Petite musique lancinante

Non je ne vais pas parler de la fête de la musique considérablement amoindrie...

Je ne parlerai pas non plus des fifres et tambourins que j'aime mais qui ont furieusement remplacé les audaces de musiques actuelles !

Pas non plus de l'existence salutaire d'artistes locaux qui continuent à créer, malheureusement encore trop en sourdine !

En fait la petite musique lancinante dont je veux parler n'a rien à voir avec l'harmonie des notes et le plaisir des oreilles. Mais alors vraiment rien !

Il s'agirait plutôt de propos cacophoniques bien que banalisés et sans doute trop peu audibles pour nos concitoyen/ne/s.

De manière récurrente on entend notre maire et ses adeptes (heureusement assez peu nombreux)

Pour qualifier l'action municipale ils/elles prononcent inlassablement, quitte à nous lasser, "assainissement des comptes", "transparence", "rayonnement de la ville", "sécurité"... Ils osent même les mots de démocratie et solidarité, convivialité ! Quand on connait la réalité bien morose de cette ville aujourd'hui et les pratiques tellement opposées à ces termes qu'utilise la municipalité, on se dit que les vieilles recettes consistant à déclarer et agir en sens contraire, sont bien à l'ordre du jour ici ! La preuve par tout ce que dénoncent les élus de notre opposition, les citoyen/ne/s qui subissent cette politiques, les agents en souffrance, les colonnes de Mèfi et l'entrée de Marseille dans notre commune sous l'œil bienveillant du Maire... Utiliser un champ lexical qui rassure alors qu'on met en danger l'humanité, voilà qui n'est pas neuf mais qui peut tromper encore un temps !

Voilà comment ils qualifient l'opposition alternative : "vous êtes dans la politique politicienne", "vous êtes les extrêmes", "vous n'avez rien compris"...  Adepte de Nicolas Sarkosy et membre convaincu à défaut d'être éminent de "les républicains", le maire emploie le terme "politique politicienne" attribué aux autres : ça laisse rêveur, surtout après deux ans d'un mandat où les mensonges sont légion (restauration scolaire, associations, finances...) ! Deux ans où les pratiques sont les mêmes que celles des politiciens rejetés par l'opinion publique : recrutement des amis, austérité pour la majorité, luxe pour une minorité...

On connait la musique! 

Quant au qualificatif "extrême" qui voudrait marginaliser un courant de pensée qui refuse de se courber sous les effets de l'air du temps, posons-nous quelques instants.

Extrêmes, celles et ceux qui veulent que l'argent public serve les habitants pour leur bien vivre ? Revendiquer les droits fondamentaux ?

Extrêmes, celles et ceux qui ne veulent pas que l'on casse les services qui y contribuent et avec eux les femmes et les hommes qui y travaillent ?

Extrêmes encore, celles et ceux qui pensent que nous souffrons d'un déficit assourdissant de démocratie ?

Extrêmes aussi celles et ceux qui pensent toujours qu'un autre Monde est possible ? Qu'il est dans celui-là et qu'il commence dans les villes, y compris dans la nôtre sourdement repliée et fermée sur elle même ? (sauf pour l'argent des multinationales !)

Il est extrêmement réjouissant de voir qu'ailleurs, il y a celles et ceux qui allument des réverbères d'espoir, en Espagne par exemple, jouent une partition différente et bien loin de cette politique poussiéreuse, atone, si pauvre en notes symphoniquement créatives ! 

Et, du coup, on peut reprendre le goût des belles choses, des audaces indignées, des morceaux choisis et pas subis, le concert doit commencer à se travailler en rires et en chants!

Envoyez et envoyons l'Autre musique !!!

Magali Giovannangeli

Convivialité et Solidarité à la sauce UMP

Vive la Convivialité, vive la Solidarité ! Dans ces périodes d’incertitudes et de repli sur soi, on ne peut qu’applaudir celles et ceux qui, à Aubagne comme dans le monde, depuis plus de 20 ans réunissent leurs voisins, leurs amis, pour cultiver ensemble les liens de voisinage.

Bravo aux bénévoles qui, chaque année, se dévouent pour que la Fête des Voisins soit, dans leurs quartiers, un succès !

Et voilà qu’on s’accapare leur générosité pour en faire un acte de basse politique !

Gérard Gazay et Atanase Périfan invitent ces bénévoles à la remise à la Ville d’Aubagne du label européen «Ville conviviale, ville solidaire 2016».

Mais qui sont ces deux invitants ?

Gérard Gazay, on le connait : en temps qu’élu solidaire et convivial, on fait mieux !

Liquidateur du service public ; censeur de la Fête de la Paix ; agresseur de la vie associative locale et de la culture vivante ; destructeur de l’Espace des Solidarités et maintenant chasseur de Kebab.

Atanase Périfan, on le connait moins : Président de fédération européenne mais aussi tête de liste UMP aux dernières élections municipales dans le 20e arrondissement de Paris, supporter inconditionnel de Valérie Pécresse aux dernières régionales.

