Dette d'Aubagne : Gazay dépasse Fontaine !


Dette d'Aubagne : Gazay dépasse Fontaine

Depuis 4 exercices budgétaires de l'ère Gazay (il n'en reste plus que deux avant la fin de cette mandature), la dette de la ville vient tout expliquer : la privatisation des services publics, la fermeture de la MJC, l'expulsion des syndicats et du Secours Populaire, la baisse des subventions aux associations, les poubelles non ramassées, l'abandon des espaces verts, les rats de plus en plus nombreux, les repas immangeables pour nos enfants, etc, etc.

Tout est de la faute de cette satanée dette et de la gestion calamiteuse des 50 dernières années avant 2014.

Depuis 6 mois que Mèfi fait observer que la dette n'a pas diminué malgré toutes les déclarations municipales, tous les militants de Gazay pilotés par la directrice de cabinet, le responsable de l'événementiel (qui est aussi le 1er adjoint du président de la fédération "LR" du département) et quelques élus se mobilisent sur notre page facebook pour tenter de démontrer le contraire.

Ils font référence à des articles de la presse nationale (classement du Figaro, de Challenges...) au moins aussi objectifs que la propagande municipale d'AJJ / AGG. Ils citent même des documents "officiels" avec des chiffres et des dates bien choisis.

Et pourtant, une nouvelle fois, Mèfi est en mesure de faire la démonstration que la vérité est bien celle-là : après 4 ans de gestion Gazay, la dette est plus élevée qu'avant 2014.

Les éléments budgétaires qui viennent d'être votés par le conseil municipal du 29 juin le prouvent ! Il suffit de lire le document, fourni par la Ville, son service financier et son élue aux finances, et qui s'intitule : "Ville d'Aubagne - Budget 2017 - Budget supplémentaire". A la page 60, dans un tableau mentionné "Annexe IV - Eléments du bilan - Etat de la dette", dans la colonne "Capital restant dû au 1/1/2017", il est indiqué le chiffre de 162 777 563,23 €.

Or, les mêmes documents, au 1/1/2014, font apparaître le montant de 160 945 000€. C'est à dire qu'il y a , aujourd'hui, 1,832 million d'euros de dette supplémentaire.

Gazay, c'est 1,8 million de dette supplémentaire

Dans le même temps on a demandé des sacrifices pour tout et à tout le monde (sauf pour le maire et ses amis), on a stoppé tous les travaux et les investissements dans la ville (jusqu'à nous faire passer pour pharaonique la réfection de 200 mètres linéaires de pavés en centre ville !).

Pour masquer cette réalité, les responsables municipaux ont trouvé un décret de décembre 2013 qui est rentré en vigueur au 1/1/2016, pour nous expliquer que les communes sont autorisées à afficher (on vous l'indique sur le même document, en page 4 par un astérisque vous précisant bien qu'il ne s'agit là que d'un artifice de présentation) des "ratios" d'encours de la dette par habitant sans les pénalités de renégociation... ce qui n'était pas autorisé avant.

Pourtant, dans la campagne des municipales de 2014, Gazay avait pris l'engagement de réduire la dette d'un tiers (soit plus de 53 millions d'euros !). Il lui reste deux ans pour le faire. Moins 27 millions par an, annonçons déjà que cela ne se fera pas.

Il avait aussi promis de réduire les impôts de 15%. Ils ont augmenté. Là aussi, laissez de côté les brochures de la propagande municipale, regardez le net à payer total en octobre 2013 et vous le comparerez en octobre prochain à l'indication de votre feuille d'impôts en octobre 2017, en incluant les sommes supplémentaires demandées par la métropole du trio Gaudin/Gazay/Barthélémy, alors que la communauté d'agglomération du Pays d'Aubagne et de l'Etoile ne vous demandait rien.

Mensonges et promesses non tenues la marque de fabrique de Gazay

Nous en tirons une conclusion essentielle : les mensonges et les promesses non tenues sont les deux marques de fabrique de la politique municipale de Gazay et de son équipe.

Pour notre part, nous ne considérons ni le montant de la dette, ni les impôts comme des critères de gestion qui doivent être examinés en soi, sans lien avec le réel de la vie de la commune et de ses habitantes et habitants.

"Les impôts à Aubagne sont très élevés" : cela a-t-il une signification ? Ils ont toujours été moins élevés que ceux de La Ciotat ou de Marseille, en ayant l'honnêteté d'y rajouter les impôts prélevés par l'institution communautaire.

Et surtout à quoi servent-ils ? A entretenir le patrimoine ou à acheter une DS5 pour le maire ? A mettre à la disposition des services les moyens d'agir ou d'ouvrir un compte dans tous les restaurants de la ville ? A payer le loyer des locaux syndicaux ou à augmenter les indemnités des élus, y compris quand on est chef de service à l'hôpital ou gérante de quatre maisons de retraite ? Etc, etc.

L'obsession de la dette est de la même nature. D'abord, rassurons-nous en répondant à deux questions : Quel est le pays qui a la dette la plus élevée dans le monde ? Réponse : les Etats Unis, avec un montant de 19 000 milliards de dollars et on nous annonce qu'avec Trump, elle va grimper jusqu'à 30 000 milliards.

Quel est le pays qui a la dette la plus élevée dans le monde ?

Quelle est la plus grande puissance économique mondiale ? Réponse : les Etats Unis. Qui peut dire qu'entre 1995 (où Bernard Deflesselles annonçait déjà dans sa campagne électorale qu'Aubagne avait une des dettes les plus élevées de France) et 2013, Aubagne n'était pas respectée, enviée, dynamique et ambitieuse ? L'exemple des Etats Unis montre bien qu'il n'y a pas de lien entre le montant de la dette et la "grandeur" économique.

