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Depuis le 1er septembre, trois nouveaux cadres sont en poste à la ville d'Aubagne. La directrice du service informatique, elle vient de Marseille, elle travaillait dans son propre cabinet de coaching et conseil. Le directeur adjoint du pôle grands travaux aux services techniques, il vient de Marseille, il travaillait à la Communauté Urbaine de Marseille. Le directeur du pôle social/culture/sport/jeunesse, il vient de Cavaillon, il travaillait à la communauté de communes Provence Luberon Durance.

Pas un seul n'est aubagnais, comme tous les cadres recrutés par Gérard Gazay depuis 2014, de la directrice des finances au directeur de la sécurité, de la directrice de cabinet au directeur adjoint des services techniques, du directeur de la communication à celui de l'événementiel, des collaborateurs de cabinet au responsable à la propreté.

Pour l'ensemble des cadres de la Direction Générale de la ville d'Aubagne, il ne reste plus que deux aubagnais, le Directeur Général des Services Techniques (DGST) et la directrice de l'éducation. A la fin du mandat, parions qu'il n'y en aura plus un. Pour le DGST, on sait qu'il a déjà perdu toutes ses prérogatives de directeur au profit de deux, voire trois, cadres marseillais qui le "chapeautent".

Une Direction Générale animée par le maintenant célèbre Joël, on sait qu'il gagne 9000€ mensuel, presque trois fois plus que son prédécesseur, qu'il a demandé et obtenu une dérogation pour partir à la retraite à 67 ans et continuer à bénéficier de tous ses avantages, qu'il vient de la Communauté Urbaine de Marseille, qu'il en est seulement "détaché" et qu'il pourrait donc réintégrer la Métropole à la fin de son détachement et que, donc, pour une part, il dépend, toujours, administrativement de Marseille.

Bien sûr, tout le monde peut comprendre que certaines compétences doivent être recherchées à l'extérieur. Bien sûr, il est normal et sain, bénéfique même, qu'il puisse y avoir une diversité géographique, au même titre que toutes les autres diversités. Même si, semble-t-il, il est quasi impossible d'obtenir un stage dans les services de la ville suivant la consonance de son nom, c'est Hannibal Rousset , le premier adjoint, qui décide. Là où il y a anormalité, c'est quand être aubagnais devient un obstacle insurmontable pour être cadre municipal.

Dans le même temps, Gazay n'hésite pas à licencier des vacataires et des contractuels, ATSEM dans les écoles et aides ménagères au CCAS, qui sont aubagnais et aubagnaises.

Antoine Monticellu