Festimôme : en avant pour la 17ème édition !

A partir de jeudi et jusqu’à samedi, Festimôme, festival international du cirque et des arts de la rue, offrira au jeune public, mais au moins jeune aussi, un nouvel « aller simple pour l’imaginaire ». Pour cette 17ème édition, l'association organisatrice Art'Euro et Teresa Tigrato, la directrice et programmatrice du festival, ont invité douze compagnies internationales de cirque contemporain, théâtre de rue, contes, acrobaties et voltige. La marraine Nicole Ferroni sera présente à l'inauguration jeudi à 19h. Si, comme elle, on ne peut que regretter que, suite à la baisse de la subvention municipale, le festival ait été contraint à rendre l'entrée payante, c'est avec grand plaisir que Mèfi vous présente le programme complet d'un festival toujours porté par l'engagement total des ses nombreux bénévoles.

 

Des compagnies venues du monde entier…

Avec d’abord, deux duos venus d’Espagne qui mêlent dans leurs spectacles humour et acrobaties : Alta Gama avec leur spectacle « Adoro  et Vol’e temps avec « Bert y Yo ». Dans « Théâtre de Figures » l’italienne Laura Kibel transforme ses pieds, ses jambes, ses mains, ses genoux en créatures fantastiques qui raviront les spectateurs de tout âge. Kuutenkidou, ce sont des jongleurs de très haut niveau venus du Japon. La compagnie brésilienne Dela Praka  nous offrira avec « Noïs um » un voyage chorégraphié qui unit danse contemporaine, acrobaties, jonglage et musique live. Les Belges de la compagnie Krak viennent aussi à Aubagne avec dans leurs bagages « Kontrol » une pièce clownesque et un spectacle poétique intitulé« Viva Victor » .

…et de tous les coins de France

Mais Festimôme fait aussi la part belle aux compagnies françaises. On pourra découvrir au Parc Jean Moulin le « cabaret de poche » des Toulousains de la compagnie Saseo : quatre énergumènes qui enchainent les prouesses circassiennes accompagnées de musique jouée en live. La compagnie bretonne Fracasse de 12  présentera « Hop », un spectacle burlesque chorégraphié et chanté où les instruments de travail deviennent instruments de musique. Dans « l’avenir c’était mieux avant ! » , les Vils Brequins nous font découvrir leur cabinet de curiosités théâtrales et dans « Feuillage, performance arborée », la compagnie Du O des Branches met en scène la rencontre entre un arbre, une danseuse et deux musiciens.

Marion Sila, auteure compositrice interprète et femme orchestre, et  Johanna Dupuy-Hemimou, comédienne et danseuse, rassemblent leur univers dans leur spectacle intitulé « accordéons-nous », pour mettre en chant et en mouvement petits et grands, accompagnés par l’accordéon diatonique.

Les Tréteaux du Charrel, toujours fidèles à Festimôme, seront les locaux de cette édition avec « La Joueuse de Flûte », qui entrelace la veine gothique des contes des Grimm et la veine libertaire de la suédoise Astrid Lindgren (Fifi Brin d’acier). 

Festimôme c’est aussi des concerts

Le festival ponctue aussi sa programmation de concerts éclectiques. On pourra entendre Le Sousa Schleb, un joyeux duo belge où Cornet-Chant, Tambour et Sousaphone nous emmèneront aux racines du Jazz/Blues New Orleans. Samedi, le Tram des Balkans débarquera à Aubagne avec ses 5 musiciens-chanteurs qui mêlent les traditions en créant de nouveaux ponts dans une Europe rêvée, globale et sans frontières, de la Méditerranée à l’Asie centrale.

Vendredi à 19h et 20h45, il y aura aussi S.Cok : une voix, une guitare et des chansons en français que tout le monde peut fredonner ! Le même jour à 22h, place à DJ Eye Scream, un Dj dandy décalé, swinger cinglé et spécialiste du beat millésimé.

Grand final samedi à 22H

Pour la clôture samedi, Firenza Guidi, metteuse en scène italienne de la compagnie galloise No Fit State, reconnue mondialement, propose en exclusivité une création originale « Fairground », conçue spécifiquement pour la 17ème édition du festival, qui fait appel à de jeunes circassiens et comédiens issus de différents pays de l’Union Européenne. A ne pas manquer !

