MJC-L'Escale : une année sans concert

 

Un an après le dernier concert à l'Escale, La Fourmiliaire, la web radio de la MJC qui continue de fonctionner malgré la liquidation de la structure par la municipalité Gazay, nous donne rendez-vous sur son site pour une émission intitulée : Une année sans concert.

Le 28 avril 2107 se tenait le dernier concert à l'Escale avant que le maire d'Aubagne ne mette en situation la MJC, privée de moyens, de renoncer à sa mission de diffusion des musiques actuelles et d'accompagnement des groupes locaux. Depuis, la ville ne dispose plus de ce relais qui participait à l'activité d'un réseau national, permettant de faire découvrir des esthétiques musicales et, à des formations de jeunes musiciens de se professionnaliser. Sans l'Escale, la richesse de la jeune création, les évènements plus locaux comme le festival de Hip Hop (Impulsion) n'auraient pas vu le jour. Des groupes repérés sur le territoire régional, d'accéder, par le biais des « découvertes » (Les Inouis-aujourd'hui) à un festival majeur de la chanson française : Le Printemps de Bourges. A des festivals comme Régions en Scènes de disposer d'un lieu d'accueil. A des actions pédagogiques de se tenir, comme par exemple l'opération « Trop puissant » sur la question des risques auditifs … la liste des réalisations et productions de l'Escale pendant toutes ces années est interminable.

Ce terrain, occupé par la MJC depuis plus de 40 ans, fortement relancé en 1988 lorsque l'Escale fut créée, n'était pas seulement celui des seules musiques ; le théâtre avait aussi sa part. Souvenons nous des premiers festivals de théâtre court, puis, plus récemment du FAP (Festival d'avant la pluie) des découvertes « humour » dans les années 90 , dans le cadre d' Aubagne en Scènes et toutes ces dernières années, le rôle occupé par l'Escale dans le cadre des Scènes d'Aubagne aux côtés de la Distillerie et du Comoedia…

La municipalité a décidé de casser cette belle dynamique. Elle nous prépare on ne sait quelle programmation patrimoniale au format TF1. Avec au passage, une année de retard (très certainement bien davantage). Elle porte une très grande responsabilité en éliminant du paysage local toute une forme de sensibilité et de culture propres aux expressions de la jeunesse.

Aurons-nous droit désormais dans cette salle à des concours d'imitateurs du chant des cigales et aux castings des plus belles voix provençales ? A suivre.

Toujours est-il que cette fin d'avril 2018 est l'occasion d'un anniversaire : celui d'une année sans concert.

Les deux derniers groupes à s'être produit il y a un an sur la scène de l'Escale étaient Carbon Copper (ex Maycad) un groupe qui a vu le jour il y a des années aux Aires Saint Michel et Fuzzy Logic qui de son côté a bénéficié en 2017 d'une bourse d'aide à la création locale. Tout un symbole.

La Fourmiliaire, la web radio de la MJC qui continue de fonctionner, vous donne rendez-vous sur son site. Interwievs, micros-trottoir, titres des groupes qui ont joué à l'Escale… dans le cadre d'une émission intitulée : Une année sans concert (cliquer ici pour écouter l'émission). 

Robin des Aires

 

Le joli Moi militant en Mai au Cercle de l’Harmonie

 

En ce joli mois de Mai, des initiatives fleurissent un peu partout en France pour célébrer les 50 ans de l’éveil social de Mai 1968. Le terreau aubagnais, riche de cette culture, n’échappe pas à la règle avec une initiative notable de la part des sections locales de la CGT, de la FSU, du PCF, de la LSR, des amis de l’Humanité, et du Cercle de l’Harmonie.

Tous les mercredis soirs, le mois de Mai sera donc consacré à des projections débats avec pour thème central « Moi militant ».  A la Bourse du Travail, cours Beaumond à Aubagne, le programme de cette série de films engagés :

Le 02 Mai : Le jeune Karl Marx

Le 09 Mai : J’ai marché jusqu’à vous. Récits d’une jeunesse exilée

Le 16 Mai : Les coriaces sans les voraces

Le 23 Mai : une histoire populaire américaine

Le 30 Mai : Moi, Daniel Blake.

