La phrase de la semaine : un bilan positif pour un gouvernement de droite !

sarkollande

 

« Le bilan de Hollande serait plutôt bon pour un gouvernement de droite »

Eric Heyer, Directeur du département Analyse et prévision del’OFCE[1], La Tribune du 07/10/2016.

 

Sur le simple plan de l’analyse fiscale, voilà comment Eric Heyer perçoit la politique du gouvernement et met en contradiction le discours avec les faits. En baissant les impôts sur le revenu, François Hollande a certes favorisé les classes moyennes… supérieures. Mais en augmentant les impôts indirects à l’image de la TVA passant de 19,6% à 20%, il a fait peser une pression lourde sur les plus modestes. L’analyste l’assure, dans une optique de redistribution du pouvoir d’achat et de soutien de l’activité, il aurait fallu cibler les ménages les plus modestes qui ne paient pas l’impôt sur le revenu. Il était possible d’augmenter le RSA devenu prime d’activité, le minimum vieillesse… ce qui ne fut pas fait.

Cette petite phrase de la semaine soulève de nombreuses interrogations sur les réelles intentions de François Hollande pour le peuple de France. Incompétence ou cynisme ? Docteur Jekyll et Mister Hyde ?

Le doute est  d’autant plus grand après les révélations de son dernier livre d’entretien intitulé « un Président ne devrait pas dire ça… » (sorti le 12 octobre 2016). Celui qui aura présidé la France à la manière d’un délégué de classe, sans jamais vouloir fâcher personne et surtout pas la Commission européenne, aura réussi l’exploit de mettre en colère les gens de gauche tout en irritant les partisans de droite. Pourtant, sa politique économique était bien libérale, pas sociale. La France est le pays européen qui a le plus réduit son déficit depuis 4 ans, au prix d’une hausse de la fiscalité sur les ménages. Rien pour le pouvoir d’achat. Pas davantage pour la croissance et l’emploi. Il est loin le temps où le candidat Hollande voulait tenir tête à Bruxelles et renégocier le Pacte de stabilité !

Aujourd’hui, nombre de sympathisants qui ont contribué à sa victoire en 2012 pensent qu’un président (socialiste) n’aurait jamais dû faire ça…

 

José Da Silva

 

[1] Observatoire Français des Conjonctures Economiques.