De nombreux ateliers

Au-delà des spectacles, la particularité du Festival c’est de proposer aussi de nombreux ateliers. Festiminimôme est un espace dédié aux enfants de 0 à 3 ans et à leurs parents, proposé par l’IRTS PACA Corse et la crèche Un Air de famille de la fondation des Apprentis d’Auteuil. Toute l'équipe de CéKanKonVaoù vous attend aussi autour de ses animations pour petits et grands : tir à l'arc, argile, épée, contes… Comme chaque année, une trépidante chasse au trésor est au programme, les enfants qui résolvent l’énigme se verront récompensés de pièces d’or (en chocolat).

On pourra trouver aussi : un manège à pédales pour petits et grands, un atelier art postal et écriture avec la Médiathèque et Ville lecture, un atelier cirque, des jeux animés par le service vie des quartiers et des associations de la ville d’Aubagne, des ateliers de la ressourcerie et de sensibilisation au compostage ainsi qu'un atelier autour du recyclage animé par Caroline Cruz...
Une nouveauté cette année : « Les reporters en herbe ». Deux équipes de jeunes reporters - issus des différents quartiers de la ville d’Aubagne - encadrés par un professionnel de l’audiovisuel et un animateur ont été constituées, elles seront invitées à couvrir une partie de la préparation et toute la mise en œuvre du festival Festimôme avec captations vidéo et interviews du public.

Au total, un programme copieux qui promet trois jours d’émerveillement et de fête pour les enfants et leurs parents ou grand-parents !

Un seul regret que le festival ne soit plus gratuit depuis quelques années, depuis en fait que la municipalité Gazay a serré la vis budgétaire autour du cou des associations aubagnaises. Une décision incompréhensible (une de plus) qu’avait pointée Nicole Ferroni, la marraine du Festival, lors de l’inauguration d’une précédente édition et qui a obligé les organisateurs à rendre l’entrée payante (3 euros par jour pour les enfants, 4 euros pour les adultes). A noter que l’humoriste aubagnaise (voir ici sa vidéo de lancement de Festimôme) sera présente cette année encore tout au long du festival et notamment pour l’inauguration jeudi à 19h.

Là où tant de festivals ont fermé leurs portes depuis 2014, Festimôme a réussi à maintenir son indispensable contribution au bien vivre ensemble grâce notamment à l’engagement de ses nombreuses et nombreux bénévoles. Grâce à elles et eux, le désengagement institutionnel a pu être en partie compensé. Mais jusqu’à quand ce rempart tiendra-t-il ?

Alors profitons de cette 17ème édition de Festimôme : rendez-vous jeudi à 10h pour l’ouverture des portes au Parc Jean Moulin !

Redha Romani

 

Informations pratiques
Où et quand ?
Au Parc Jean-Moulin, Avenue du 21 août 1944, 13400 Aubagne Du 19 au 21 Juillet 2018 de 10h à 00h
Tarifs
4 € la journée (Tarif réduit, enfants : 3 € / Tarif de groupe (10 et plus) : 2 €)
Où se restaurer ?
Une caravane / buvette proposera de quoi se restaurer pour les petites et grosses faims, (snacking et plats).
Retrouvez en cliquant ici le programme complet sur le site du festival.

 

 

 

Place aux compagnies... et autres actions culturelles authentiques

Six cents compagnies de théâtre sont recensées par l'Arcade (L'agence des arts du spectacle en région paca) qui toutes, avec des niveaux de reconnaissance différents, recherchent des moyens de production (subvention, coproduction, auto-production partenariat...) afin de faire démarrer leurs projets de création. Très peu aujourd'hui parviennent à obtenir les moyens institutionnels régionaux, que sont, avant tout, les subventions ; tant sont devenus sélectifs les critères d'attribution. 

Lire la suite...

David Lafore clôture 100% théâtre à la Distillerie

On serait tenté de dire à l'intrus en chaussettes oranges hautes glissant sur des mocassins blancs, bermuda vert et tee shirt trop court qui découvre le nombril, la tête baissée à la recherche d'on ne sait quoi, s'éternisant un peu trop longtemps sur la scène au moment où le spectacle va commencer, de se presser de retrouver ce qu'il semble avoir égaré là.

Lire la suite...

MJC-L'Escale : une année sans concert

 

Un an après le dernier concert à l'Escale, La Fourmiliaire, la web radio de la MJC qui continue de fonctionner malgré la liquidation de la structure par la municipalité Gazay, nous donne rendez-vous sur son site pour une émission intitulée : Une année sans concert.

