Du 18 au 20 octobre, grande opération de com à Aubagne !

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Le 18 octobre, le conseil municipal va adopter une proposition de contrat avec le conseil départemental portant sur plusieurs millions d'euros d'investissement. Le 20 octobre, le maire va présenter des aménagements tous azimuts dans le centre ville. Son fidèle Hannibal Rousset, toutes dents dehors, nous invite à cette présentation. Il ne s'agit rien d'autre que d'une immense opération de communication.

Nous aurons l'occasion d'y revenir après le 20 octobre. Nous expliquerons quoi et pourquoi. Pour l'instant, nous nous contenterons de faire quelques remarques sur de très petits faits qui illustrent, parfaitement, la petite politique de cette municipalité.

Commençons par quelques recettes qui n'arrivent pas. Le budget prévoyait 3 millions d'euros de vente du patrimoine de la ville, mais personne n'achète. Alors on brade : toutes les propriétés sont proposées à la vente. Le marché de gros est cédé très en dessous de la valeur proposée par les domaines, à Sibell pour faire... du stockage. Les banques, devant cette gestion ni sérieuse ni durable et sans garantie, ne veulent plus prêter. Cela n'était jamais arrivé à Aubagne.

Les travaux de proximité sont réalisés "à la va vite" et sans concertation. Jamais on a fait autant de traçage au sol sur la voirie. La peinture blanche, cela ne coûte pas cher. Des barrières "Vauban" entourent le monument aux morts depuis plus de 6 mois. Aucun effort pour poser un balisage esthétique ou simplement un entretien minimum pour les monuments. C'est un manque de respect évident pour les anciens combattants.

On abat des platanes, comme sur le boulevard Jean Jaurès, on laisse des bancs cassés devant les écoles (Victor Hugo, Tourtelle...) ou dans les jardins ; les agrès sportifs des jardins d'enfants sont déposés sans être remplacés ; les fontaines à eau, à boire et décoratives (cours Beaumond...), ne sont pas réparées. Les bâtiments communaux, sans entretien permanent, continuent de se dégrader. Des plafonds s'écroulent dans certaines écoles faute d'une visite technique régulière.

Et l'éclairage public ! Hannibal Rousset avait annoncé des "travaux historiques". Or la Ville n'a pas les moyens de payer et négocie, en vain, avec la Métropole pour lui faire reprendre le contrat. En attendant, il a fallu attendre plusieurs mois pour changer un poteau tordu place des Quinze.

Et pendant ce temps là, on demande aux agents municipaux de faire des économies sur les photocopies, sur le papier, sur les crayons. On a même augmenté le prix des distributeurs à boissons. Aujourd'hui, les territoriaux paient les frais au distributeur et de son côté la Ville encaisse un loyer.

Mais tout cela ne va pas empêcher l'opération de com prévue par le maire qui, à l'image de son mentor Sarkozy, pense que "parler c'est agir et dire c'est faire".

Antoine Monticellu

 

P.S. : nous avons croisé un ancien gardien qui, il y a encore 6 mois, assurait le gardiennage des bâtiments communaux. La Ville a imposé un nouvel employeur, ONET, moins cher. Le gardien avait cru aux promesses de reclassement du nouveau délégataire et de la municipalité Gazay. Il se rendait à pôle emploi.