Conseil municipal : le PIJ serait-il menacé ?

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Une délibération du conseil municipal de mercredi soir acte une convention de mise à disposition de nouveaux « locaux avenue Fallen » pour le Pôle Séniors permettant de regrouper dans un même lieu plusieurs services jusque-là éloignés les uns des autres (Maison du Bel âge, Entraide solidarité 13, Le fil rouge…). On ne peut que s’en réjouir, mais, au passage, on s’attardera sur la formulation « locaux avenue Fallen » qui ne sont autres que ceux de l’actuel P.I.J (Point Information Jeunes).

Mais alors que devient le PIJ ? Il sera transféré avenue Jean Jaurès dans ce que sont aujourd’hui les locaux du Pôle séniors.

Jusque-là tout pourrait « coller » si ce jeu de chaises musicales ne laissait apparaitre ce qui, semble-t-il, trahit le début d’une redistribution des cartes dans le domaine de la politique municipale en direction de la jeunesse, sans que l’on en connaisse précisément les formes.

Une surface d’accueil des jeunes qui passe de 120 m2 à… 17m2

Car, tout d’abord, le PIJ n’est pas seulement un simple pôle administratif, n’occupant que des postes de travail en bureau, mais un lieu d’accueil et d’animation (en journée continue) fréquenté chaque jour par des dizaines de jeunes qui trouvent là des agents territoriaux et un dispositif technique leur permettant à la fois d’accéder à de l’information (documentation, espace numérique) de profiter d’un espace de rencontre et de services (four micro-onde entre midi et deux par exemple) de participer à d’autres rencontres à caractère évènementiel celles-là (forum des jobs d’été, forum des métiers…). Des classes entières d’établissements scolaires le fréquentent pour le rallye des lycéens...

Un espace de vie, d’échange et de construction de projets participatifs en somme.

Et alors ? Alors le PIJ dispose pour cela d’un espace accueil de 120 m2 qui va, du fait de sa nouvelle domiciliation être réduit à… 17 m2. Dès lors on comprend que l’activité au cœur de la mission du PIJ, l’accueil des jeunes, ne sera plus matériellement possible. Que va-t-il devenir ?

Des questions sans réponses

Pointant le flou de la situation qui apparait, l’élue d’opposition, Magali Giovannangeli, n’a obtenu qu’une réponse « hors-sujet » de la part de l‘élu à la jeunesse, Giovanni Schipani, qui a énuméré une liste interminable et disons-le, exclusivement consumériste, des activités en direction de la jeunesse et une autre du maire qui en gros a expliqué que le sujet serait examiné plus tard.

Des « non-dits » mais quelques indices

Pour cela, retour sur la situation de l’EAJ (Espace Arts et Jeunesse) - vous savez, ce lieu de vie autrefois incontournable que l’on appelait MJC - et qui depuis sa condamnation à disparaitre est devenu un véritable désert, ou presque.

Depuis au moins 3 ans maintenant, l’Espace en question cherche en vain à trouver ses marques. Mais la mise à l’écart de la dynamique associative d’alors remplacée par des inexpériences professionnelles en tous genres, alertent sans doute, de manière désormais urgente (élection municipale en vue) sur la nécessité de réagir et d’initier un nouveau projet pour le lieu.

Il y a là, peut-être, une piste pour reconstituer le « puzzle » jeunes sur la ville ?

Nous n’en aurons rien appris à l’occasion de ce conseil municipal et nous ne pouvons que constater une soigneuse mise à l’écart, de cette hésitante réflexion, des agents concernés et des structures telles que les CTP (Commission Technique Paritaire), sans parler des citoyens et notamment des jeunes eux-mêmes.

Ils seraient sans doute les mieux placés pour une expertise et des propositions adéquates.

Jean-Luc Dimitri