Sursaut

Sauf un sursaut, sous la pression citoyenne, dans les jours à venir, les élections présidentielles de 2017 vont voir les candidats se réclamant de la gauche disparaitre au second tour.

Une candidature unique, qui aurait dû faire l’objet d’un débat public, aurait selon les sondages permis une présence au second tour et une victoire contre le FN.

Désormais, la défaite est garantie !

Ce refus d’alliance aux conséquences graves vient des pressions de Valls et Hollande pour affaiblir Hamon et du refus catégorique de Mélenchon d’une recherche de compromis. Quand les facteurs de division sont systématiquement mis en avant, les facteurs d’unité, pourtant réels, disparaissent.

C’est un beau cadeau à Macron, le poulain de Hollande et Valls. Il devient le recours face à une effrayante perspective du deuxième tour Fillon/Le Pen.

Ne parlons même pas des législatives, qui dans ce contexte de guerre gauche/gauche vont être une bérézina.

Face à l’urgence sociale et écologique, dans le cadre d’une crise européenne, d’un contexte international inquiétant, laisser en France, le terrain constitutionnel aux adversaires des milieux populaires est une lourde responsabilité.


 Yves Vandrame 

 

  

Les blés sont sous la grêle

En prenant en compte les intérêts essentiels de l’ensemble de la population, le front politique et électoral est indispensable pour empêcher les forces réactionnaires et fascisantes d’accéder au pouvoir lors des présidentielles de 2017.

Un enjeu majeur est la sauvegarde d’acquis sociaux arrachés par des décennies de luttes et de sacrifices désormais largement remis en cause. A replacer bien sûr face à l’urgence écologique et les adaptations économique et sociale indispensables pour assurer l’avenir de la planète.

C’est de la RESISTANCE!

Au moins avec Hamon, candidat officiel, la caricature offerte par la « primaire » du PS n’aura pas été inutile. Mais la véritable primaire est encore à venir. En partant de leurs facteurs d’unité indiscutables, Hamon, Mélenchon et Jadot doivent proposer une charte politique qui sera le ciment commun à la mobilisation populaire et citoyenne la plus large possible.

Il faudra aussi veiller à ne pas rejeter en bloc dans le camp ennemi l’électorat fluctuant de la bulle médiatique que représente Macron.

Le compromis permettra de proposer une candidature unique, seule opportunité pouvant ouvrir la voie au deuxième tour et une possible victoire contre Le Pen et son idéologie raciste.

Sans accord, l’échec est garanti d’avance, des candidats qui refuseraient cette démarche unitaire devront expliquer leur cadeau aux pires ennemis de notre peuple.

 

«Quand les blés sont sous la grêle,

Fou qui fait le délicat,

Fou qui songe à ses querelles

Au cœur du commun combat. »

Louis Aragon

Signatures au 15/03

René

Agarrat

 

Anne Marie

Chériconi

 

Christine

Herrera

 

Malika

Moine

Gérard

Amy

 

Florence

Ciaravola

 

Andréas

Heumann

 

Nicole

Neglio

Linnea

Anderson

 

Claude

Coursin

 

Carmen

Heumann

 

Christian

Oppetit

Arnaud

Anquetil

 

Raphaël

Da Horta

 

Remy

Jean

 

Danielle

Oppetit

Sébastien

Barles

 

Mireille

Dapon Pigatto

 

Christophe

Jourdan

 

Gérard

Perrier

Louis

Bartoloméi

 

Bruno

Della Sudda

 

Annick

Karsenty

 

Jean Yves

Petit

Christine

Bartoloméi

 

Jacques

Désideri

 

Josiane

Korobeinik

 

Stéphane

Rio

Alain

Beitone

 

Agnes

Désideri

 

Barbara

La Barbera

 

Daniel

Romet

Jean Marc

Blanc

 

Isabelle

Dimeglio

 

Johan

Laflotte

 

Henri

Rossi

Jean

Bocquet

 

Rémi

Diméglio

 

