Le vent gonfle les voiles

Le Monde serait-il devenu fou ? 

Les grands équilibres, les digues humanistes, les barrages démocratiques se fissurent ici et là, donnant naissance à une sorte de malaise qui peut prendre le nom -entre autres- d'imprévisibilité générale. 

Poutine, Trump, le Brexit, les réfugiés, les intégristes... La Vieille Europe qui claudique et se referme comme une huître et la France qui tangue et oscille entre l'Esprit des Lumières et l'Obscurité populiste. Les sondages, les réactionnaires et les défaitistes veulent nous dicter leur vision du monde. Et ces gens-là Monsieur, nous recrachent sans vergogne leur sempiternel couplet sur la dette, l'austérité, l'assistanat, le péril migratoire et la corruption sous toutes ses formes. 

Le tableau n'est guère réjouissant. Faut-il pour autant l'accepter ? N'avons-nous donc plus aucune emprise, aucune responsabilité sur nos propres vies et celles des générations futures ? 

Les élections présidentielles n'échappent pas aux diktats du buzz, des tweets où n'importe quel crétin -le plus souvent sous couvert d'anonymat ou en utilisant un pseudonyme ridicule- se lâche en croyant asséner une réponse judicieuse à une question dont la complexité lui est totalement étrangère. 

La campagne se focalise sur Fillon et Pénélope. Le "Pénélopegate". Demain, à qui le tour ? Quelle tristesse d'observer la teneur du débat politique. Madame l'Abstention a de beaux jours devant elle. 

Et pourtant... Cette instabilité, cette angoisse latente, ce climat anxiogène et alimenté forment une matière que certains transforment en espoirs, en créativité, en oxygène, en un formidable défi à relever. La Gauche, responsable, unie, rassemblée a façonné un socle, une architecture sociale protectrice et émancipatrice. Elle peut encore gagner si les égos des candidats s'effaçaient devant l'intérêt général et la menace de la peste brune. Socialistes originels, communistes éclairés, insoumis structurés, écologistes sérieux, syndicalistes lucides, associations engagées, femmes et hommes progressistes, mettons nos forces en commun. Mesurons la possibilité qui se présente à nous de changer d'Horizon, de proposer un projet de vie fondé sur la justice, l'égalité et la répartition des richesses. Retrouvons notre Imagination, notre capacité à produire des Idées, à construire un avenir meilleur qui nous fasse rêver. Elevons le débat et ciblons nos attaques contre la droite extrême et l'extrême droite. Ne jamais se tromber d'adversaires. Jamais.

Oui, oui et encore oui, la gauche et la droite représentent deux lignes antagonistes, deux perceptions de la société radicalement différentes. 

Inutile d'aller bien loin pour s'en convaincre : Aubagne... en Provence (j'allais oublier), et le modèle autocratique de Gazay, son mépris pour les plus démunis, son arrogance et son mutisme face aux colères qui montent,  son acharnement pathologique à détruire les avancées sociales construites inlassablement par les municipalités précédentes. 

Nous avons besoin d'un cap, d'une orientation politique claire et cohérente. Seul le rassemblement sincère, définitivement débarassé des politicards de bazar vêtus des costumes délavés de la virginité spécieuse et des grandes gueules qui polluent et entravent le mouvement social, ancré lui dans la réalité quotidienne.

Je suis communiste, je suis socialiste (de fait), je suis insoumis, je suis conscient de la destruction de la planète... mais avant tout, je suis de Gauche. Et n'en déplaise aux rabat-joie, la Gauche est toujours là et elle porte en elle la capacité à évoluer, à se réinventer au service de la création collective.

Les Presidentielles, les Législatives et en 2020 les Municipales sont inévitablement liées. 

Ne ratons aucun rendez-vous et soyons à la hauteur du défi. Levons la tête. Il y a des choses bien plus belles que nos nombrils.

La Politique est un combat, un rapport de forces intellectuel et physique.

André Danchesi
militant communiste

France Insoumise : pour une vraie alternative !

