Contre-édito du Maire (octobre 2017)

contre edito du maire octobre 2017

Ce mois-ci, nous vous emmenons dans les coulisses de la rédaction de l'édito du maire.

Cave à vin "La part des anges", 21 septembre 2017

"Monsieur le Maire ? Heu... Monsieur le Maire ?
- Quoi ? Qu'est-ce que tu veux ?
- Faudrait nous donner l'édito d'octobre. L'AJJ va boucler le numéro du mois prochain.
- Déjà ? Mais quel jour est-on ?
- le 21 septembre, Monsieur le Maire.
- Bon bon... Je vais te le dicter ! Laisse-moi finir ma coupe de champagne ! Il est bon, même à la quatrième, hé hé !

Bien, bien, commençons.

Attends ! Salut Robert, oui, à la prochaine, bien sûr, on s'appelle, ouais, c'est ça, allez, zou. Bon, l'édito. Note bien :

"Toutes les études, toutes hein, je les ai toutes lues, c'était chiant mais chiant mais je me suis épargné celle de Mèfi hein, faut pas déconner. Donc toutes les études montrent... Montrent ou démontrent ? Bon on s'en fout. Tu sais combien elle m'a coûté cette montre à mon bras ? Non j'te dis pas, tu vas me demander une augmentation. Donc toutes les études montrent que les Français restent très attachés à leur équipe municipale. S'ils savaient put*** ! Ah ah ah ! Bon ok, je fais vite. 55% des personnes interrogées. Bof... 55% c'est pas beaucoup. Mets 75%. 75% des personnes interrogées déclarent un attachement fort à leur commune et à ses compétences de prosquimi... promisquité... promiscuité ... bon tu m'as compris. 

Le téléphone sonne...

Ah, une minute... Allo ? Oui Monsieur l'Inspecteur de l'Education Nationale... Oui et vous ?... Alors cette réunion avec les gauch... les instits ?... Oui... Ben tu m'étonnes... Ouais, ouais... Ils ont pas trop gueulé à cause de mon absence ?... Ahaha... Non mais nous savons bien tous les deux qu'il y avait plus urgent ailleurs... Ah bon ? 30% de nouveaux dirlos dans les écoles de la circo ?!... Je suis sûr que vous avez su parfaitement les endorm... les rassurer... Bon, bon... Je vous laisse, je suis en pleine conférence de rédac là... Oui... Allez, bonne nuit !

Bon, à nous : là, t'enchaînes en piochant une phrase bateau dans l'un de mes discours de campagne, ou dans ceux de Macron, à base de dépassement de clivage, de classe, de territoire et de pâquerettes. Bref pas de communautarisme politique !

Qu'est-ce qu'il y a encore ? Oui Giovanni, j'oublie pas l'Aïoli Les Républicains avec Bernard, dimanche !

Bon je continue :

Je te laisse arranger les tournures mais voilà ce que je veux dire : "moi le Maire d'Aubagne, je promets la tempête, la foudre et des points de côté aux hautes autorités de l'Etat s'ils ont pas lu ces études sur l'amour des Français pour leur maire. Et là, hop, je glisse la petite justification qui fait plaisir sur laquelle je m'appuierai en 2020 pour expliquer pourquoi la dette a continué à monter : Je rappelle que la ville d'Aubagne a perdu 5... non ça fait petit joueur, disons 12 millions d'euros cumulés de dotations depuis le début des mesures de restrictions en 2015. Bon mets 2014 sinon ils comprendront pas le message mes Provençaux d'Aubagnais et rajoute des points de suspensions, genre je lance un clin d'oeil complice à mes lecteurs.

Quoi ? Oui Sylvia, on va faire la photo. Oui, oui, mais c'est obligé ? Parce que bon... Si les instits la voient sur facebook... Non mais ok, je finis et j'arrive. 

Là tu me mets un paragraphe gnangnan sur les efforts budgétaires... Voilà. Si t'as faim, sers toi au buffet et sers toi du champagne hein. Bon où j'en étais ? Ah oui, on s'est serré la ceinture. D'ailleurs, j'ai le bide qui va la faire péter si ça continue.

