ? Des impôts locaux qui augmentent par le biais de la suppression de l'abattement à la base ?

De la bétonisation de la ville ? De la présence de plus en plus prégnante des agences et des promoteurs immobiliers ? De la liquidation du Val'Tram ?

De l'abandon de la quasi totalité des promesses électorales faites en 2014 (réaménagement de tout le centre ville, halle couverte sur Voltaire, nouveau complexe sportif, ...) ? De la fermeture continue des commerces du centre ville dont les plus emblématiques (Bézert, Levetti, ...) ? 

Doit-on continuer ? Monsieur le maire et monsieur le 1er adjoint ne restez pas dans la formule attrape-tout pour ne rien prouver. Peut-on nous citer un, deux, trois "mensonges ou calomnies" portés par Mèfi ?

Quant à l'affirmation selon laquelle la ligne de conduite de la majorité municipale c'est "Clarté, vérité, sincérité, transparence", cela pourrait nous faire sourire si ce n'était pas aussi grave pour Aubagne.

S'agit-il du maire qui affirme, droit dans les yeux, au personnel de la cuisine municipale qu'il n'y aura pas de privatisation et qu'il n'y a pas eu de visite préparatoire à la Sodexo, comme l'avait dénoncé Mèfi ?

Ou de l'adjoint à la culture qui répond aux élus de l'opposition qu'il n'y a pas à s'inquiéter pour la MJC ?

Le maire qui affirme qu'il ne privatisera pas la restauration municipale, c'est ça "la vérité" ?

Ou de la communication municipale qui démontre avec de faux graphiques que la dette a baissé en "oubliant" les 17 millions de renégociation des emprunts et ceux réalisés pour l'année en cours ou qui annonce que le "taux" des impôts n'augmentera pas pour faire croire à une stabilité dans le même temps où on supprime l'abattement à la base ?

Ou l'annonce par le maire que "2017 sera l'année des grands travaux", alors que quasiment rien n'a été réalisé ?

Là aussi, on pourrait multiplier les exemples. Alors que Gazay et son équipe ont fait du mensonge et de la désinformation un mode de gestion de la ville, ils ont besoin de mentir sur leur pratiques réelles.

Assez de blabla ! Organisons un débat public entre la rédaction de Mèfi et Gazay et son équipe. Nous y sommes prêts.

Nous sommes même d'accord pour qu'un.e journaliste de La Provence anime cette confrontation !

La rédaction

 

 

SOUTENEZ MÈFI!

Soutenir Mèfi! c'est nous aider à vous donner une information de qualité, libre de toute contingence. Le montant est libre et vous deviendrez ainsi membre de soutien de notre association.

Montant:
 EUR

Articles récents

  • Rugby Club Aubagnais : c'est mal parti +

    En Ligue 1, le QSG règle le sort de Dijon par une écrasante victoire (4 à 0), Lille termine par un festival devant Angers (5 à 0), Lyon bat Caen (4 à 0), Saint Etienne fait de même devant Nice (3 à 0). Montpellier ne peut faire que match nul Lire la suite
  • La culture se porte bien… pourvu qu’on s’en occupe +

    Une trentaine de personnes se sont retrouvées mardi 30 avril dans un atelier thématique d’Aubagne la commune pour aborder la question de la culture dans l’activité municipale aujourd’hui. Faire un constat et tracer des perspectives pour retrouver du sens à ce qui s’est considérablement dégradé en cinq ans, faisaient l’objet Lire la suite
  • Les écoles Pin Vert et Hugo se mobilisent contre la faim +

    La 22e édition de la Course contre la faim aura lieu ce vendredi 17 mai. En 2018, ce sont plus de 260 000 élèves de 1 200 etablissements qui ont participé à ce projet dans plus d’une cinquantaine de villes françaises et à l’étranger. À Aubagne, les écoles du Pin Lire la suite
  • Magali Giovannangeli, candidate d'un projet collectif +

    A 23 ans, elle était la benjamine du conseil municipal d’Aubagne, lorsque Jean Tardito a succédé à Edmond Garcin. Quelques trente ans plus tard, Magali Giovannangeli sera sans doute la plus jeune candidate à conduire une liste de rassemblement contre le tandem Gazay-Barthélemy lors des élections municipales du printemps prochain. Lire la suite
  • Mais où est Denis Grandjean ? +

    Ce soir, 15 mai, le jour des 10 ans de la gratuité des transports à Aubagne, on inaugure le local de campagne de "Aubagne La Commune". 10 rue Laget entre l’épicerie gastronomique et le Baobab café. Pile en face du barber shop qui vient du désert. Le lieu est tout Lire la suite
  • Des questions après le saccage de l'école maternelle du Charrel +

    Après les dégradations dans plusieurs salles de classes de l'école maternelle du Charrel, pendant le week-end des 11 et 12 mai, de nombreuses questions (qui ? pourquoi ? comment ?...) restent posées et attendent des réponses de l'enquête en cours. Mais un article très documenté de La Provence du mardi 14 mai nous Lire la suite
  • Le Martinot, une nouvelle adresse pour les gourmets +

    Depuis quelques mois, le centre-ville d’Aubagne voit quelques épiceries fines et restaurant de qualité ouvrir leur porte dans le centre-ville d’Aubagne. C’est le cas en lieu et place de l’ancien restaurant La Farandole désormais remplacé par Le Martinot. Lire la suite
  • 1