Brigitte

Laggiard

 

Joséphine

Ruiz

Didier

Bonnel

 

Bernard

Dravet

 

Françoise

Laroche

 

Françoise

Savoye

Roland

Bourglan

 

Alain

Fourest

 

Jean Marc

Lavillaureix

 

Serge

Senez

Claire

Britten

 

Fabien

Gallet

 

Gérard

Leidet

 

Béatrice

Stambul

Barbara

Brouchos

 

Patricia

Gérin

 

Jacques

Lerichomme

 

Jean

Tenani

Jean Pierre

Brundu

 

Gerard

Geron

 

Luc

Leroux

 

Catherine

Vaillières

Christian

Bruschi

 

Denis

Grandjean

 

Nicole

Lorant

 

Christine

Vandrame

Myrtho

Bruschi

 

Akim

Guelil

 

Evelyne

Maurel

 

Yves

Vandrame

Jo

Cavallo

 

Vève

Guinot

 

Zoubida

Meguenni

 

 

 

Théo

Challande

 

Lucien

Guinot

 

Roland

Mérieux

 

 

 

 

Reconstruire

Ces dernières semaines, je suis allé de surprise en surprise à la lecture des arguments de plus en plus enflammés en faveur d'une candidature commune Hamon/Mélenchon. Enfin quoi, nous disait-on, vous voilà incapables de prendre la mesure du danger ? Incapables de faire une addition ? Vous voulez encore 5 ans de politique antipopulaire ? La victoire est à portée de main !

Je me demande comment un tel aveuglement et une telle conversion à la perversion de ce qu’est l’élection présidentielle ont pu être possibles. Comment on peut appeler « victoire »... un score de 25%. Comment a-t-il pu échapper à tant de femmes et hommes sincèrement de gauche que pour passer de ces 25 là à plus de 50, il n’y a qu’une possibilité : que se rallient contre Le Pen des votes de droite et des votes macronistes. C’est une « victoire de la gauche » ça ? 75% du pays serait hostile au programme de Hamon/Mélenchon et on aurait gagné ? On pense sérieusement qu’avec un FN autour des 40%, plus la droite, plus les « progressistes », les conditions ne serait-ce qu’électorales de l’application d’un programme anti-austérité seraient données ? Au Portugal où les voix qui se sont portées sur le PS, le Bloco, le PCP dépassent les 51%, il n'est pas question de ralliement au PS, Bloco et PCP ne participent pas au gouvernement.

Comment donc tant d'ami(e)s ont-ils pu supposer qu’on allait surmonter la faiblesse historique de la gauche par un tel tour de passe passe ? A moins de compter sur l’éternel joker des abstentionnistes, dont le réservoir immense serait certainement à gauche ? Pourquoi pas de gauche radicale, voire d’extrême gauche ? Il fut un temps, tout le monde le sait, où les miracles abondaient, les pains se multipliant et l’eau se changeant en vin. Depuis ça a beaucoup ralenti, à quelque apparitions de la Vierge près. Et là, dans ce désert à miracles on pensait possible que la gauche fut ressuscitée comme Lazare d’entre les morts ? Et victorieuse ?

Une victoire de la gauche ?

