Séniors, santé, handicap et solidarité : des domaines aussi maltraités que les autres


bilan gazay 02

Nous arrivons vers la fin du petit livret sur les engagements de Gazay. Les séniors, le bel âge dit l'agence de communication, la santé, le handicap et la solidarité sont les thèmes abordés dans cette partie.

La formule mis en exergue pour les personnes âgées est belle : "Les services de la ville se concertent et oeuvrent pour que les mots bien-être, convivialité, mobilité et sociabilité soient une réalité au quotidien et sur le mode intergénérationnel".

Qui peut douter que les services tentent de le faire, bien avant Gazay, et sans doute encore après lui ? C'est la raison d'être des agents du service public et ils le font en toutes circonstances, avant, pendant et après tous les politiques d'ailleurs. Avec ou sans eux.

Mais avec Gazay, c'est beaucoup plus difficile. Gazay, c'est la suppression de la prime et du colis de Noël pour les retraités dès décembre 2014.

Gazay, c'est l'abandon du projet de portage des repas aux anciens. Gazay, c'est la réduction drastique du nombre d'intervenant.e.s du CCAS. Gazay, c'est le nombre d'heures d'aide à domicile en chute libre.

Gazay, c'est la mise en pièce du service d'aide pour les petits travaux. Dans la plaquette de propagande cela donne :"refonte du services des petits travaux à domicile non concurrentiel au secteur privé".

La liste peut être beaucoup plus longue. Vous compléterez.

Pour la santé, une autre formule passe-partout : "Nous avons le devoir de valoriser la richesse et les qualités de notre offre de soins et de son organisation".

L'objectif est simple : tout faire pour réactiver la clinique privée La Casamance qui est en grande difficulté. Le directeur est un ami du maire. Gazay est prêt pour cela - il le démontre avec le refus de condamner la fermeture du service de réanimation - à sacrifier l'hôpital public Edmond Garcin.

Il rêve d'un pôle public/privé où les seuls intérêts de La Casamance seraient pris en compte.

Concernant le handicap aucune politique sérieuse n'est mis en oeuvre. Certes le programme existe, le diagnostic est fait mais aucun investissement réel existe. Chaque année les projets prévus sont reportés au budget suivant.

Citons seulement le fait que la rampe d'accès de la rue de Guin a été supprimée après les travaux effectués par la ville. Le stationnement de la voiture du maire sur une place d'handicapé dès les premières semaines de son élection était significatif d'un état d'esprit.

Mais avec les pages sur le handicap, on atteint le sommet de la manipulation. Il est écrit : "Mise en place d'un abattement de 10% de la Taxe d'Habitation pour les personnes handicapées".

La réalité, c'est qu'il existait un abattement à la base de 15% pour tout le monde et que celui-ci passe à 5% en 2018. Les handicapés ne vont donc bénéficié que d'une... non augmentation !

Avec cette opération, Gazay devrait en 2017 pouvoir succéder à Robert Ménard pour le Grand Prix du mensonge en politique.

"Aubagne, ville téléthon", pour l'illustration de la solidarité (pour les mauvais élèves ? Aubagne en 2015 a collecté moins de 3 centimes par habitant). Incontestablement, le maire aime les labels. Il les colle sans doute sur son réfrigérateur. 

"Ville voisins solidaires", décerné par Atanase Périfan, conseiller municipal de Paris sous l'étiquette... "Les Républicains".

"Ville conviviale - ville solidaire", récompensé par... Atanase Périfan.

Mais la vérité est ailleurs. Depuis l'arrivée de Gazay, c'est la tentative d'expulsion du Secours Populaire et des Restos du coeur, la volonté de supprimer la Bourse du Travail, le déménagement de l'épicerie sociale dans un local "confidentiel", la disparition programmée de la Maison du Partage, la réduction ou la suppression des subventions aux associations humanitaires et de solidarité...

Autant d'actes et de décisions que la brochure tente de cacher par des mots, des formules, des annonces à plusieurs années lumières de ce que vivent, tous les jours les Aubagnaises et les Aubagnais qui souffrent.

Mais personne n'est dupe.

Antoine Monticellu

 

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