Bon, et là on conclut :

A l'heure où Aubagne-en-Provence vient d'avoir l'honneur et la fierté blabla, en tant que Partenaire blabla de MP2018 qui va mobiliser les plus grands blabla - et là j'ai plus de limite - j'apporte ma première contribution à cette belle manifestation en déclarant en mon nom personnel et en celui de l'équipe municipale, ma flamme, mon feu, mon brasero et mon amour à toutes les Aubagnaises et les Aubagnais. Plein de poutous. Ouais d'ailleurs tu titres l'édito "Des poutous partout". Voilà allez, j'y retourne, y a Giovanni qui va sauter par dessus le barbecue !

Camille Alexandre

 

La Paix est-elle encore possible ?

Faites la paix

La question est plus que jamais d’actualité.

Bruits de chars, drones armés, arme chimique, torture, déportation en Syrie, en Irak, en Lybie. A-t-on demandé aux peuples qui subissent, ce qu’ils pensent de ces conflits ?

Menace nucléaire, disparition de la vie sur terre, on veut se doter de l’arme nucléaire pour exister, on menace d’utiliser l’arme nucléaire pour dominer. A-t-on demandé aux Coréens, aux Américains et à tous les autres s’ils souhaitent être effacés, en un instant, de ce monde ?

La Paix est-elle encore possible ? Les dirigeants de ce monde ont-ils seuls le droit de répondre à cette question ?

"Affirmer le droit de vivre en Paix, cela commence dans les villes" déclarait l’ancien secrétaire Général de l’ONU. Les Aubagnaises, les Aubagnais ont depuis longtemps mis en œuvre ce message. La Paix, la Non Violence, le Vivre Ensemble font partie du patrimoine culturel de notre ville.

Depuis 4 ans, l’équipe municipale en place s’oppose à la tenue de la Fête de la Paix et de sa course de la Colombe. Qu’à cela ne tienne, la 30e Marche à la Colombe et la Paix seront fêtées à Aubagne.

Donnons-nous rendez-vous le Dimanche 24 septembre à 11H, pour aller du cours Voltaire au Cours Beaumond.

Nous réaffirmerons dans la sérénité, notre volonté de vivre dans un monde de Justice et d’Harmonie.

Daniel Fontaine
Maire Honoraire d'Aubagne

La tentation d'un régionalisme doctrinaire

andre danchesi

Le contraste était pour le moins saisissant. D'un côté, le "cri" légitime de la rue pour la défense du Centre Hospitalier Edmond Garcin et, de l'autre, des élus d'une droite dure entonnant le traditionnel "Coupo Santo" sous un soleil de plomb. Le moins que l'on puisse dire, c'est que la réponse de nos chers représentants apparaissait inappropriée et surtout teintée d'un anachronisme particulièrement pathétique, pour ne pas dire burlesque.

Il est des moments dans la vie politique où les responsables doivent se montrer à la hauteur des évènements et répondre, avec discernement, courage et réactivité, aux attentes de la population sur des sujets aussi importants que la Santé et les services publics. Ce que l'on nomme communément "avoir le sens des priorités". Etre à l'écoute, prendre le pouls et réagir en conséquence. Cela, il est vrai, nécessite de l'Esprit et du Cœur...

Comment ne pas s'interroger sur une volonté politique obtuse et revendiquée d'enfermer Aubagne — terre de contrastes et d'inventivité — dans une impasse régionaliste communautaire. La culture provençale existe et elle est unanimement appréciée. Se résume-t-elle pour autant à Marcel Pagnol, aux santons et à l'art de fabriquer des poteries ? N'est-ce pas là une vision un brin restrictive ? Pourquoi donc poser des barrières et figer dans le temps une commune qui, telle l'argile, se travaille, évolue, se transforme et s'enrichit de nouveaux apports culturels.

La transmission est constituée d'un socle d'expériences partagées et ne doit pas céder aux sirènes identitaires, religieuses, élitistes (la fameuse soirée fastueuse à l'Espace des Libertés) et traditionaliste. 