Barrer la route à Le Pen, c'est une évidence. Mais pour ça, électoralement, d’autres sont mieux placés non ? Pas Fillon, sans doute. N’est-il pas clair que (pour l’instant, pour l’instant…) Macron est le bon bulletin pour ce nouveau « vote utile » ? A insister (à très juste titre, je suis bien placé pour le savoir !)* sur le risque Le Pen on pense renforcer une alliance Hamon/Mélenchon ? Allons donc ! Il n’y a aucun raccourci électoral possible. Bien entendu qu’on fera barrage à Le Pen, parce que si elle gagne, c’est le monde qui bascule ! Mais si on veut que la « gauche gagne », il faut arrêter l’arithmétique. Il faut reconquérir les têtes et les cœurs. Et franchement, c’est pas fait. A quoi en effet faut-il gagner ces têtes et ces cœurs ? Les programmes de Hamon et de Mélenchon marquent un vrai progrès du point de vue écolo c’est vrai. Et on peut même admettre que la mise au centre des débats de la question du travail est positive, même si les issues sont hyper-contrastées. Mais, ni  le programme de l’un ni celui de l’autre, ne pourront réellement entrer en pratique sans déclencher une opposition farouche des classes dominantes. Ou on s’y prépare, et alors on parle sérieusement. Ou alors c’est du vent. Et, de ce point de vue, l’acceptation du cadre de l’Union Européenne telle quelle par Hamon et Jadot dit déjà que, pour eux, tout reste dans le discours. De gauche le discours, social démocrate, mais de gauche, incontestablement. Mais sans aucun esprit conséquent ! Et l’affaire est encore plus compliquée, parce que là, la timidité de Hamon n’est pas principalement en cause. Mais celle de ses soutiens dans le peuple oui.

Pour une grande part, si on choisit Hamon et pas Mélenchon, c’est bien principalement à cause du refus de la confrontation en général, européenne en particulier. Mais si vraiment on en est là et que le seul choix est de garder au moins ce qu’on a, alors arrêtons tout de suite de promettre une quelconque rupture, comme le montre amplement le cas grec. Allons direct essayer de « gauchir » Macron. Avec lui, on a bien une confirmation que dans l'électorat qui votait à gauche, une part importante le faisait en accord avec l’option social-libérale. Gagner « à gauche » n’est pas juste gagner dans les urnes contre Macron, la droite et Le Pen. C’est gagner la majorité du peuple à un minimum de volonté de combat jusqu’à la rupture. Les conditions n’y sont pas pour l’instant ? Hélas, je le vois bien, comme tout le monde de sensé. Sinon on ne serait pas quelques misérables milliers à protester contre les assassinats de Rémi, d’Adama, contre le viol de Théo. Mais c’est le seul combat à préparer, patiemment !

Mélenchon, notre seul outil !

Pas de miracle, pas de raccourci possible. Il faut reconstruire la gauche, et la gauche de combat. Si divisée sur tellement de questions de fond, et ce n’est pas près de s’arrêter. Si abîmée pour tant de raisons (dont nos propres erreurs et échecs), mais où le dernier quinquennat joue un rôle désastreux. Or c’est mission impossible tant que l’hégémonie de ce qu’est devenu le parti d’Epinay n’est pas brisée.

Il ne sert à rien d'affirmer  contre l’évidence, que la victoire de Hamon vaut fin du PS tel qu’on l’a connu. Alors que l’intéressé lui-même dit l’inverse à qui veut l’entendre. Sans parler de ses camarades... Mais nous sommes des spécialistes à faire dire aux gens autre chose que ce qu’ils disent pourtant très clairement ! Cela étant, on sait que la gauche radicale est trop faible par elle-même pour résoudre seule la question, même fût-elle unie. Qu’il faudra faire avec la partie de la gauche qui, sur le fond, suit la route social démocrate classique telle que donnée par Hamon/Jadot. Mais à une condition : que les liens avec le PS d’Epinay soient rompus.

Comment ? Personne ne peut le dire à cette étape, tant les choses vont vite et les analyses sont aléatoires. Mais dans cette affaire, le mouvement n’est rien et le but est tout. Il faut et il faudra reconstruire, avec l’esprit le plus large possible et là, pour le coup,  gardons-nous de tout enfermement gauchiste et sectaire ! Faux en général, celui-ci deviendrait cataclysmique dans des rapports de force si dégradés. Mais derrière le PS, sans bouleversement majeur, non.

L’outil, le seul, que nous avons dans les mains pour y contribuer dans les semaines qui viennent est d’atteindre le score le plus haut possible pour Jean-Luc Mélenchon.

Samy Johsua

 

* Samy Johsua est élu du Front de Gauche dans la mairie FN du 7ème secteur de Marseille.