La candidature de Sylvie Pillé-Lesou et d'Eric Remen aux prochaines législatives, s'inscrit dans le combat général que nous menons dans tout le pays. Nous avons besoin d'une révolution sociale, démocratique, écologique.

Regardons ce que signifie les millions de pauvres que compte la France, cinquième puissance mondiale. Ce que signifie la folie d'un mode de production et de consommation qui nous conduit dans le mur. Ce que représente les actes de Fillon, avec toute l'arrogance de sa caste, et que d'évidence lui et ses amis trouvent normal.

Et pour cette révolution en œuvre, nous devrons renégocier les traités libéraux et antidémocratiques de l'Union Européenne.

Tout ceci, nous souhaitons le mettre en discussion avec la convocation d'une Assemblée Constituante qui en finira avec la Ve République. Voilà ce que je défendrai, et plus généralement toutes les propositions que comporte notre programme, l'Avenir en Commun.

C'est la seule manière de vraiment faire barrage aux vents mauvais qui balayent le pays. Et, dans notre circonscription, nous sommes malheureusement bien placés pour mesurer le danger que signifie l'extrême droite et la droite extrémisée. Il n'y a qu'à faire le bilan désastreux des mairies qu'ils ont conquises en 2014 !
Face à un député sortant qui postule à un 5e mandat consécutif, conseiller régional de surcroît, il est temps de passer au renouvellement de la classe politique et au non cumul des mandats. 

Mais il n'y aucune possibilité de les battre si c'est avec ce qui a échoué mille fois, c'est-à dire la politique du PS. Mettre les citoyens et les citoyennes au centre, oser faire la politique qu'attend vraiment le peuple, c'est la bonne voie. La seule. Celle représentée par Sylvie Pillé avec Éric Remen.

Cette voie que nous proposons, je sais bien que nous ne sommes pas les seuls à France Insoumise à y tenir ! Heureusement ! C'est pourquoi nous sommes ouverts à toutes les discussions qui permettront un rassemblement plus large, à partir du moment où les bases et les principes généraux que nous défendons soient maintenus, parce que ce sont les seuls à ouvrir une vraie alternative.

Jean-Philippe Izquierdo

Animateur de la France Insoumise

Un cri !

Un cri de dégoût et d’amertume... Un cri d’indignation... Un cri de révolte... Un cri d’envie de révolution... D’espoir !

Banale cette rhétorique ?

Oui, mais comme pour la vie, au-delà des formules simples - jamais simplistes, il faut se poser un peu pour donner le contenu, le sens et la complexité de ces mots qui, sans doute sont communs à la majorité de l’Humanité.

Celle qui subit la domination des puissants, idéologiquement et matériellement.

N’oublions jamais que 1% des humains de ce monde possède autant que les 99% qui restent. Là se logent amertume, révolte indignation qui furent, sont et seront mon/notre moteur politique.

Amertume de vivre dans un monde qui continue à tourner en nous détournant des solutions, force stratégies à l’appui, avec la légitimité des injustices, des inégalités, du mépris.

La preuve par Trump, si proche de l’idéologie d’un FN français ; la preuve par un quinquennat en France qui s’achève sur le chaos et débouche sur une campagne électorale nationale surréaliste ; la preuve par un mandat municipal qui multiplie les brimades, la tristesse, le repli et a éteint toute les lumières démocratiques, culturelles, solidaires, a garroté l’éducation, muselé la création, déçu les envies de mieux vivre ici de celles et ceux qui ont pu y croire en 2014…

Qu’on soit possédant ou suppôt de ces logiques assassines, on porte la responsabilité de ne pas vouloir opérer des ruptures et nager à contrecourant. A Aubagne, à Marseille, Sao Paolo, New York ou Alep.

L’argent roi a fait croire aux gens qu’ici il ne fallait pas dépenser d’argent pour investir dans les transports ou les équipements publics, pour payer des femmes et des hommes qui œuvrent dans les services publics, garants de l’égalité d’accès aux droits, jusqu’à bafouer leur propres droits. De même qu’il fait croire encore un peu (si peu) que l’avenir de notre région et de notre pays passe par toujours plus de cadeaux aux tenants des richesses ou à leurs gardiens et toujours plus de sacrifices aux autres, quitte à les opposer ces êtres qu’on appelle le peuple, histoire d’éloigner l’échéance de la révolte et de l’indignation.

