Convergence(s)

"Convergences", joli nom que le Secours Populaire Français a choisi pour sa revue.

En ces heures de refus de l'expulsion des associations caritatives et humanitaires de l'espace Ambroise Croizat, il résonne dans nos têtes et fait réfléchir. 

Réfléchir et penser les résistances et les alternatives, avec l'objectif d'une traduction en actes visibles, voilà qui nous sied bien ! 

Le refus des logiques et des actes malfaisants et des injustices insupportables du libéralisme est largement partagé. Bien que cela ne se vérifie pas forcément en mouvement de masse partout et dans notre région, il existe de nombreux foyers de luttes et de mobilisations en germe ou avérées. Ainsi, il y a sans doute une vraie et forte sympathie pour "nuit debout " et la magnifique tentative de proposer un autre Monde à partir d'une loi travail du gouvernement qui continue à ne pas passer dans l'opinion publique.

Aubagne est dans cette situation : des petites ou plus importantes mobilisations contre les coups portés par la municipalité aux droits, plus ou moins visibles mais remportant la sympathie voire l'adhésion du plus grand nombre.

Il faut dire que les sujets ne manquent pas ! La privatisation illégitime et accélérée de la restauration scolaire, l'expulsion des associations de solidarité, les services municipaux malmenés et méprisés, le logement social bafoué, la ville sans vrai projet, les écoles négligées, culture indigente, égalité et fraternité en recul... La liste est longue !

Et comment ne pas penser aux méfaits d'une métropole que les amis politiques du maire dirigent et qui décideront tôt ou tard d'en finir avec la gratuité des transports comme elle décidera de considérer qu'Aubagne perde son originalité et sa personnalité bâties depuis des décennies ? Les déclarations incantatoires du maire ne suffiront pas à convaincre de son opposition à ce monstre institutionnel.

A peine deux ans après le début du mandat sont apparues pétitions, rassemblements, nouvelles associations, les syndicats se sont renforcés, les témoignages de citoyennes et de citoyens se diffusent. Cette ville qui a perdu sa joie de vivre dans l'espace public par absence d'initiatives municipales populaires et intelligentes peut et va la retrouver avec ce qui fonde l'humanité : s'indigner et le montrer, résister et créer, progresser en fait !

Car au fond, de "nuit debout" à Aubagne qui bouge, la volonté commune, c'est le désir de démocratie et de justice pour toutes et tous, et ici, vu le manque criant, on peut supposer que l'exigence augmentera ! 

Rien n'est plus beau en politique que de créer, à partir des intelligences en présence, une intelligence collective basée sur le débat, la confrontation, la construction. En paroles... et en actes! Ici comme partout dans le monde, même si temporairement on l'oublie.

C'est là que "convergence(s)" prend tout son sens ! Tous les ruisseaux, les fils d'eau, les rus, composés de toutes celles et tous ceux qui décident d'éliminer la peur et la résignation, peuvent former des affluents de rivières et de fleuves.

De convergence(s) passons à confluences !

Alors parions sur l'espoir, les sourires, les différences et travaillons à construire les possibles d'un autre monde aubagnais !

Magali Giovannangeli

 

L'AVENIR C'EST MAINTENANT

La Presse Quotidienne Régionale, avec l'institut BVA, vient de publier un premier sondage sur l'élection présidentielle. Il est le 1er d'une longue série, jusqu'en avril 2017, pour ce que ces initiateurs et partenaires appellent une Plateforme des Opinions Publiques (POP2017).

Alain Juppé, pour "Les Républicains" est largement en tête avec 35 %. Sans surprise, Marine Le Pen est donnée à 27%. François Hollande et Jean-Luc Mélenchon sont à égalité à 13,5 %. Nicolas Dupont-Aignan 5, Cécile Duflot 3, Philippe Poitou 2, Nathalie Arthaud 1.

Certes ce n'est qu'un sondage, et on a appris, ici, à s'en méfier. Certes nous sommes encore loin de l'élection présidentielle. Certes tous les candidats n'ont pas pu développer leurs arguments et se faire entendre. Certes on ne sait toujours pas qui sera candidat.

Mais, cette première mesure, très imparfaite, de l'opinion publique laisse penser que, pour la première fois depuis 1969, le candidat du parti socialiste pourrait être devancé par un candidat de gauche. Ce n'est pas une surprise, mais ce serait un vrai bouleversement de la vie politique française et européenne.

Avant qu'il ne se déclare, sous la plume de Georges Rey (voir ici), nous faisions savoir notre hostilité à la primaire de la gauche et lancions une pétition pour la candidature de Jean-Luc  Mélenchon. Avec beaucoup d'autres, j'ai signé dès les premières heures le soutien à sa candidature. Malgré tous les reproches qu'on peut, légitimement, lui faire, il est, à mon avis, le seul capable de faire entendre la voix d'une alternative progressiste au libéralisme. Le seul capable de rassembler, bien au-delà de la "petite" gauche ou de la "gauche radicale", des citoyens qui souhaitent renverser la table d'une société où l'argent est roi et reine.

L'heure n'est donc pas aux formules incantatoires et langue de bois de Pierre Laurent : "Nous devons créer collectivement des convergences à gauche". Encore moins aux oukases d'Olivier Tartignolles ou aux hésitations sans fin de Clémentine Autain et de ses amis d'Ensemble!. Il faut, je pense, abandonner les illusions d'une primaire à gauche, totalement détournée de son contenu par le parti socialiste et l'ultra-libéral européen, Daniel Cohn-Bendit, pour engager des discussions avec l'équipe de "La France insoumise" et se lancer dans la campagne. Avec un programme partagé par des millions de citoyens et citoyennes de ce pays.

Ce n'est pas la victoire à la présidentielle qui est au bout. C'est l'avenir de la France. Et celui  de l'Europe, si on sait s'appuyer sur la Grèce, l'Espagne, l'Angleterre, l'Irlande, le Portugal et d'autres. Rien que cela. Et qui sait... ?

Claude Bernardi

 

De Simon à Johana

Petite fille de résistant anonyme deux fois emprisonné - mon grand père a échappé aux nazis et a fini l’occupation dans le maquis de Limoges -, je garde en moi pour toujours l’Histoire comme un semis pour le présent et l’avenir.

L’Aubagne d’Edmond Garcin, lui-même acteur de ce passé richissime, c’est la ville où je suis arrivée à la fin des années 80. C’est là que j’ai connu Simon Lagunas.

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Cachez ces pauvres que je ne saurais voir…

Cela ne surprendra personne : l’équipe Gazay accorde une importance plus que limitée aux politiques sociales. En ce sens, elle se place dans la lignée d’une école néo-conservatrice qui considère que les réductions des dépenses publiques doivent d’abord concerner les plus démunis et qui s’attaque sans vergogne aux quelques dispositifs qui parviennent, tant bien que mal, à les soutenir et à les accompagner.

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Associations : des félicitations qui ne coûtent pas cher !

Les chiffres sont parfois fastidieux, mais quelquefois il est bon de les considérer.

Ainsi, dans la rétro des vœux publiée dans le dernier AJJ, sous le titre « une vie associative dynamique », Mr le Maire rend hommage aux nombreuses associations, soulignant « le travail exceptionnel et indispensable qui est accompli par les milliers de bénévoles qui consacrent leur temps et leur talent à créer du lien social irremplaçable ».

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