Désir de gauche ou coup du Bourget ?

« Mon ennemi c'est la finance ! ». Tout le monde garde en mémoire la tirade de François Hollande, lors du meeting du Bourget, à quelques semaines du premier tour de l'élection présidentielle de 2012. Manœuvre payante : concurrencé par Jean-Luc Mélenchon, le futur président socialiste avait réussi à détourner à son profit une partie des électeurs de gauche.

La suite est connue : cinq ans d'une politique d'austérité dans le droit-fil de son prédécesseur Nicolas Sarkozy, tout entière au service des couches privilégiées, sous les applaudissements du MEDEF. Cinq ans de sacrifices imposés aux couches populaires, cinq ans d'injustice fiscale, cinq ans de saccage des services publics, de répression syndicale, couronnés par la loi Macron-El Khomri de démolition du code du travail. Sans oublier la soumission à Bruxelles et à l'OTAN.

On comprend que Benoît Hamon ne souhaite pas s'attarder sur un bilan qui est tout de même un peu le sien. Et on conviendra volontiers avec lui que son succès sur Manuel Valls à la Primaire du Parti Socialiste révèle  l'envie d'autre chose dans son électorat, comme « un désir de gauche ».

D'autant plus qu'en face François Fillon n'a honte de rien et qu'une victoire du mari de Pénélope ajouterait à la violence sociale promise, l'arrogance d'une caste au-dessus des lois.

Désir de gauche ? Ne boudons pas cette évolution, particulièrement précieuse pour l'avenir  quand moult dirigeants et élus  socialistes négocient déjà leur reconversion professionnelle chez Macron, cet enfant Hollandais de la carpe sociale démocrate et du lapin ultralibéral.

Dès lors, comment répondre à l'attente d'une gauche authentique, audacieuse dans ses choix sociaux, écologistes, sociétaux, si ceux-là qui ont tout voté durant ces cinq années de reniements restent aux manettes ? Si la promesse trahie de renégociation des traités européens, sans laquelle il n'est pas de politique de gauche possible, est à nouveau renvoyée aux calendes comme fut étouffé l'espoir du peuple grec ? Si nos concitoyens ne sont pas invités à se prononcer par référendum sur l'instauration d'une 6ème République ouvrant une ère nouvelle pour notre démocratie si malade ?

Hamon doit trancher des choix, pas des têtes. Et il est naturel d'en débattre au sein de ce qu'on appelait hier « le peuple de gauche », comme entre les trois candidats, le socialiste, l'écologiste et l'Insoumis qui peuvent s'en réclamer. Mais disons-le, le résultat de Jean-Luc Mélenchon est l'unique garantie qu'on ne nous refera pas le coup du Bourget.

Georges Rey

Osons le front social et écologiste

Les échéances nationales, présidentielle et législatives, font émerger la cohérence et les convergences autour d'un projet politique du 21eme siècle, émancipé du dogme de l'éternelle croissance, prenant en compte les enjeux environnementaux et sociaux. Un projet qui ose esquisser les nécessaires réponses aux impasses institutionnelles de notre République et de l'Union Européenne.

La victoire de Benoît Hamon a mis en évidence que le peuple socialiste ne se satisfait pas de la mandature qui se termine et qu'il aspire à un nouvel avenir.

La dynamique autour de Jean-Luc Mélenchon montre la force et la volonté d'une alternative, à gauche, aux politiques menées jusqu'ici.

La persistance des écologistes à proposer des réponses nouvelles aux urgences démocratiques, sociale et environnementales offre un point d'appui nécessaire.

Il convient de ne pas ménager nos efforts pour faire aboutir une candidature unique à l'élection Présidentielle mais aussi de mesurer que cela sera compliqué tant la cinquième République s'est dévoyée en personnifiant à outrance la fonction présidentielle.

Dans la 9ėme circonscription d'Aubagne-La Ciotat, cette convergence de projet est possible. Elle passe par une candidature unique, de la gauche alternative, aux élections législatives du mois de juin.