Le 28 avril 2107 se tenait le dernier concert à l'Escale avant que le maire d'Aubagne ne mette en situation la MJC, privée de moyens, de renoncer à sa mission de diffusion des musiques actuelles et d'accompagnement des groupes locaux. Depuis, la ville ne dispose plus de ce relais qui participait à l'activité d'un réseau national, permettant de faire découvrir des esthétiques musicales et, à des formations de jeunes musiciens de se professionnaliser. Sans l'Escale, la richesse de la jeune création, les évènements plus locaux comme le festival de Hip Hop (Impulsion) n'auraient pas vu le jour. Des groupes repérés sur le territoire régional, d'accéder, par le biais des « découvertes » (Les Inouis-aujourd'hui) à un festival majeur de la chanson française : Le Printemps de Bourges. A des festivals comme Régions en Scènes de disposer d'un lieu d'accueil. A des actions pédagogiques de se tenir, comme par exemple l'opération « Trop puissant » sur la question des risques auditifs … la liste des réalisations et productions de l'Escale pendant toutes ces années est interminable.

Ce terrain, occupé par la MJC depuis plus de 40 ans, fortement relancé en 1988 lorsque l'Escale fut créée, n'était pas seulement celui des seules musiques ; le théâtre avait aussi sa part. Souvenons nous des premiers festivals de théâtre court, puis, plus récemment du FAP (Festival d'avant la pluie) des découvertes « humour » dans les années 90 , dans le cadre d' Aubagne en Scènes et toutes ces dernières années, le rôle occupé par l'Escale dans le cadre des Scènes d'Aubagne aux côtés de la Distillerie et du Comoedia…

La municipalité a décidé de casser cette belle dynamique. Elle nous prépare on ne sait quelle programmation patrimoniale au format TF1. Avec au passage, une année de retard (très certainement bien davantage). Elle porte une très grande responsabilité en éliminant du paysage local toute une forme de sensibilité et de culture propres aux expressions de la jeunesse.

Aurons-nous droit désormais dans cette salle à des concours d'imitateurs du chant des cigales et aux castings des plus belles voix provençales ? A suivre.

Toujours est-il que cette fin d'avril 2018 est l'occasion d'un anniversaire : celui d'une année sans concert.

Les deux derniers groupes à s'être produit il y a un an sur la scène de l'Escale étaient Carbon Copper (ex Maycad) un groupe qui a vu le jour il y a des années aux Aires Saint Michel et Fuzzy Logic qui de son côté a bénéficié en 2017 d'une bourse d'aide à la création locale. Tout un symbole.

La Fourmiliaire, la web radio de la MJC qui continue de fonctionner, vous donne rendez-vous sur son site. Interwievs, micros-trottoir, titres des groupes qui ont joué à l'Escale… dans le cadre d'une émission intitulée : Une année sans concert (cliquer ici pour écouter l'émission). 

Robin des Aires

 

Ecole de céramique : L'expo po pots des apprenants

expo po pots

Le principe de la formation est de s'adresser aussi bien à de jeunes apprentis qu'à des adultes en reconversion professionnelle, si bien que l'on rencontre dans le même cycle, des « apprenants » qui ont entre  vingt et cinquante ans. Belle synergie qui aboutit en ce mois de juin à la présentation d' une exposition dans les sympathiques locaux de la traverse du moulin.

Lire la suite...

Le joli Moi militant en Mai au Cercle de l’Harmonie

 

En ce joli mois de Mai, des initiatives fleurissent un peu partout en France pour célébrer les 50 ans de l’éveil social de Mai 1968. Le terreau aubagnais, riche de cette culture, n’échappe pas à la règle avec une initiative notable de la part des sections locales de la CGT, de la FSU, du PCF, de la LSR, des amis de l’Humanité, et du Cercle de l’Harmonie.

Tous les mercredis soirs, le mois de Mai sera donc consacré à des projections débats avec pour thème central « Moi militant ».  A la Bourse du Travail, cours Beaumond à Aubagne, le programme de cette série de films engagés :

Le 02 Mai : Le jeune Karl Marx

Le 09 Mai : J’ai marché jusqu’à vous. Récits d’une jeunesse exilée

Le 16 Mai : Les coriaces sans les voraces

Le 23 Mai : une histoire populaire américaine

Le 30 Mai : Moi, Daniel Blake.

