La tentation d'un régionalisme doctrinaire

andre danchesi

Le contraste était pour le moins saisissant. D'un côté, le "cri" légitime de la rue pour la défense du Centre Hospitalier Edmond Garcin et, de l'autre, des élus d'une droite dure entonnant le traditionnel "Coupo Santo" sous un soleil de plomb. Le moins que l'on puisse dire, c'est que la réponse de nos chers représentants apparaissait inappropriée et surtout teintée d'un anachronisme particulièrement pathétique, pour ne pas dire burlesque.

Il est des moments dans la vie politique où les responsables doivent se montrer à la hauteur des évènements et répondre, avec discernement, courage et réactivité, aux attentes de la population sur des sujets aussi importants que la Santé et les services publics. Ce que l'on nomme communément "avoir le sens des priorités". Etre à l'écoute, prendre le pouls et réagir en conséquence. Cela, il est vrai, nécessite de l'Esprit et du Cœur...

Comment ne pas s'interroger sur une volonté politique obtuse et revendiquée d'enfermer Aubagne — terre de contrastes et d'inventivité — dans une impasse régionaliste communautaire. La culture provençale existe et elle est unanimement appréciée. Se résume-t-elle pour autant à Marcel Pagnol, aux santons et à l'art de fabriquer des poteries ? N'est-ce pas là une vision un brin restrictive ? Pourquoi donc poser des barrières et figer dans le temps une commune qui, telle l'argile, se travaille, évolue, se transforme et s'enrichit de nouveaux apports culturels.

La transmission est constituée d'un socle d'expériences partagées et ne doit pas céder aux sirènes identitaires, religieuses, élitistes (la fameuse soirée fastueuse à l'Espace des Libertés) et traditionaliste. 

Les municipalités précédentes avaient pris soin de privilégier la diversité de l'offre culturelle, accessible à tous les Aubagnaises et Aubagnais — et au-delà — en tissant des liens attractifs entre passé, présent et avenir. Aubagne est riche de toutes ses composantes, de toutes ses solidarités, de cette cohésion sociale qui nous fait tant défaut depuis 2014. La colère, sourde et tenace, gronde et se manifeste chaque jour davantage. Les structures pourront fermer mais l'esprit demeure.

Monsieur Gazay, vous vous entêtez à diviser et à détruire des murs. Mais coyez-vous un seul instant avoir simplement écorné l'esprit de résistance et de créativité de vos concitoyens plus que jamais déterminés ? Il ne vous est pas interdit de l'espérer ou de vous en convaincre. Mais sachez une chose : vous ne parviendrez jamais à rayer d'un trait de plume la force d'une pensée collective qui s'organise et se structure, et dont les manifestations vont se multiplier par vagues successives.

À vouloir semer le mépris et la suffisance vous ne récolterez que le bruit et l'action. 

André  Danchési

 

 

Docteur Salem et Mister Hyde

Docteur Salem et Mister Hyde - Hôpital d'Aubagne

Le jour, il est le Docteur Salem, chirurgien à l'hôpital d'Aubagne.

Il se souvient qu'arrivé d'Algérie il a été très heureux de voir l'hôpital public lui ouvrir ses portes pour qu'il reprenne un cursus de chirurgie afin de valider son diplôme non reconnu dans notre pays. Il se souvient combien il a dû se battre pour s'imposer face à certains de ses collègues qui n'appréciaient pas forcément sa présence.

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A l'Assemblée Nationale et ailleurs : une opposition qui s'affirme ?

Le débat à l'Assemblée Nationale sur le code du travail a été l'occasion de voir émerger une opposition capable de combattre, de proposer et de se faire entendre bien au-delà de l'hémicycle.

Personne en France n'a pu passer au travers des voix fortes des députés de La France Insoumise (17 élu-e-s), mais aussi, dans une moindre mesure des députés du groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine (GDR / 11 communistes et 5 alliés ultramarins).

Pour les Insoumis, Clémentine Autain nous affirme "nous apparaissons clairement comme le groupe d'opposition à l'offensive. Nous pouvons être fiers de ce que nous avons porté. Pour l'instant le bilan est bon".

Elle rajoute que "le combat des députés à l'intérieur a su trouver un prolongement à l'extérieur". En effet, contrairement à ce qu'a pu en dire la plupart des médias, les rassemblements du 12 juillet, en tenant compte de la date et de la rapidité de la mobilisation, ont été des succès, à Paris, Lille, Toulouse ou Marseille.

Tous les députés de la France Insoumise, malgré les débats qui se poursuivaient à l'Assemblée, avaient organisé un tour de rôle pour être présents place de la République et assurer leur vigilance au palais Bourbon. On a même noté la présence d'au moins une députée communiste, Elsa Faucillon.

Avec beaucoup de "pédagogie" et un sens aigu de l'utilité de la politique, Clémentine Autain, Alexis Corbière, Jean-Luc Mélenchon, mais aussi d'autres comme les syndicalistes CGT de PSA ou du commerce, ont expliqué les dangers du "projet Macron, ..., de l'inversion de la hiérarchie des normes, ..., de la fusion des CHSCT, des CE et des délégués du personnel, ...".