Mais la machine s’enraye : Trump fait face dans son pays et à l’étranger (qu’il a en horreur) à une mobilisation sans précédent ; la France doute des remèdes proposés par la droite mal en point et les libéraux au pouvoir depuis 2012. Les Aubagnais se mobilisent régulièrement contre le pouvoir d’une équipe et d’un homme qui méprisent celles et ceux qui vivent, survivent et travaillent. La manifestation lycéenne de ces jours-ci, précédée par celle des citoyen-ne-s lors des vœux du maire, elle-même précédée par les démonstrations de refus de privatisation de la cuisine centrale…

Là est l’espoir.

La résistance, le non, le raz-le bol, sont réels. Du coup, l’envie d’autre chose prend corps. L’envie de créer, d’inventer encore des perspectives qui tournent le dos à tout ça peut se réveiller. Si elle se réveille, mais surtout, si elle se partage, elle sera une réalité.

Cela dit, il y a une condition incontournable à cela : le rassemblement. Le besoin de se parler, de débattre, de dépasser les contradictions sans les nier.

C’est valable et urgent pour notre pays qui a besoin d’une gauche digne de ce nom où les leaders (tous des hommes, au passage) du courant alternatif doivent absolument s’y mettre. C’est valable à Aubagne où les convergences doivent commencer à s’imaginer pour être la réalité de demain.

Le temps viendra de s’organiser pour y parvenir.

Pour l’heure j’ai envie de croire que c’est possible et de le crier !

Magali Giovannangeli

Et bonne année !

Un nouvel agent du service public communal s'adresse à Mèfi! dénonçant les écarts grandissants entre les discours et la réalité de la municipalité Gazay.

Il y a quelques jours, nous avons pu assister, comme presque tous les collègues de la Ville et du CCAS d'Aubagne, à la présentation des vœux du Maire au personnel !

Une occasion unique de constater que cette année, le discours à quelque peu changé. Oubliées les menaces à peine dissimulées de 2016. Vous savez le "quoiqu'il se passe, quoiqu'il se dise dans cette ville, je sais tout !". Cette année place aux bon sentiments, Monsieur le Maire prendrait-il conscience, aidé par la désertion pour ne pas dire le boycott de la soirée du personnel, qu'outre sa politique, ses méthodes mettent beaucoup d'agents en souffrance ?

La question peut se poser car Monsieur le Maire nous a souhaité du bonheur, et de la bienveillance !

Whouah, ça il fallait le vivre ! Après des années de dédain, de méfiance et de mépris, peut être que le temps qui nous sépare à présent des prochaines échéances municipales, précipite un regain d'intérêt pour les agents du service public aubagnais.

Mais nous sommes vite revenus à la réalité quand monsieur le Directeur Général des Services (Joël le marseillais à 9.000€ par mois) a surtout souhaité ses meilleurs voeux à Monsieur le Maire, de la part de tous les agents du service public !

On se serait trompé d'évènement ?? Et il s'agissait sûrement, -surtout ?- de nous indiquer que des changements pour cette nouvelle année, il y allait encore en avoir !

Alors Monsieur le Maire, merci pour ces belles paroles en l'air de Bonheur et de Bienveillance, de l'AirBnB à la sauce aubagnaise en quelque sorte...

Simon Durand

 

Gaspillages !

Nous sommes en 1950…

Gaspiller n’était pas de mise : on grillait le pain de la veille, des restes d’un ragout on préparait une bonne soupe, on séchait le savon frais de Marseille afin qu’il ne s’use pas trop vite. Mon père était instituteur, ma mère, femme au foyer. Nous étions des humbles, les revenus de la famille étaient modestes : notre seule ambition, vivre dignement.