Une bien belle programmation pour des débats riches en cette période d’anniversaire. Alors tous au Cercle les prochains mercredis soir !

 

Le Cinéma de "Pouce la Paix!"

pouce la paix cinema

Cultiver la paix et la Non violence, une action qui aujourd’hui, plus que jamais, mérite d’être menée. C’est en tout cas ce que pense « Pouce la Paix ! » une association aubagnaise rassemblant, entre autres, éducateurs et enseignants pour la Paix ,qui, jusqu’en 2014,a agi dans les écoles aubagnaises pour promouvoir et développer ces valeurs.

Lire la suite...

Audacieux : une œuvre de Walter Bunkerkiosk en coeur de ville

 

Très sincèrement le bâtiment de l'Espace des libertés signé des architectes Mathieu Poitevin et Pascal Reynaud fait pâle figure avec, à proximité et dans le même alignement urbain, l'oeuvre non encore titrée de l'artiste plasticien allemand Walter Bunkerkiosk (voir notre photo) qui est venu dans la semaine poser le dernier gravat sur son œuvre.

Lors d'une brève rencontre en mairie nous avons pu approcher l'artiste. Il découvrait pour l'occasion notre apéritif local, le pastis Janot, qui l'a d'ailleurs inspiré car, a-t-il dit, « il n'est pas inenvisageable que j'imagine une immense bouteille avec l'étiquette de votre montagne le « Barlaban » (nous ne lui en voudrons pas pour l'erreur de prononciation) qui viendra, telle une mirabelle sur le gâteau, se poser au somment de mon œuvre ».

Nous lui avons demandé quelle avait été son approche dans la conception de son travail qui devait, quand même, vivre au coeur d'une ville provençale, ville du sud, identifiée tout d'abord par un climat : le ciel bleu, le soleil, la méditerranée, la lumière, mais aussi plus localement par une tradition artisanale puis industrielle avec les anciennes usines de céramique, liée à la terre, à l'argile…

Visiblement plus captivé par son verre de pastis il nous a quand même confié que tout cela n'était pas vraiment à la base de sa réflexion. Que la demande du maire de la ville : « Monsieur Geyser » (nous continuerons à ne pas lui en vouloir pour la prononciation).

- Monsieur Gazay avons-nous poliment rectifié.
- Oui Monsieur « Gayyzé » a-t-il repris.

Monsieur Gazay donc lui aurait demandé d'imaginer une œuvre qui aille plus loin encore dans l'audace que le rocher blanc et le minéral, sources d'inspiration de l'Espace des libertés un peu plus loin.

- J'ai senti chez cet homme là une volonté féroce... J'aime, voyez vous ! Comme la force que l'on met dans ses bras pour rompre une branche de bois sec qui veut vous résister. Je n'ai pas bien compris d'ailleurs quelles étaient ses motivations mais j'ai bien senti l'envie de bris, de rupture, voyez-vous ! Comme un rideau qui tombe et qui claque sur le plancher de la scène. Et je dois dire que je suis assez sensible à cet acharnement des choses, voyez-vous !... Je suis donc allé me promener plusieurs jours de suite dans votre centre ville, nous a-t-il dit, et, ce qui m'a frappé (en détournant un instant son regard du verre de pastis et apparemment saisi par un trouble non dissimulé) c'est le vide, le sentiment de solitude, l'abscon de la présence humaine. Pour un créateur vous comprendrez combien cela interpelle au moment de poser le premier geste !

Je me suis rapproché ensuite de L'espace des Libertés. J'ai bien vu ce que mes confrères Poitevin et Reynaud ont voulu dire avec leurs lignes, leur matière, leur couleur brute. L'enveloppe de leur acte. Mais ils sont encore trop dans un discours, une sorte de pédagogie (« pädagogie » a-t-il répété dans sa langue) Ils veulent s'adresser à l'intelligence. Inviter les gens à élever le regard, voyez vous ! Mais je crois, en ce qui me concerne, qu'aujourd'hui nous devons assumer le vide, l'éloignement, la disparition, la ruine… J'ai ainsi essayé de lire l'âme (« seele » a-t-il de nouveau traduit dans sa langue) de votre maire, d'interpréter sa volonté, voyez vous !….

En se servant un autre pastis il a conclu en soupirant: « Klein welt verloren ».

Nous allons essayer de trouver la traduction, Walter n'était plus en état de nous la donner.

