Primaire à droite : le choix de Giovanni

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En novembre, la droite organise une primaire pour désigner son candidat à l'élection présidentielle. En fait, il s'agit de la primaire de l'UMP, pardon "Les Républicains". En novembre 2016, on va savoir qui de Juppé ou de Sarkozy sera élu président en mai 2017.

Tout le monde connaît l'existence de cette primaire et chacune des déclarations quotidiennes, voire heure par heure, de chacun des postulants. Sauf si vous êtes arrivés à ne regarder aucune télé, gratuite ou payante, sur la TNT ou par satellite, si vous n'avez lu aucun journal, aucun magazine, même ceux consacrés à la pêche ou à la cuisine, si vous avez pu n'écouter aucune radio locale, nationale ou internationale, même celles en langue corse, si vous ne connaissez pas "la toile" et aucun réseau social et si vous n'avez rencontré personne depuis plusieurs années.

A moins de trois mois de l'échéance les élus "Les Républicains" commencent à exprimer publiquement leur préférence. Jean-Claude Gaudin, le toujours patron de la droite régionale, a fait le choix public de Sarkozy. Il sait qu'en cas de victoire, ce sera le plus dur avec toutes celles et tous ceux qui ne l'auront pas soutenu. Juppé, lui, viendra lui manger dans la main pour gagner son ralliement après la primaire.

Giovanni Schipani, le petit élu aubagnais, chargé de rendre les jeunes vieux, très, très vieux, veut trouver là une nouvelle occasion de montrer qu'il existe. Celui qui se promène avec sa compagne dans un véhicule de service a donc fait un choix simple et sans nuance. Il soutient Sarkozy, il prend une photo avec Juppé en lui souhaitant plein succès et il donne son parrainage à Coppé. On n'est jamais assez prudent !

Il réfléchit (le mot est un peu fort) pour savoir ce qu'il va faire pour Fillon et Le Maire. Quant à Kosciusko-Morizet, ce n'est qu'une femme.

A 25 ans, il a tous les vices d'un vieux politicard. Seule compte son ascension dans sa carrière de professionnel de la politique. Mais n'oublions pas son syndrome Dorian Gray. Il a, en vrai, 78 ans.

Antoine Monticellu