Les municipalités précédentes avaient pris soin de privilégier la diversité de l'offre culturelle, accessible à tous les Aubagnaises et Aubagnais — et au-delà — en tissant des liens attractifs entre passé, présent et avenir. Aubagne est riche de toutes ses composantes, de toutes ses solidarités, de cette cohésion sociale qui nous fait tant défaut depuis 2014. La colère, sourde et tenace, gronde et se manifeste chaque jour davantage. Les structures pourront fermer mais l'esprit demeure.

Monsieur Gazay, vous vous entêtez à diviser et à détruire des murs. Mais coyez-vous un seul instant avoir simplement écorné l'esprit de résistance et de créativité de vos concitoyens plus que jamais déterminés ? Il ne vous est pas interdit de l'espérer ou de vous en convaincre. Mais sachez une chose : vous ne parviendrez jamais à rayer d'un trait de plume la force d'une pensée collective qui s'organise et se structure, et dont les manifestations vont se multiplier par vagues successives.

À vouloir semer le mépris et la suffisance vous ne récolterez que le bruit et l'action. 

André  Danchési

 

 

A l'Assemblée Nationale et ailleurs : une opposition qui s'affirme ?

Le débat à l'Assemblée Nationale sur le code du travail a été l'occasion de voir émerger une opposition capable de combattre, de proposer et de se faire entendre bien au-delà de l'hémicycle.

Personne en France n'a pu passer au travers des voix fortes des députés de La France Insoumise (17 élu-e-s), mais aussi, dans une moindre mesure des députés du groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine (GDR / 11 communistes et 5 alliés ultramarins).

Pour les Insoumis, Clémentine Autain nous affirme "nous apparaissons clairement comme le groupe d'opposition à l'offensive. Nous pouvons être fiers de ce que nous avons porté. Pour l'instant le bilan est bon".

Elle rajoute que "le combat des députés à l'intérieur a su trouver un prolongement à l'extérieur". En effet, contrairement à ce qu'a pu en dire la plupart des médias, les rassemblements du 12 juillet, en tenant compte de la date et de la rapidité de la mobilisation, ont été des succès, à Paris, Lille, Toulouse ou Marseille.

Tous les députés de la France Insoumise, malgré les débats qui se poursuivaient à l'Assemblée, avaient organisé un tour de rôle pour être présents place de la République et assurer leur vigilance au palais Bourbon. On a même noté la présence d'au moins une députée communiste, Elsa Faucillon.

Avec beaucoup de "pédagogie" et un sens aigu de l'utilité de la politique, Clémentine Autain, Alexis Corbière, Jean-Luc Mélenchon, mais aussi d'autres comme les syndicalistes CGT de PSA ou du commerce, ont expliqué les dangers du "projet Macron, ..., de l'inversion de la hiérarchie des normes, ..., de la fusion des CHSCT, des CE et des délégués du personnel, ...".

L'opposition est bien plus large que le nombre de députés qui l'expriment. Clémentine Autain en est convaincue "nous sommes adossés à des millions d'électeurs".

Adrien Quatennens qui a défendu brillamment la motion de rejet préalable, a pu faire connaître son visage à la France entière. Il a impressionné autant par ses qualités oratoires que par la solidité de son argumentation.

Mais le groupe Gauche Démocrate et Républicaine a su marquer sa place dans une vraie opposition à la tentative de liquider le code du travail.

Cela n'a pas été sans conséquence dans les rapprochements, au fil des débats, au sein des diverses commissions et en assemblée, entre les diverses interventions des groupes FI et GDR. 

La complémentarité des prises de position démontrait une "évidente convergence de fond", comme nous le faisait noter une députée de La France Insoumise.

Adrien Quatennens ne cachait pas, d'ailleurs, les discussions permanentes entre les élus des deux groupes au cours de l'examen du texte de loi.

Pierre Dharréville, député communiste des Bouches du Rhône, pouvait s'exclamer, avec visiblement une réelle satisfaction "c'est bien que nous puissions travailler ensemble, cela aide tout le monde". Il semble, d'ailleurs, que dans les faits, Pierre Dharréville s'impose comme le véritable leader des députés communistes, plus rassembleur qu'André Chassaigne et avec une vision renouvelée de la gauche.