Ici, le peuple de gauche peut et doit l'exiger.

Bien entendu le choix des candidats sera difficile. D'autant plus que le PCF, France Insoumise, EELV ont déjà investis des femmes et des hommes de valeur et que le PS n'a pas choisi une candidate proche de la majorité qui s'est exprimée lors de sa primaire.

Toutes les personnes du territoire qui portent l'ambition de promouvoir une candidature unique aux élections législatives pour la circonscription d'Aubagne-La Ciotat dans le cadre des options communes portées par Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot sont invitées à signer cet appel en envoyant un message à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Denis Grandjean

Non Benoit Hamon !

Non Benoit Hamon, le Revenu d'Existence ne doit pas être mis en place à cause de la disparition de métiers ou de la raréfaction de l'emploi salarié du fait de la révolution numérique et de la robotisation. 

Si la mesure est noble le motif est nauséabond et le montant inefficace. La motivation trahit un renoncement à trouver des solutions pour créer de l'emploi et à lutter contre une robotisation qui ne fera qu'accentuer l'épuisement des ressources. Le montant ne permet pas de lutter contre le fléau de notre siècle, la précarité.

Pourquoi opposer à la valeur Travail la valeur Existence ?

C'est un peu comme vouloir extraire son coeur de son enveloppe corporelle ! La valeur travail est une part, mais une part seulement, de la valeur existence. Nous créons autant de richesses par notre emploi salarié qu'en dehors de notre travail.

C'est cet ensemble qui crée notre valeur Existence, c'est cet ensemble qui fait de l'humain un créateur de richesses.

Qui n'a jamais entendu, "travaille bien à l'école tu auras un bon métier et tu gagneras bien ta vie !" ? Cette phrase esclavagiste est pourtant dispensée avec bienveillance par nos parents et nos grands parents. Si elle a longtemps été motivée par l'espoir d'un ascenseur social, celui-ci n'est plus seulement à l'arrêt, il ne fonctionne plus que dans le sens de la descente. La génération qui entre dans le marché du travail depuis dix ans sera la première à travail égal à gagner moins que ses parents.

Dès lors parlons plutôt de Rente d'Existence. Cette rente n'est rien d'autre que la part qui nous est due des richesses que nous créons en dehors de notre activité salariée. Cette valeur humaniste qui est inconditionnelle quelque soit notre couleur de peau, notre religion, notre appartenance sociale... ne doit pas être une mesure de compensation comme vous le proposez mais une mesure destinée à nous faire entrer dans un nouveau modèle de société. J'oserai même dire une nouvelle civilisation.

Ce que les mouvements de rue, comme Nuit Debout, nous ont notamment enseigné c'est que la jeunesse de ce pays aspire à plus de démocratie et à un changement de paradigme.

Osons la !

La Rente d'Existence doit répondre à plusieurs impératifs et notamment :

  • Son montant doit permettre de lutter efficacement contre la précarité.
  • Son montant doit être supérieur au cumul des allocations qu'elle remplace.
  • Son montant doit être suffisant pour vivre uniquement de cette rente en ayant le minimum de décence que représente un toit, de l'énergie, et une suffisance alimentaire.
  • Elle doit être inconditionnelle.
  • Elle doit être distribuée sans contrepartie d'emploi.

Benoit Hamon votre mesure est loin de remplir ces critères. Il ne s'agit pour vous que de généraliser un RSA amélioré dont on sait qu'il est inefficace dans la lutte contre la précarité.

Certains universitaires et économistes ont déjà démontré que dans notre pays il était possible économiquement de distribuer à chaque enfant de moins de 10 ans 200€, 400€ de 10 à 18 et 1100€ de 18 à la fin de vie.

Penser comme votre ami Manuel Valls ou Emmanuel Macron qu'on ne peut pas le financer c'est déjà être dans une pensée libérale. C'est refuser d'avoir la volonté politique de redistribuer les richesses.