Quitte peut-être à choquer mais je crois que nos bénévoles aubagnais sont les otages d’une piètre opération politicienne ! Si on est d’accord avec cette affirmation, qu’on se le dise !

Daniel Fontaine

L'AVENIR C'EST MAINTENANT

La Presse Quotidienne Régionale, avec l'institut BVA, vient de publier un premier sondage sur l'élection présidentielle. Il est le 1er d'une longue série, jusqu'en avril 2017, pour ce que ces initiateurs et partenaires appellent une Plateforme des Opinions Publiques (POP2017).

Alain Juppé, pour "Les Républicains" est largement en tête avec 35 %. Sans surprise, Marine Le Pen est donnée à 27%. François Hollande et Jean-Luc Mélenchon sont à égalité à 13,5 %. Nicolas Dupont-Aignan 5, Cécile Duflot 3, Philippe Poitou 2, Nathalie Arthaud 1.

Certes ce n'est qu'un sondage, et on a appris, ici, à s'en méfier. Certes nous sommes encore loin de l'élection présidentielle. Certes tous les candidats n'ont pas pu développer leurs arguments et se faire entendre. Certes on ne sait toujours pas qui sera candidat.

Mais, cette première mesure, très imparfaite, de l'opinion publique laisse penser que, pour la première fois depuis 1969, le candidat du parti socialiste pourrait être devancé par un candidat de gauche. Ce n'est pas une surprise, mais ce serait un vrai bouleversement de la vie politique française et européenne.

Avant qu'il ne se déclare, sous la plume de Georges Rey (voir ici), nous faisions savoir notre hostilité à la primaire de la gauche et lancions une pétition pour la candidature de Jean-Luc  Mélenchon. Avec beaucoup d'autres, j'ai signé dès les premières heures le soutien à sa candidature. Malgré tous les reproches qu'on peut, légitimement, lui faire, il est, à mon avis, le seul capable de faire entendre la voix d'une alternative progressiste au libéralisme. Le seul capable de rassembler, bien au-delà de la "petite" gauche ou de la "gauche radicale", des citoyens qui souhaitent renverser la table d'une société où l'argent est roi et reine.

L'heure n'est donc pas aux formules incantatoires et langue de bois de Pierre Laurent : "Nous devons créer collectivement des convergences à gauche". Encore moins aux oukases d'Olivier Tartignolles ou aux hésitations sans fin de Clémentine Autain et de ses amis d'Ensemble!. Il faut, je pense, abandonner les illusions d'une primaire à gauche, totalement détournée de son contenu par le parti socialiste et l'ultra-libéral européen, Daniel Cohn-Bendit, pour engager des discussions avec l'équipe de "La France insoumise" et se lancer dans la campagne. Avec un programme partagé par des millions de citoyens et citoyennes de ce pays.

Ce n'est pas la victoire à la présidentielle qui est au bout. C'est l'avenir de la France. Et celui  de l'Europe, si on sait s'appuyer sur la Grèce, l'Espagne, l'Angleterre, l'Irlande, le Portugal et d'autres. Rien que cela. Et qui sait... ?

Claude Bernardi

 

Il n'y a plus de temps à perdre

Ce gouvernement libéral a remporté une victoire à la Pyrrhus. Il a fracturé la gauche et porté un coup fatal au socialisme qui ne s'en relèvera pas. Du moins sous cette forme-là.

Le Front de Gauche trop occupé à s'entredévorer s'est disloqué, le PCF souffre et se délite, l'extrême gauche proteste et proteste encore et le centre ne me fait même plus rire. 

Et c'est bien pour cela que je suis optimiste. Oui, toutes les conditions sont réunies pour qu'un mouvement politique nouveau voit le jour, défendant des valeurs de gauche. Etre de gauche ou de droite, n'en déplaise aux suivistes de la mode, ce n'est pas la même chose et ce, depuis toujours.

Il n'y qu'à jeter un oeil - et même des x- sur le programme des candidats à la primaire de droite. C'est d'une violence inégalée. Communistes du XXIème siècle, socialistes authentiques, hommes et femmes de gauche (syndicalistes, monde associatif, sympathisants, chômeurs, précaires, jeunes et retraités...) établissons ensemble, pourquoi pas sur Aubagne, une plateforme commune qui nous permettra de nous rassembler, dans le respect de chacun, et de créer une force de propositions alternatives à notre adversaire commun : la droite décomplexée et son extrême.

Le tryptique Hollande-Valls-Macron nous traite de gauche passéiste, de "gauche de la gauche". Non, non et non ! Nous ne représentons pas la gauche de la gauche, nous sommes de gauche, tout simplement.