Nous sommes en 2017…

« J’attire votre attention sur la consommation excessive de chiffons. Nous avons sorti en 2016, 4450 chiffons pour un coût de 668 euros. Nous avons essayé  d’acheter des chiffons moins chers mais ils ne convenaient pas aux agents. Nous sommes revenus sur des chiffons qui coûtent 15 centimes pièce. Il serait donc souhaitable de sensibiliser les agents afin d’éviter les gaspillages… »

L’initiateur de cette note est Gérard Gazay maire d’Aubagne. Il est l’ami des banques, son ambition, entre autres, est de transformer le cours Barthelemy en « Champs Elysées d’Aubagne » et d’y réaliser en son extrémité un palais des congrès !

Où est l’erreur ?

Daniel Fontaine

Maire Honoraire d'Aubagne

La MJC d'Aubagne : de lieu de culture à « Espace Jeunesse Loisirs » ?

Le Comité de soutien à la MJC/L'Escale répond à l'AGG dans un communiqué de presse que nous publions in extenso ci-dessous.

" Une tribune politique émise par un des groupes de la majorité municipale dans la revue de la ville éclaire enfin sur les véritables motivations de la municipalité dans sa volonté de démanteler la MJC.

En premier lieu, nous sommes outrés que des élus puissent faire l'amalgame entre un passé syndicaliste et une présidence associative, comme si l'un insultait l'autre ! Bien au contraire, l'expérience militante et professionnelle d'une personne qui a dirigé le service de la vie associative d'Aubagne ne peuvent que servir l'association et ses objectifs d'éducation populaire. 
Faut-il comprendre que le Maire d'Aubagne règle ses comptes avec son syndicat majoritaire sur le dos de la MJC et de ses 600 adhérents ?

Nous relèverons à peine la volonté affichée dans la suite de cette tribune d' « ouvrir à tous » l'espace des Aires St Michel : les proches et usagers de la MJC savent parfaitement que ce lieu n'a jamais été fermé à quiconque, ni n'a jamais affiché aucune exclusive en matière d'âge ou de culture!

Nous reviendrons en revanche sur l'éternelle antienne de la municipalité actuelle concernant le budget dont bénéficie depuis des années la MJC : si attribuer 0,5 % du budget d'une ville à l'éducation populaire paraît à certains élus « injuste et inéquitable »... c'est qu'ils ont fort peu de considération pour la culture ! Ou bien - allez savoir ? - qu'ils aimeraient imposer ce que eux considèrent comme culturel.

Nous ferons également remarquer que, en menant cette action ne contenant aucun projet construit, la municipalité va  récupérer des murs vides de matériel (tout le contenu, informatique, mobilier, éclairages, sonorisation... appartient à l'association MJC. D'un seul point de vue économique, c'est mal parti !), vides de personnel qualifié, et tout aussi vides de projets, puisque dans leur esprit, ce serait aux jeunes de définir dorénavant les activités de cet « espace de loisirs ».

C'est alorsqu'apparaît une vérité bien plus inquiétante à nos yeux : cette volonté de remplacer une MJC par un « Espace Jeunesse Loisirs » !

Rappelons d'abord à nos étourdis ou peu cultivés élus qu'une « Maison des jeunes ET de la culture » s'adresse dans sa définition originelle à tous et toutes, quel que soit leur âge !On est bien loin, dans leur « idée », de la mission d'une MJC, qui est d'étudier et de mettre en œuvre un projet d'éducation culturelle global, illustré par un ensemble de propositions et d'activités destiné à tous les publics.

La confusion affichée par cette tribune entre culture et « loisirs-jeunesse » démontre bien le but de cette opération : « occuper » les jeunes, et non enrichir culturellement les aubagnais(es)! 

Il est vrai qu'il est difficile de parler de culture et d'éducation quand on en est dépourvu... Cf l'amalgame entre fonction syndicale et associative, entre MJC et « loisirs jeunesse ». !

Faut-il, pour finir, comprendre que le maire d'Aubagne s’apprête à modifier la délégation "culture" en délégation "loisirs de jeunesse", avec le consentement de son actuel adjoint à la culture, signataire de cette tribune ? A moins que ce ne soit « à l'insu du plein gré » de celui-ci ?..."

Le Comité de soutien à La MJC/L'Escale

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