 

Robin des Aires

Barthélémy fait payer

musicales fon de mai 2018

Les Musicales de la Font de Mai auront lieu cette année du 27 au 31 juillet. On peut découvrir le programme dans la presse ou dans la communication du territoire ou à l'Office du Tourisme. On y découvre, aussi, le prix.

Lire la suite...

Archives de la MJC : tous les patrimoines ne se valent pas

Vingt mètres cubes de documents administratifs et de communication, affiches, programmes, photos... stockés dans un container. Du matériel technique, du mobilier… déposés dans un hangar. Sur un terrain protégé, au milieu de nulle part, dans une zone d'activité de la commune de Vitrolles. Autant de biens qui devaient, dans le meilleur des cas, connaître une deuxième vie par le biais d'une vente aux enchères, ou, dans le pire, finir dans une déchetterie ; c'est le sort définitif qui était réservé aux archives et au matériel de la MJC, témoignages de 40 années d'histoire.

Le maire ne préempte pas

Quand on sait que le maire d'Aubagne pouvait faire valoir son droit de préemption et ainsi conserver et entretenir, au moins les archives !

Quand on sait qu'il a refusé de faire ce choix en informant le liquidateur judiciaire (La Mjc étant en liquidation judiciaire depuis l'an dernier) qu'il renonçait à ce droit, on ne peut qu'être conforté, une fois encore, dans l'idée que son intention était non seulement de faire disparaître un équipement et un projet culturel, mais aussi la mémoire de ces derniers.

Du passé faisons table rase.

Il y a Patrimoine et … Patrimoine !

Cela trahit deux manières de considérer le « Patrimoine » si cher à notre municipalité.

L'une, qui valorise (à juste titre) l'histoire de notre ville (on mettra de côté « l'énigme » au sujet de la destruction du kiosque à musique et du petit monde de Marcel Pagnol) au travers de la céramique, du santon, du folklore provençal… mais qui, comme l'Image d' Epinal, fait dans le cliché, le lieu commun, la vision stéréotypée, embellie. Un patrimoine figé dans son exposition, neutralisé et sans perspective.

L'autre, celle d'un patrimoine récent, celui de l'histoire d'une structure culturelle, de l'éducation populaire, d'un ancrage dans des valeurs de progrès, dans des aventures humaines qui ont marqué toute une période. Un patrimoine d'expériences et d'audaces, de faits marquants, d'étapes dans le cheminement culturel de la ville, d'évènements, d'avancées démocratiques et d'idées nouvelles aussi ; mais, un patrimoine turbulent, stimulant, source de projections dans l'avenir.

Un patrimoine vivant et donc bien trop suspect au goût du maire. Cela confirme que cette ville et ceux qui la dirigent tiennent à effacer, à faire disparaître, tout ce qui ne ressemble pas à l'idée qu'ils se font de l'activité associative et de la culture : bourse du travail, fête de la paix, MJC…

Désormais, jusque dans les témoignages et les objets du souvenir.

L'autre patrimoine

Mais il y a un autre patrimoine dans cette ville. Celui d'une culture de la résistance. On en a eu un exemple récent avec l'appel du 7 avril samedi dernier au Cercle de l'Harmonie.

C'est ce qui a motivé aussi quelques individus et associations qui se sont organisés pour récupérer une bonne partie des biens égarés afin qu'ils ne sombrent pas dans l'oubli et restent sur le territoire aubagnais.

Ce patrimoine là sera plus difficile à contrôler.

Robin des Aires

LE RAMI DES MAMIES

  • Les mamies : toujours et encore les élections municipales +

    Les mamies : toujours et encore les élections municipales   Oui, après le temps des sondages, les différents protagonistes pour les prochaines élections municipales pointent le bout de leur Lire la suite
  • Les Mamies, on paye ou on paye pas ? +

    Les Mamies, on paye ou on paye pas ?   On en parle de partout et de plus en plus, la Métropole, le Sénat, n'en jetez plus la cour Lire la suite
  • Les élections municipales arrivent : les mamies sondées +

    Les élections municipales arrivent : les mamies sondées Eh oui mes amis, une de nos Mamies a été contactée pour répondre à quelques questions concernant les futures élections Lire la suite
  • les Mamies et le ripolinage +

    les Mamies et le ripolinage Ce qu'il se passe dans les médias turlupine bien plus qu'il ne faudrait nos Mamies. Pourtant ce n'est pas les Lire la suite
  • Les Mamies déboussolées de la zapette +

    Les Mamies déboussolées de la zapette Les gilets jaunes ont remplacé les feux de l'amour. On les voit sur toutes les chaînes d'infos. Pour se tenir Lire la suite
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7

SOUTENEZ MÈFI!