Cette Rente d'Existence ne vient pas en opposition frontale avec la valeur travail ! Au contraire elle vient la soutenir. Elle nous permet de penser et d'organiser autrement notre vie.

De voir dans le partage du temps de travail non plus une contrainte mais un choix de vie. Elle permet de retrouver un équilibre entre emploi salarié, vie de famille, loisirs, et vie associative par exemple, sans peur du lendemain et sans contrainte d'un emploi à temps plein. Elle modifie profondément le rapport de force entre employé et employeur en minimisant la peur du chômage.

Alors oui Osons la dès 2017 mais pas dans votre schéma minimaliste.

Éric Remen

Insurrection citoyenne !

Tel est l'appel de Jean Luc Mélenchon, appel repris par les Insoumis qui se mobilisent pour porter le programme l’ « Avenir en Commun ».

Insurrection citoyenne pour mettre fin aux comportements d’un personnel politique qui bénéficie de privilèges à l’image de Fillon qui semble ne pas comprendre la réprobation face aux salaires versés à ses proches, lorsque dans le même temps il annonce un train de mesures d’austérité, mesures qu’il a appliquées lorsqu’il était 1er Ministre de N. Sarkozy. 

Ce qui traduit bien le fossé qui s'est creusé entre les citoyens que nous sommes et ceux qui ont fait, de la politique, une carrière.

Insurrection citoyenne pour mettre fin à cette monarchie présidentielle qui confisque la souveraineté populaire. 

Ainsi  est confisqué  le vote des Français qui refusent largement lors du référendum de 2005 le projet de Constitution européenne, Constitution qui leur est malgré tout imposée par le traité de Lisbonne ratifié par voie parlementaire en 2008. 

Ainsi est détourné le choix des Français en 2012, Français qui élisent un président sur la base de promesses qui ne seront pas tenues parmi lesquelles, la renégociation du Pacte budgétaire (TSCG), Pacte qui sera ratifié dès l’automne 2012, exactement dans les mêmes termes que ceux du Pacte budgétaire  -traité Sarkozy-Merkel- qui avait été adopté sous la présidence de N. Sarkozy. Mais c’est aussi la promesse de créer une tranche d’imposition de 75% pour les revenus supérieurs à 1 million d’euros, d’amnistier les syndicalistes condamnés, celle de demander à l’Union européenne une directive sur la protection des services publics, celle d’interdire aux  banques d’exercer dans les paradis fiscaux, celle d’accorder le droit de vote des étrangers, le non-cumul des mandats…

 Et face aux trahisons des promesses électorales, quelles solutions pour les citoyens qui ont pu croire en son programme ? Aucune pendant 5 ans ! 

C'est cela que le programme de Mélenchon veut réformer. Il faut rendre la parole aux citoyens français – et la respecter ! C'est cela que nous voulons porter par notre candidature : Restaurer  la politique dans ce qu’elle doit être : un engagement au service de la République (Res-publica = chose publique). 

Pour cela le programme que nous portons propose de démocratiser l’accès aux responsabilités politiques en permettant à chacun de prendre un « congé républicain », sans risque pour son emploi ou ses droits, afin de pouvoir se présenter aux élections. Il propose de rendre effectif  le non-cumul des mandats, y compris dans le temps ; et pour rendre aux citoyens leur pouvoir de contrôle sur les élus, il faut pouvoir révoquer un élu en cours de mandat.  Déjà au XVIIIe siècle, à la veille de la Révolution française, Jean Jacques Rousseau écrivait : « La souveraineté ne peut être représentée, par la même raison qu’elle ne peut être aliénée; elle consiste essentiellement dans la volonté générale…. Les députés du peuple ne sont donc ni ne peuvent être ses représentants, ils ne sont que ses commissaires ».  Du Contrat social (1762), Livre III, chapitre XV (Des députés ou représentants).  

C’est  à  l’établissement de ce lien direct entre le citoyen et ses représentants  que nous voulons travailler. 