Ce n'est qu'un critère ultra-libéral qui a comme seule boussole la santé des banques et surtout celle des grandes fortunes financières.

Aubagne a toujours remboursé, année après année, les annuités demandées par les prêteurs, sans jamais faillir, sans jamais avoir un seul euro de déficit annuel. Ne vous trompez pas, la dette communale d'Aubagne n'a rien à voir avec l'endettement d'une famille qui n'arrive plus à faire face à ses dépenses pour vivre.

Pourquoi Gazay annonce qu'il veut rembourser les banques à marche forcée au détriment de la vie quotidienne des Aubagnaises et des Aubagnais ? Parce qu'il préfère faire plaisir aux banques et aux banquiers, comme toutes celles et tous ceux qui font primer les critères financiers sur les intérêts humains. C'est ça, pour lui, pour "eux", "la bonne gestion".

En fait, une dette, ce sont tout simplement des emprunts qui ont servi à "construire" ou a acheter des biens qui vont être utilisés par les Aubagnaises et les Aubagnais pendant plusieurs générations (exemple : un stade, un pôle d'échange, un parking souterrain, une école, une crèche, etc). Il est donc normal qu'elle soit remboursée sur plusieurs générations, sur 30 ou 50 ans. Il n'est pas normal par contre de vendre le patrimoine communal comme le fait Gazay depuis 4 ans.

Plus de 10 millions de patrimoine communal vendu par Gazay

Il faut arrêter de se faire peur avec les montants. Le budget annuel d'Aubagne est de 93 millions d'euros, la dette est de 160 millions, soit environ 20 à 21 mois de budget. Si un couple qui gagne 6000€ mensuel décide d'acheter un appartement de 300 000€, cela représente 50 mois de budget. 

Comparaison n'est pas raison, certes, mais quand même.

Et vous le savez : "On ne prête qu'aux riches". A qui va-t-on faire croire que les banques ont fait des prêts à la commune sans avoir la certitude qu'elles ne prenaient aucun risque.

Pour finir, on va souligner une question que personne ne pose jamais : pourquoi parle-t-on uniquement des dettes publiques et jamais des dettes des grandes entreprises ?

Savez vous que les entreprises françaises du CAC 40 ont une dette cumulée de 410 milliards d'euros ? Savez vous que Areva, l'entreprise d'où vient "notre" 1er ministre, Edouard Philippe, a une dette de 9 milliards pour un chiffre d'affaires de 5.

Il y aurait donc deux logiques ? Des institutions publiques qui doivent payer et des grandes entreprises privées et des banques qui doivent encaisser ?

Gazay s'est-il inquiété quand l'an dernier la Sodexo a réalisé un emprunt obligataire de 600 millions d'euros ? Près de 4 fois la dette d'Aubagne.

Bob Acad

 

 

SOUTENEZ MÈFI!

Soutenir Mèfi! c'est nous aider à vous donner une information de qualité, libre de toute contingence. Le montant est libre et vous deviendrez ainsi membre de soutien de notre association.

Montant:
 EUR

Articles récents

  • Faites la Paix ! +

    Il y a des valeurs qui font partie du patrimoine culturel d’Aubagne. La Paix en est un bel exemple. La Fête de la Paix, malgré toutes les embuches dressées sur son chemin, sera à nouveau et pour la 31ème fois, l’évènement culturel, à Aubagne, ce samedi 21 Septembre. Lire la suite
  • Gelati Nino est à vendre ! +

    Si vous arrivez à vous frayer un chemin au milieu des travaux de réfection de la chaussée autour de l'Horloge, vous pouvez apercevoir sur la vitrine du glacier "Gelati Nino", une inscription "A vendre" suivie d'un numéro de téléphone. Un commerce de plus du centre-ville contraint de fermer. Lire la suite
  • Doit-on accepter la mise à l'écart de Mèfi ? +

    « … La confiance cela ne se décrète pas, cela se construit dans les pratiques… » C’est en ces termes que Denis Grandjean s’adressait à la Provence et à la Marseillaise lors d’une conférence de presse d’où il avait exclu Mèfi. Et de poursuivre « Il n’y a rien de pire que de Lire la suite
  • Municipales : le Modem Aubagne fait sa liste +

    Dans un entretien publié par Méfi le 21 août, Jean-Marie Orihuel le laissait entendre mais depuis samedi 14 septembre la décision a été prise par la section Modem d'Aubagne, cette formation politique est "en route pour la constitution d'une liste et d'un projet municipal des démocrates et des centristes pour le Lire la suite
  • Aubagne : l'urgence budgétaire relative made in Gazay +

    En 2014, Gérard Gazay et ses colistiers usaient et abusaient de l'argument budgétaire pour accéder au pouvoir. Argument maintes fois repris depuis pour justifier leurs promesses non tenues, leurs retards et leurs mensonges. Lire la suite
  • Barthélémy : "les oublis" de sa vidéo sur l'eau +

    Dans une de ses vidéos de campagne (payées par les contribuables), madame Barthélémy se vante d’avoir su continuer l’action de l’équipe précédente, conduite par Magali Giovannangeli, concernant la Société Publique Locale de l’Eau des Collines. Pourtant, la vérité c'est que trois éléments primordiaux de la gestion publique de l’Eau des Lire la suite
  • Conférence de presse : Grandjean et quelques militants LFI choisissent "leurs" médias +

    Ce soir, jeudi 12 septembre, à 18 heures, Denis Grandjean, Alain Miguel, Bernadette Saivet, et quelques militants d'Europe Ecologie-Les Verts et de La France Insoumise (en tout, un peu moins d'une quinzaine de personnes) tenaient une conférence de presse. J'y étais pour Mèfi, avec La Provence et La Marseillaise. On Lire la suite
  • 1