Soutenir Mèfi! c'est nous aider à vous donner une information de qualité, libre de toute contingence. Le montant est libre et vous deviendrez ainsi membre de soutien de notre association.

Montant:
 EUR

DES LIVRES À DÉCOUVRIR

  • Les vieux fourneaux : ils reviennent +

    Les vieux fourneaux : ils reviennent Pour notre plus grands bonheur, cette bande de mamies et papis loufoques mais terriblement rebelles, reviennent avec ce tome 5 Lire la suite
  • Into The Wild de Jon Krakauer +

    Into The Wild de Jon Krakauer Chris MacCandless est un jeune étudiant qui, au lendemain de l'obtention de son diplôme, prend la route pour trouver, à Lire la suite
  • De l'inconvénient d'être né de Cioran +

    De l'inconvénient d'être né de Cioran    Emil Cioran dit Cioran est un philosophe né en Roumanie mais qui a vécu en France dès 1937. Dès lors il Lire la suite
  • Zéro de Conduite de Michel Onfray +

    Zéro de Conduite de Michel Onfray     Michel Onfray n'est pas connu pour dire les choses avec tact. Son ton monocorde fait presque tout passer Lire la suite
  • Dans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson +

    Dans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson     Sylvain Tesson est communément présenté comme un écrivain aventurier, qui est "atteint" de cette passion extravagante de monter Lire la suite
  • 1
  • 2
  • 3

Articles récents

  • Les dogmes libéraux pour Aubagne ? +

    La Cour des Comptes et les Chambres Régionales des Comptes sont des juridictions financières. La Cour des Comptes en est l'institution financière supérieure et chaque CRC est présidée par un conseiller maître ou un conseiller référendaire à la Cour des Comptes. Lire la suite
  • ALC : paroleS à la diversité avec Maurice Marsiglia, militant associatif +

    Maurice Marsiglia : militant associatif « Je participe à toutes les initiatives de défense des services publics. J'ai souvenir de la chaîne humaine initiée par l'ancienne municipalité pour obtenir un équipement essentiel pour le développement de l'hôpital. Aujourd'hui, l'hôpital est gravement menacé dans ses missions par M. Gazay et la majorité actuelle Lire la suite
  • Rencontre Aubagne La Commune - CGT Territoriaux +

    Avant les départs en vacances, des représentants d'Aubagne La Commune et des syndicats CGT (cadres et agents) du personnel communal se sont rencontrés pour faire un état des lieux, en particulier, sur les attentes des uns et des autres. A l'issue de cette réunion, un communiqué nous a été transmis. Lire la suite
  • ALC : paroleS à la diversité avec David Jame, cadre de la fonction publique territoriale +

    David Jame, cadre de la fonction publique territoriale Je soutiens « Aubagne la Commune » parce que cette initiative citoyenne constitue le socle et la dynamique qui doivent permettre à notre ville de redevenir ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : une ville solidaire, ouverte, créative et ambitieuse. Lire la suite
  • Aubagne La Commune : les rencontres se multiplient +

    Dans le même temps où les animateurs de "Aubagne La Commune" ont lancé une invitation à une quarantaine d'organisations, collectifs, syndicats, associations, mouvements et partis politiques pour une rencontre de travail le 24 septembre sur les municipales, le site du mouvement informe que des "échanges bilatéraux" ont continué à avoir Lire la suite
  • Festimôme 18ème édition : à 18 ans, on peut voyager seul ! +

    A 18 ans on peut voyager seul, mais on préfèrera cette année encore se déplacer en famille pour mieux partager les 50 spectacles, les dizaines d’animations et de jeux, les repas et pique-nique, pendant les 4 jours (4 jours !) d’un festival d’été qui a su trouver, au fil des années, Lire la suite
  • ALC : paroleS à la diversité avec Gilles Lejeune, militant associatif +

    Je ne suis pas un porte-parole d'Aubagne La Commune mais un simple adhérent de ce Collectif oeuvrant à changer localement de gouvernance politique. Je suis résident à Aubagne depuis Juillet 2002 et jusqu'aux élections de 2014, je m'y trouvais parfaitement bien ! Lire la suite
  • 1