Sylvie Pillé-Lesou

Le vent gonfle les voiles

Le Monde serait-il devenu fou ? 

Les grands équilibres, les digues humanistes, les barrages démocratiques se fissurent ici et là, donnant naissance à une sorte de malaise qui peut prendre le nom -entre autres- d'imprévisibilité générale. 

Poutine, Trump, le Brexit, les réfugiés, les intégristes... La Vieille Europe qui claudique et se referme comme une huître et la France qui tangue et oscille entre l'Esprit des Lumières et l'Obscurité populiste. Les sondages, les réactionnaires et les défaitistes veulent nous dicter leur vision du monde. Et ces gens-là Monsieur, nous recrachent sans vergogne leur sempiternel couplet sur la dette, l'austérité, l'assistanat, le péril migratoire et la corruption sous toutes ses formes. 

Le tableau n'est guère réjouissant. Faut-il pour autant l'accepter ? N'avons-nous donc plus aucune emprise, aucune responsabilité sur nos propres vies et celles des générations futures ? 

Les élections présidentielles n'échappent pas aux diktats du buzz, des tweets où n'importe quel crétin -le plus souvent sous couvert d'anonymat ou en utilisant un pseudonyme ridicule- se lâche en croyant asséner une réponse judicieuse à une question dont la complexité lui est totalement étrangère. 

La campagne se focalise sur Fillon et Pénélope. Le "Pénélopegate". Demain, à qui le tour ? Quelle tristesse d'observer la teneur du débat politique. Madame l'Abstention a de beaux jours devant elle. 

Et pourtant... Cette instabilité, cette angoisse latente, ce climat anxiogène et alimenté forment une matière que certains transforment en espoirs, en créativité, en oxygène, en un formidable défi à relever. La Gauche, responsable, unie, rassemblée a façonné un socle, une architecture sociale protectrice et émancipatrice. Elle peut encore gagner si les égos des candidats s'effaçaient devant l'intérêt général et la menace de la peste brune. Socialistes originels, communistes éclairés, insoumis structurés, écologistes sérieux, syndicalistes lucides, associations engagées, femmes et hommes progressistes, mettons nos forces en commun. Mesurons la possibilité qui se présente à nous de changer d'Horizon, de proposer un projet de vie fondé sur la justice, l'égalité et la répartition des richesses. Retrouvons notre Imagination, notre capacité à produire des Idées, à construire un avenir meilleur qui nous fasse rêver. Elevons le débat et ciblons nos attaques contre la droite extrême et l'extrême droite. Ne jamais se tromber d'adversaires. Jamais.

Oui, oui et encore oui, la gauche et la droite représentent deux lignes antagonistes, deux perceptions de la société radicalement différentes. 

Inutile d'aller bien loin pour s'en convaincre : Aubagne... en Provence (j'allais oublier), et le modèle autocratique de Gazay, son mépris pour les plus démunis, son arrogance et son mutisme face aux colères qui montent,  son acharnement pathologique à détruire les avancées sociales construites inlassablement par les municipalités précédentes. 

Nous avons besoin d'un cap, d'une orientation politique claire et cohérente. Seul le rassemblement sincère, définitivement débarassé des politicards de bazar vêtus des costumes délavés de la virginité spécieuse et des grandes gueules qui polluent et entravent le mouvement social, ancré lui dans la réalité quotidienne.

Je suis communiste, je suis socialiste (de fait), je suis insoumis, je suis conscient de la destruction de la planète... mais avant tout, je suis de Gauche. Et n'en déplaise aux rabat-joie, la Gauche est toujours là et elle porte en elle la capacité à évoluer, à se réinventer au service de la création collective.

Les Presidentielles, les Législatives et en 2020 les Municipales sont inévitablement liées. 

Ne ratons aucun rendez-vous et soyons à la hauteur du défi. Levons la tête. Il y a des choses bien plus belles que nos nombrils.

La Politique est un combat, un rapport de forces intellectuel et physique.

André Danchesi
militant communiste

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