Budget 2017 : pire qu'en 2014-15 et 16 !

budget2017

Comme Mèfi l'avait révélé dès le mois de mai, les élus, de la majorité comme de l'opposition, viennent d'être avisés que le budget 2017 sera voté en décembre 2016 ( Débat d'orientations budgétaires le 22 novembre, vote le 13 décembre ).

Un exercice budgétaire 2016 qui aura vécu moins de 9 mois, cela va permettre de faire basculer toutes les dépenses sur l'année suivante, de ne pas réaliser d'emprunt et, donc, de moins augmenter la dette de façon très artificielle. Avec Gazay tout est dans les mots et les termes de sa communication pour mieux faire passer ses mensonges et ses manipulations.

Pour préparer ce budget, comme chaque année, entre fin juin et septembre, le Directeur Général des Services de la ville, sur la base des orientations décidées par le maire, fait savoir à ses collaborateurs les principales orientations pour l'année à venir. En terme ministériel, cela s'appelle "une lettre de cadrage", en mairie d'Aubagne, plus modestement, cela prend la forme d'une "note de cadrage".

Mèfi destinataire de la note de cadrage du DGS

Une note, donc, a été envoyée à tous les directeurs de service pour préparer le budget 2017. Bien entendu, depuis fin juin, Mèfi a été destinataire de ce courrier.

Il y est précisé que "chaque direction et service doivent s'interroger sur leurs actions, leurs ressources et leurs modes de gestion". Voilà une vision très comptable de la vocation du service public municipal. Puis plus loin, on peut lire :  "assurer la qualité des missions dans une démarche d'amélioration continue et de réductions des coûts". Le fameux "faire plus avec moins" qui, en définitive, se traduit toujours par : "faire beaucoup moins avec beaucoup moins".

Les chiffres qui suivent sont là pour le prouver. Les "charges à caractère général", c'est à dire le budget des services pour les besoins de la population, sont proposées à la baisse de 6,5 % qui se rajoutent aux - 18 % depuis 2014. Enorme !

Faire beaucoup moins avec beaucoup moins

Le budget du personnel est calculé sur la base d'une réduction de 0,5 %. Quand on sait que l'augmentation automatique de ce budget sur la base des évolutions légales de grades et d'échelons représente entre 2,5 et 3 %, que l'augmentation, décidée par le gouvernement, des salaires des fonctionnaires de 0,6 % en juillet 2016 va s'appliquer en année pleine et que va avoir lieu celle de 0,6 % en février 2017, cela correspond à une réduction nette de 4 % et d'au moins 30 emplois publics.

A Aubagne, Gazay anticipe l'application des programmes de Sarkozy et de Juppé qui visent une réduction massive des emplois de fonctionnaires. Moins de personnel pour la propreté, pour les écoles, pour les personnes âgées, pour la culture, etc ...

Le budget des subventions aux associations est suggéré avec une baisse de 3 % ! Pour moins d'associations et moins pour chaque association.

3 % de moins pour les associations

Pour ce qui est des dépenses d'investissement (travaux, constructions publiques, aménagements...), la note affirme qu'elles "ne concerneront que des opérations programmées - c'est à dire aucune - ou destinées à la conservation du patrimoine et à la mise aux normes - c'est à dire, celles qu'on ne peut pas éviter -". Encore une année blanche pour les travaux et les aménagements.

Il faudra compter sur le contrat avec le conseil départemental, prévu sur 25 M€ de 2016 à 2019. Pour 2016, c'est déjà fini, sans rien. Pour la suite, il faudra que la ville trouve 12,5 M€ sur les 25 prévus. Le recours à l'emprunt va, sans doute, s'imposer et donc l'augmentation de la dette. Encore une promesse non tenue et un mensonge de plus. A moins, et c'est plus probable encore, que comme pour 2016, de report en report, on ne voit jamais arriver les aménagements promis et pourtant combien nécessaires. On attendra 2020 et les prochaines promesses de campagne électorale de Gazay.

12,5 M€ d'emprunts nouveaux ?

On sait que Martine Vassal, présidente du conseil départementale et nouvelle "patronne" de la droite des Bouches du Rhône, a décidé de faire disparaître le conseil départemental au profit de la métropole dès 2020. Qu'adviendra-t-il, alors, des finances d'Aubagne ?

Pour le reste, c'est renvoyé à "l'élaboration d'un plan pluriannuel" qui verra, on peut le prévoir, le début du commencement après 2020. Mais pas d'inquiétude "pour tout besoin nouveau ou récurrent, il faudra avant tout rechercher des recettes (subventions, mécénat)". A vot' bon coeur m'sieurs dames.

En sera-t-il de même pour les notes de restaurants des élus et de la "haute" administration ? Pour la voiture présidentielle du maire ? Pour les très hauts salaires des "hauts" cadres marseillais ? Pour les iPhone de luxe ? Pour les iPad des élus ? Ou pour les indemnités du maire ( il cumule 4 mandats et encaisse 8 400 € par mois, sans compter les remboursements des frais, le véhicule de fonction, l'iPhone, l'iPad, les restos en compte avec la mairie ...  ).

Antoine Monticellu