Une bien belle programmation pour des débats riches en cette période d’anniversaire. Alors tous au Cercle les prochains mercredis soir !

 

Audacieux : une œuvre de Walter Bunkerkiosk en coeur de ville

 

Très sincèrement le bâtiment de l'Espace des libertés signé des architectes Mathieu Poitevin et Pascal Reynaud fait pâle figure avec, à proximité et dans le même alignement urbain, l'oeuvre non encore titrée de l'artiste plasticien allemand Walter Bunkerkiosk (voir notre photo) qui est venu dans la semaine poser le dernier gravat sur son œuvre.

Lors d'une brève rencontre en mairie nous avons pu approcher l'artiste. Il découvrait pour l'occasion notre apéritif local, le pastis Janot, qui l'a d'ailleurs inspiré car, a-t-il dit, « il n'est pas inenvisageable que j'imagine une immense bouteille avec l'étiquette de votre montagne le « Barlaban » (nous ne lui en voudrons pas pour l'erreur de prononciation) qui viendra, telle une mirabelle sur le gâteau, se poser au somment de mon œuvre ».

Nous lui avons demandé quelle avait été son approche dans la conception de son travail qui devait, quand même, vivre au coeur d'une ville provençale, ville du sud, identifiée tout d'abord par un climat : le ciel bleu, le soleil, la méditerranée, la lumière, mais aussi plus localement par une tradition artisanale puis industrielle avec les anciennes usines de céramique, liée à la terre, à l'argile…

Visiblement plus captivé par son verre de pastis il nous a quand même confié que tout cela n'était pas vraiment à la base de sa réflexion. Que la demande du maire de la ville : « Monsieur Geyser » (nous continuerons à ne pas lui en vouloir pour la prononciation).

- Monsieur Gazay avons-nous poliment rectifié.
- Oui Monsieur « Gayyzé » a-t-il repris.

Monsieur Gazay donc lui aurait demandé d'imaginer une œuvre qui aille plus loin encore dans l'audace que le rocher blanc et le minéral, sources d'inspiration de l'Espace des libertés un peu plus loin.

- J'ai senti chez cet homme là une volonté féroce... J'aime, voyez vous ! Comme la force que l'on met dans ses bras pour rompre une branche de bois sec qui veut vous résister. Je n'ai pas bien compris d'ailleurs quelles étaient ses motivations mais j'ai bien senti l'envie de bris, de rupture, voyez-vous ! Comme un rideau qui tombe et qui claque sur le plancher de la scène. Et je dois dire que je suis assez sensible à cet acharnement des choses, voyez-vous !... Je suis donc allé me promener plusieurs jours de suite dans votre centre ville, nous a-t-il dit, et, ce qui m'a frappé (en détournant un instant son regard du verre de pastis et apparemment saisi par un trouble non dissimulé) c'est le vide, le sentiment de solitude, l'abscon de la présence humaine. Pour un créateur vous comprendrez combien cela interpelle au moment de poser le premier geste !

Je me suis rapproché ensuite de L'espace des Libertés. J'ai bien vu ce que mes confrères Poitevin et Reynaud ont voulu dire avec leurs lignes, leur matière, leur couleur brute. L'enveloppe de leur acte. Mais ils sont encore trop dans un discours, une sorte de pédagogie (« pädagogie » a-t-il répété dans sa langue) Ils veulent s'adresser à l'intelligence. Inviter les gens à élever le regard, voyez vous ! Mais je crois, en ce qui me concerne, qu'aujourd'hui nous devons assumer le vide, l'éloignement, la disparition, la ruine… J'ai ainsi essayé de lire l'âme (« seele » a-t-il de nouveau traduit dans sa langue) de votre maire, d'interpréter sa volonté, voyez vous !….

En se servant un autre pastis il a conclu en soupirant: « Klein welt verloren ».

Nous allons essayer de trouver la traduction, Walter n'était plus en état de nous la donner.

