La propagande municipale au chevet des travaux dans la ville

ajj travaux

Le 30 mars dernier, l'équipe municipale de Gazay votait le budget d'Aubagne. Le maire s'enflammait et déclarait : "C'est un budget qui relance les travaux et les investissements". 6 millions d'euros était alors annoncés pour 2016 pour les divers travaux dans la ville.

C'était mieux que l'année blanche 2015 avec 3,5 millions d'euros. Le temps passe, nous sommes en septembre et personne ne voit rien venir. Les locaux Cancellieri et le club house du rugby sont deux exemples que nous avons vu (voir ici). En fait, Mèfi l'a déjà révélé, tout sera reporté sur le budget 2017. On gagne, ainsi, une année budgétaire, mais c'est une année de plus sans rien pour la ville.

Il faut, donc, sauver les apparences. Le mensuel municipal (AGG, Aubagne de Gérard Gazay qui a remplacé AJJ, Aubagne au Jour le Jour) consacre donc deux pages photos ce mois-ci accompagnées de ce titre :"Des travaux et des aménagements pour améliorer le cadre de vie".

On doit avouer que l'effort journalistique est une vraie performance de communication. On y annonce en effet qu'on a changé les 28 (!) ampoules des projecteurs de De Lattre, qu'on a aménagé un îlot à Saint Mitre pour faciliter la circulation, qu'aux Passons, au Charrel et au centre ville on a posé un ralentisseur, qu'on a mis en place un poteau de signalisation cours Foch et qu'on a fait des refuges (élargissement de la voie sur quelques mètres pour permettre le croisement des véhicules) et posé une barrière de... 20 mètres, Chemin du Bec Cornu (pour faire plaisir à l'ancien maire ?).

Moins de 100 000€ de dépenses. Pas de quoi faire rêver. Pas de quoi stopper le déclin d'Aubagne. Et comme tout ça ne fait pas le compte, on y rajoute l'installation de conteneurs enterrés dont le financement est assuré par la métropole dans le cadre d'un plan pluriannuel commencé en 2012.

Après un titre sur deux pages "les écoles font peau neuve" pour les travaux dans les locaux scolaires qui se résumaient à quelques couches de peinture pour quelques milliers d'euros (voir ici), la presse municipale va pouvoir concourir dans la catégorie "Presse comique". Quasiment toutes les pages du magazine sont de la même veine. On va l'attendre avec impatience, on a tellement peu d'occasions d'éclater de rire.

La communication de la ville a perdu toute sa crédibilité.

Antoine Monticellu