L'opposition est bien plus large que le nombre de députés qui l'expriment. Clémentine Autain en est convaincue "nous sommes adossés à des millions d'électeurs".

Adrien Quatennens qui a défendu brillamment la motion de rejet préalable, a pu faire connaître son visage à la France entière. Il a impressionné autant par ses qualités oratoires que par la solidité de son argumentation.

Mais le groupe Gauche Démocrate et Républicaine a su marquer sa place dans une vraie opposition à la tentative de liquider le code du travail.

Cela n'a pas été sans conséquence dans les rapprochements, au fil des débats, au sein des diverses commissions et en assemblée, entre les diverses interventions des groupes FI et GDR. 

La complémentarité des prises de position démontrait une "évidente convergence de fond", comme nous le faisait noter une députée de La France Insoumise.

Adrien Quatennens ne cachait pas, d'ailleurs, les discussions permanentes entre les élus des deux groupes au cours de l'examen du texte de loi.

Pierre Dharréville, député communiste des Bouches du Rhône, pouvait s'exclamer, avec visiblement une réelle satisfaction "c'est bien que nous puissions travailler ensemble, cela aide tout le monde". Il semble, d'ailleurs, que dans les faits, Pierre Dharréville s'impose comme le véritable leader des députés communistes, plus rassembleur qu'André Chassaigne et avec une vision renouvelée de la gauche.

Marie-Georges Buffet sur sa page facebook écrivait le 11 juillet : "Les député-e-s GDR et FI mènent avec la même détermination le combat contre la loi d'habilitation permettant au gouvernement de casser le code du travail. C'est la seule opposition déterminée aux libéraux d'en marche arrière.

Cette action commune est essentielle, c'est pourquoi je suis heureuse d'avoir participé à un déjeuner de travail entre des député-e-s communistes et de France Insoumise pour avancer vers une plus grande coopération permettant de décupler nos forces".

Elle a fait savoir qu'une nouvelle rencontre était prévue. Un comité de liaison entre les deux groupes a été mis en place.

On peut penser qu'à partir des forces de La France Insoumise et de son programme une opposition cohérente, déterminée et pourtant diverse est en train de prendre sa place dans le débat politique pour une vraie alternative au système libéral.

Claude Bernardi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Contre la fermeture du service de réanimation du centre hospitalier Edmond-Garcin

Les conseillers municipaux du groupe « Aubagne alternative citoyenne et écologique » demandent au Maire d’Aubagne d'inscrire à l’ordre du jour du Conseil municipal du jeudi 29 juin une motion affirmant le soutien du Conseil municipal aux agents de l’hôpital et à leurs actions contre la fermeture du service de réanimation. Ils nous ont transmis le texte ci-dessous. 

En avril, les salariés ont appris que l’Agence Régionale de la Santé (ARS) entendait fermer le service de réanimation du Centre hospitalier Edmond-Garcin pour le transférer à la clinique La Casamance. Cette fermeture ferait peser de lourdes menaces sur l’avenir de l’hôpital, l’accessibilité, sur la qualité des soins délivrés aux patients et sur le maillage des soins sur notre territoire.

Dès lors, rassemblés en intersyndicale, ils n’ont eu de cesse d’informer, de mobiliser les personnels, la population des villes concernées – au premier chef celle d’Aubagne – pour faire changer d’avis l’ARS et conserver le service de réanimation.

Comme annoncé samedi 3 juin, lors du rassemblement sur le Cours Foch, l’intersyndicale souhaite maintenant créer un comité de défense de l’hôpital d’Aubagne. Nous nous associons à cette démarche.

Réuni le 29 juin 2017, en séance plénière, le Conseil municipal de la ville d’Aubagne :

  • Apporte son soutien aux actions engagées par l’intersyndicale des salariés du centre hospitalier Edmond-Garcin
  • Demande que l’Agence Régionale de la Santé PACA maintienne l’activité du service de réanimation du centre hospitalier Edmond-Garcin
  • Demande que les décisions de l’ARS concernant l’avenir de l’hôpital d’Aubagne soient rendues publiques et fassent l’objet d’un débat avec la population et les professionnels de santé.

Le débat sur l’avenir du Centre hospitalier Edmond-Garcin doit être mené au grand jour et les positions de chacun doivent être connues.

De 2009 à 2011, lors de la bataille pour l’obtention de l’IRM, avec Daniel Fontaine, nous avions veillé à associer l’ensemble des communes concernées, les salariés de l’hôpital, le réseau santé du territoire et bien sûr les populations. Tout le monde se souvient de la chaîne humaine autour de l’hôpital.

Aujourd’hui, nous pensons que face aux menaces que fait peser l’Agence régionale de la Santé sur notre hôpital le rassemblement se doit d’être le plus large possible dans l’intérêt d’Aubagne, des Aubagnaises et des Aubagnais comme de l’ensemble de la population.