Marie-Georges Buffet sur sa page facebook écrivait le 11 juillet : "Les député-e-s GDR et FI mènent avec la même détermination le combat contre la loi d'habilitation permettant au gouvernement de casser le code du travail. C'est la seule opposition déterminée aux libéraux d'en marche arrière.

Cette action commune est essentielle, c'est pourquoi je suis heureuse d'avoir participé à un déjeuner de travail entre des député-e-s communistes et de France Insoumise pour avancer vers une plus grande coopération permettant de décupler nos forces".

Elle a fait savoir qu'une nouvelle rencontre était prévue. Un comité de liaison entre les deux groupes a été mis en place.

On peut penser qu'à partir des forces de La France Insoumise et de son programme une opposition cohérente, déterminée et pourtant diverse est en train de prendre sa place dans le débat politique pour une vraie alternative au système libéral.

Claude Bernardi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Contre-édito du Maire (Juillet/Août 2017)

Contre-édito du Maire Juillet/Août 2017

C'est un esprit bling-bling qui animera (a animé) le 5 juillet prochain (passé) l'inauguration de l'Haussmanisation des boulevards Rastègue, Martinot et de la place du Gain ($$). Un rafraîchissement non nécessaire, mais cela me faisait plaisir, afin de développer, accroître et consolider (mais aussi selon mon dictionnaire des synonymes : déployer, enrichir, amplifier) l'attractivité économique, commerciale et touristique d'Aubagne (mince, j'ai oublié -en-Provence).

Après l'achèvement de cette première étape, la transformation de mon centre-ville se poursuivra au cours des dix prochaines années avec les Cours Barthélémy (prochainement rebaptisé Cours Gazay) et Loulou Delfieu (faudra changer aussi, ça fait trop peuple ça).

En s'appuyant sur notre pharaonique patrimoine historique, traditionnel et naturel, les projets de réhabilitations que nous menons, permettront aussi un plus grand rayonnement de notre ville. Paris, Londres et Rome tremblent.

Ce rayonnement se traduit déjà par les nombreux événements de cet été avec les "Festivales d'Aubagne" (-en-Provence bordel, j'oublie toujours) ou le "Bel été" du Pays d'Aubagne et de l'Etoile. Aubagne (bon on laisse tomber cette idée de Provence...) a une nouvelle fois élaboré une programmation d'animations riche (oui les pauvres, je les laisse à l'opposition) et variée (et pas avariée comme les nourritures des poubelles qui jonchent les rues de ma ville) qui invite les visiteurs d'ici et d'ailleurs (d'ailleurs mais riches hein) à vivre au rythme des fêtes, des spectacles, des cabrioles, des sauts de M Schipani au dessus du feu de la Saint-Jean, de discours de M Mournaud et de marchés en poumon-de-ville.

Nous aurons aussi le plaisir de nous retrouver à l'occasion d'immenses événements festifs et élitistes : la 3ème édition du Festival des Nuits Flamencas, les 7 et 8 juillet ; la Fête Nationale, le 14 juillet (une exclusivité aubagnaise comme chacun sait) ; Argilla, les 5 et 6 août ; la Cavalcade, le 20 août où vous aurez l'honneur de m'admirer sur ce drôle de véhicule que les pauvres utilisaient jadis pour transporter divers objets ; ou encore la commémoration du 73ème anniversaire de la Libération d'Aubagne, le 21 août prochain.

Et durant tout l'été, ce sont des animations mêlant musique, danse, rencontres, speed-dating, soirées libertines, poker et découvertes telles que les Terrasses musicales, les Trottoirs dansants, les Balcons sans fleur, le Cinéma sous les étoiles, Festimôme payant, le Marché à la céramique et au santon... qui enchanteront notre été. Disneyland nous copie. A moins que cela soit le contraire...

A toutes et à tous, je vous souhaite de passer un très bel été à Aubagne-en-Provence ! (ah là, j'ai pas oublié, mais du coup, ça fait pas trop placement marketing ?)

Camille Alexandre

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