 

Robin des Aires

Et le rideau sur l'écran tombera

fifa cloture

Ce n'est pas Monsieur Eddy qui animera cette soirée de clôture de la 19e édition du Festival International du Film d'Aubagne, Geneviève Venne, cette charmante québécoise pleine de peps et d'humour qui aura le plaisir (elle nous l'a dit) de conduire cette cérémonie des récompenses. Entre joie de la fin de cette encore si belle édition et la tristesse d'avoir à attendre une année pour assister au 20 ans de Music&cinema !

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Archives de la MJC : tous les patrimoines ne se valent pas

Vingt mètres cubes de documents administratifs et de communication, affiches, programmes, photos... stockés dans un container. Du matériel technique, du mobilier… déposés dans un hangar. Sur un terrain protégé, au milieu de nulle part, dans une zone d'activité de la commune de Vitrolles. Autant de biens qui devaient, dans le meilleur des cas, connaître une deuxième vie par le biais d'une vente aux enchères, ou, dans le pire, finir dans une déchetterie ; c'est le sort définitif qui était réservé aux archives et au matériel de la MJC, témoignages de 40 années d'histoire.

Le maire ne préempte pas

Quand on sait que le maire d'Aubagne pouvait faire valoir son droit de préemption et ainsi conserver et entretenir, au moins les archives !

Quand on sait qu'il a refusé de faire ce choix en informant le liquidateur judiciaire (La Mjc étant en liquidation judiciaire depuis l'an dernier) qu'il renonçait à ce droit, on ne peut qu'être conforté, une fois encore, dans l'idée que son intention était non seulement de faire disparaître un équipement et un projet culturel, mais aussi la mémoire de ces derniers.

Du passé faisons table rase.

Il y a Patrimoine et … Patrimoine !

Cela trahit deux manières de considérer le « Patrimoine » si cher à notre municipalité.

L'une, qui valorise (à juste titre) l'histoire de notre ville (on mettra de côté « l'énigme » au sujet de la destruction du kiosque à musique et du petit monde de Marcel Pagnol) au travers de la céramique, du santon, du folklore provençal… mais qui, comme l'Image d' Epinal, fait dans le cliché, le lieu commun, la vision stéréotypée, embellie. Un patrimoine figé dans son exposition, neutralisé et sans perspective.

L'autre, celle d'un patrimoine récent, celui de l'histoire d'une structure culturelle, de l'éducation populaire, d'un ancrage dans des valeurs de progrès, dans des aventures humaines qui ont marqué toute une période. Un patrimoine d'expériences et d'audaces, de faits marquants, d'étapes dans le cheminement culturel de la ville, d'évènements, d'avancées démocratiques et d'idées nouvelles aussi ; mais, un patrimoine turbulent, stimulant, source de projections dans l'avenir.

Un patrimoine vivant et donc bien trop suspect au goût du maire. Cela confirme que cette ville et ceux qui la dirigent tiennent à effacer, à faire disparaître, tout ce qui ne ressemble pas à l'idée qu'ils se font de l'activité associative et de la culture : bourse du travail, fête de la paix, MJC…

Désormais, jusque dans les témoignages et les objets du souvenir.

L'autre patrimoine

Mais il y a un autre patrimoine dans cette ville. Celui d'une culture de la résistance. On en a eu un exemple récent avec l'appel du 7 avril samedi dernier au Cercle de l'Harmonie.

C'est ce qui a motivé aussi quelques individus et associations qui se sont organisés pour récupérer une bonne partie des biens égarés afin qu'ils ne sombrent pas dans l'oubli et restent sur le territoire aubagnais.

Ce patrimoine là sera plus difficile à contrôler.

Robin des Aires

M.A.M.O.N. : du Trump pur jus !

mamon

Nous n'avons pas pu résister. Allez donc jetez un coup d'œil sur ce court métrage qui était en compétition lors du 19e Festival International du Film d'Aubagne - Music&Cinéma !

Le réalisateur avait fait le déplacement du Mexique pour présenter son film à Aubagne... et ça parle de Trump ! vraiment à mourir de rire !

M.A.M.O.N. un film de Alejandro Damiani, Musique originale de David Ramos & Pandemonia Music

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