 

Magali Giovannangeli et Denis Grandjean, co-présidents,
Daniel Fontaine, Maire Honoraire d’Aubagne, Hélène Lunetta et Docteur Djima Ait Abbas

 

Contre-édito du Maire (Juillet/Août 2017)

Contre-édito du Maire Juillet/Août 2017

C'est un esprit bling-bling qui animera (a animé) le 5 juillet prochain (passé) l'inauguration de l'Haussmanisation des boulevards Rastègue, Martinot et de la place du Gain ($$). Un rafraîchissement non nécessaire, mais cela me faisait plaisir, afin de développer, accroître et consolider (mais aussi selon mon dictionnaire des synonymes : déployer, enrichir, amplifier) l'attractivité économique, commerciale et touristique d'Aubagne (mince, j'ai oublié -en-Provence).

Après l'achèvement de cette première étape, la transformation de mon centre-ville se poursuivra au cours des dix prochaines années avec les Cours Barthélémy (prochainement rebaptisé Cours Gazay) et Loulou Delfieu (faudra changer aussi, ça fait trop peuple ça).

En s'appuyant sur notre pharaonique patrimoine historique, traditionnel et naturel, les projets de réhabilitations que nous menons, permettront aussi un plus grand rayonnement de notre ville. Paris, Londres et Rome tremblent.

Ce rayonnement se traduit déjà par les nombreux événements de cet été avec les "Festivales d'Aubagne" (-en-Provence bordel, j'oublie toujours) ou le "Bel été" du Pays d'Aubagne et de l'Etoile. Aubagne (bon on laisse tomber cette idée de Provence...) a une nouvelle fois élaboré une programmation d'animations riche (oui les pauvres, je les laisse à l'opposition) et variée (et pas avariée comme les nourritures des poubelles qui jonchent les rues de ma ville) qui invite les visiteurs d'ici et d'ailleurs (d'ailleurs mais riches hein) à vivre au rythme des fêtes, des spectacles, des cabrioles, des sauts de M Schipani au dessus du feu de la Saint-Jean, de discours de M Mournaud et de marchés en poumon-de-ville.

Nous aurons aussi le plaisir de nous retrouver à l'occasion d'immenses événements festifs et élitistes : la 3ème édition du Festival des Nuits Flamencas, les 7 et 8 juillet ; la Fête Nationale, le 14 juillet (une exclusivité aubagnaise comme chacun sait) ; Argilla, les 5 et 6 août ; la Cavalcade, le 20 août où vous aurez l'honneur de m'admirer sur ce drôle de véhicule que les pauvres utilisaient jadis pour transporter divers objets ; ou encore la commémoration du 73ème anniversaire de la Libération d'Aubagne, le 21 août prochain.

Et durant tout l'été, ce sont des animations mêlant musique, danse, rencontres, speed-dating, soirées libertines, poker et découvertes telles que les Terrasses musicales, les Trottoirs dansants, les Balcons sans fleur, le Cinéma sous les étoiles, Festimôme payant, le Marché à la céramique et au santon... qui enchanteront notre été. Disneyland nous copie. A moins que cela soit le contraire...

A toutes et à tous, je vous souhaite de passer un très bel été à Aubagne-en-Provence ! (ah là, j'ai pas oublié, mais du coup, ça fait pas trop placement marketing ?)

Camille Alexandre

Déclaration des candidats de la France Insoumise de la 9ème circonscription des Bouches du Rhône

Dans la 9ème circonscription des Bouches du Rhône, marquée comme dans tout le pays par une très forte abstention (53,22%), notre candidature obtient 15,57% des suffrages exprimés, soit près de 5 points au dessus du score national de La France Insoumise et près de 3 points au dessus du score départemental. Ces résultats sont particulièrement prometteurs sur les communes d' Aubagne, Cuges les Pins et La Penne sur Huveaune, d'autant plus que sur l'ensemble de la circonscription le FN enregistre un recul de plus de 4 points. 

Nous félicitons chaleureusement tous les électeurs-trices et les militant(e)s qui ont permis ce résultat. Il ne suffit malheureusement pas pour que nous soyons présents au 2° tour.

Dimanche 18 juin, seuls 2 candidats restent en lice : Sylvie Brunet, la candidate LRM du nouveau président de la République et le député LR sortant, Bernard Deflesselles, candidat à une 5e mandature, avec pour suppléant le très contesté maire d'Aubagne, Gérard Gazay. 

Tous prônent la politique de casse sociale et de régression des libertés que La France Insoumise combat de toutes ses forces. 

Il ne saurait donc être question pour nous de choisir entre deux représentants d'une politique d'austérité qui loin d'être nouvelle, est la première responsable de la montée du chômage, de la précarité et de la pauvreté depuis plus de 30 ans dans notre pays. 

Sylvie Pillé et Eric Remen, candidats de la France Insoumise

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