Ce sont eux qui ont sciemment déplacé le curseur. "Ils" ne sont plus à la droite de la gauche, "ils" se sont métamorphosés en adeptes de la droite libérale prônant des baisses de charges sans contrepartie et vantant les mérites de la flexisécurité sur fond de destruction progressive du code du travail qui pourtant encadre et protège les salariés des prédateurs de la finance et de la déréglementation.

Le temps est venu de choisir son camp, clairement et sans ambiguïté. Bientôt, il sera trop tard et les plaies ne pourront plus être cicatrisées. Je me suis battu toute ma vie pour une union de la gauche, sincère, démocrate, laïque et républicaine. Et j'ai toujours appelé nos camarades socialistes à venir nous rejoindre pour mener le combat social, celui de la justice et de l'égalité.

Nos adversaires sont déterminés. Il enchaînent les victoires électorales et détiennent de plus en plus de leviers institutionnels pour peser sur le quotidien de nos concitoyens. Mesurons nos actes aux conséquences qu'ils créent.

André Danchesi, militant communiste

De Simon à Johana

Petite fille de résistant anonyme deux fois emprisonné - mon grand père a échappé aux nazis et a fini l’occupation dans le maquis de Limoges -, je garde en moi pour toujours l’Histoire comme un semis pour le présent et l’avenir.

L’Aubagne d’Edmond Garcin, lui-même acteur de ce passé richissime, c’est la ville où je suis arrivée à la fin des années 80. C’est là que j’ai connu Simon Lagunas.

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Convergence(s)

"Convergences", joli nom que le Secours Populaire Français a choisi pour sa revue.

En ces heures de refus de l'expulsion des associations caritatives et humanitaires de l'espace Ambroise Croizat, il résonne dans nos têtes et fait réfléchir. 

Réfléchir et penser les résistances et les alternatives, avec l'objectif d'une traduction en actes visibles, voilà qui nous sied bien ! 

Le refus des logiques et des actes malfaisants et des injustices insupportables du libéralisme est largement partagé. Bien que cela ne se vérifie pas forcément en mouvement de masse partout et dans notre région, il existe de nombreux foyers de luttes et de mobilisations en germe ou avérées. Ainsi, il y a sans doute une vraie et forte sympathie pour "nuit debout " et la magnifique tentative de proposer un autre Monde à partir d'une loi travail du gouvernement qui continue à ne pas passer dans l'opinion publique.

Aubagne est dans cette situation : des petites ou plus importantes mobilisations contre les coups portés par la municipalité aux droits, plus ou moins visibles mais remportant la sympathie voire l'adhésion du plus grand nombre.

Il faut dire que les sujets ne manquent pas ! La privatisation illégitime et accélérée de la restauration scolaire, l'expulsion des associations de solidarité, les services municipaux malmenés et méprisés, le logement social bafoué, la ville sans vrai projet, les écoles négligées, culture indigente, égalité et fraternité en recul... La liste est longue !

Et comment ne pas penser aux méfaits d'une métropole que les amis politiques du maire dirigent et qui décideront tôt ou tard d'en finir avec la gratuité des transports comme elle décidera de considérer qu'Aubagne perde son originalité et sa personnalité bâties depuis des décennies ? Les déclarations incantatoires du maire ne suffiront pas à convaincre de son opposition à ce monstre institutionnel.

A peine deux ans après le début du mandat sont apparues pétitions, rassemblements, nouvelles associations, les syndicats se sont renforcés, les témoignages de citoyennes et de citoyens se diffusent. Cette ville qui a perdu sa joie de vivre dans l'espace public par absence d'initiatives municipales populaires et intelligentes peut et va la retrouver avec ce qui fonde l'humanité : s'indigner et le montrer, résister et créer, progresser en fait !

Car au fond, de "nuit debout" à Aubagne qui bouge, la volonté commune, c'est le désir de démocratie et de justice pour toutes et tous, et ici, vu le manque criant, on peut supposer que l'exigence augmentera ! 

Rien n'est plus beau en politique que de créer, à partir des intelligences en présence, une intelligence collective basée sur le débat, la confrontation, la construction. En paroles... et en actes! Ici comme partout dans le monde, même si temporairement on l'oublie.

C'est là que "convergence(s)" prend tout son sens ! Tous les ruisseaux, les fils d'eau, les rus, composés de toutes celles et tous ceux qui décident d'éliminer la peur et la résignation, peuvent former des affluents de rivières et de fleuves.

De convergence(s) passons à confluences !

Alors parions sur l'espoir, les sourires, les différences et travaillons à construire les possibles d'un autre monde aubagnais !

Magali Giovannangeli

 

Cachez ces pauvres que je ne saurais voir…

Cela ne surprendra personne : l’équipe Gazay accorde une importance plus que limitée aux politiques sociales. En ce sens, elle se place dans la lignée d’une école néo-conservatrice qui considère que les réductions des dépenses publiques doivent d’abord concerner les plus démunis et qui s’attaque sans vergogne aux quelques dispositifs qui parviennent, tant bien que mal, à les soutenir et à les accompagner.

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