Val’tram : tout ce qu’on ne nous dit pas

 

Ce lundi, l’association « Aubagne à venir » organisait une conférence de presse au Cercle de l’Harmonie pour présenter une initiative publique intitulée « Val’tram : tout ce qu’on ne nous dit pas ». La rencontre prendra la forme d’une déambulation qui partira de la Gare d’Aubagne ce samedi 11 mars à 10h30.

C’est dans un Cercle de l’Harmonie chaleureux et animé, que le collectif d’animation d’Aubagne à venir recevait la presse pour cette présentation. Le premier objectif assigné par les organisateurs à cette initiative publique autour du Val’tram, c’est de pallier le manque d’information criant des Aubagnais-es sur ce projet : «  Il est inutile de chercher le futur tracé des rails à travers Aubagne sur le site de la ville ou dans les pages de l’AJJ, il n’y est pas. Même les futurs riverains de la voie ne sont pas au courant. Le sujet est pourtant au moins aussi important que les travaux dans la rue Rastègue et mériterait bien une ou plusieurs réunions de concertation. » Le maire prendra-t-il au mot l’association ? En attendant, les participants à la déambulation de samedi pourront visualiser le tracé, de la gare d’Aubagne à l’Ilot des Berges, mais aussi donner leur avis sur celui-ci.

 « Aubagne à venir » ne remet pas en cause pour autant la nécessité d’un transport en commun en site propre reliant le nord du Territoire à la Gare d’Aubagne mais dénonce le choix du tramway pour effectuer ce trajet : « En remplaçant le tram-train initialement prévu par le tramway, Mme Barthélémy et M. Gazay ont retardé de deux ans le projet ce qui a conduit à la perte de sa maîtrise par le territoire puisqu’il est aujourd’hui de la compétence de la Métropole ».

Cette métropole qui a justement décidé, en janvier dernier, d’arrêter dans un premier temps le Val’tram à Pont de Joux en reportant aux calendes grecques le tronçon jusqu’à La Bouilladisse, au grand dam des habitants du nord du territoire de l’ex-Agglo et de leurs maires (lire notre article).

 « Par ailleurs, là où le tram-train partait de la Gare en empruntant de bout en bout la voie ferrée de Valdonne déjà existante, le tramway puisqu’il ne peut pas couper les voies SNCF, est obligé de les enjamber au niveau de l’Espace des Solidarités après être passé deux fois au-dessus de l’Huveaune ! ». Conséquence ? La prétendue économie faite en envoyant les rames de tramway existantes sur la voie de Valdonne est engloutie par le budget de ces ouvrages d’art supplémentaires. Mais le maire d’Aubagne qui disait « plus jamais de rails dans Aubagne » et la présidente du territoire qui promettait de s’attacher à ceux-ci le jour où le tramway roulerait ne sont pas à une contradiction près !

C’est devant la Gare d’Aubagne, cartes et plans à la main, que les membres de l’association accueilleront ce samedi à 10h30 celles et ceux qui veulent en savoir davantage. Avant d’entamer une déambulation qui passera par le cours Voltaire et se conclura sur l’Ilot des Berges aux alentours de 11h30 par un rassemblement citoyen autour d’un apéritif ouvert à toutes et tous.

Redha Romani

Cambuza

cambuza

C’est le nom d’un tout nouveau Drive citoyen, situé sur la route de Cuges à Gémenos. La cambuse, c’est la réserve de cuisine d’un bateau. Les trois associés de cette petite SCOP ont la clef et ont décidé de nous embarquer, citoyens de ce territoire, sur le navire d’une consommation différente…

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Bourse du Travail : la riposte face à Gazay !

boursedutravail manif

Alors que des négociations étaient engagées pour reloger les organisations (CGT ; FSU ; Loisir et Solidarité des Retraités ; Fraliberté...) qui siégeaient dans les locaux de la Bourse du travail, la Ville a rompu, par le silence, ce processus, refuse de payer le loyer au Cercle de l'Harmonie, propriétaire du bâtiment et assigne les organisations devant le tribunal.

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ACIA : le retour ?

wathelet acia

En ce mois de février, l'ACIA (Association des Contribuables de l'Intercommunalité d'Aubagne) vient d'élire un nouveau président.

Il est responsable d'un département du groupe AG2R La Mondiale. C'est la garantie qu'on ne va pas s'éloigner des critères financiers dictés par le secteur bancaire. Ouf !

Peut-être va-t-il rattraper le retard laissé par sa devancière ? Va-t-on savoir ce que fait, avec un salaire de plus de 5 000 €, l'ancien élu de Cuges pour quelques jours, ex-DGS de l'Agglo pour quelques semaines, puis directeur de Façonéo pendant quelques mois et réintégré à la métropole pour le conseil de territoire depuis quelques petites années, avec toujours le même salaire ?

Peut être va-t-on comprendre pourquoi il faut un Directeur Général des Services à 9000 € mensuel pour une commune de 45 000 habitants ? Ou un directeur de SPL à 7000 ? Ou plusieurs postes de Directeurs des Services Techniques ? Ou le paiement en double du poste de DGA culture/sport/social/jeunesse ?

Ou pourquoi il faut payer, sur le compte des contribuables, les repas dans les restaurants de la ville et d'ailleurs, pour le maire, quelques élus et la "haute" administration ? Ou le véhicule présidentiel du maire ? Ou son iPhone dernier cri ?

Ou, puisqu'il souhaite étendre son champ d'investigation, le coût du voyage en Floride du député ? Ou le salaire de sa secrétaire parlementaire qui est aussi son épouse ?

Enfin : on va tout savoir. Bienvenue monsieur le président.

Antoine Monticellu

 

Photo :  Christian Wathelet, nouveau président de l'ACIA (source http://contribuables.aubagne.over-blog.com)

Bourse du Travail : ça chauffe !

bourse du travail

Avec la brutalité et le dogmatisme qu'on lui connaît, dès les premiers mois de son élection, Gazay décidait l'expulsion des syndicats et des associations qui se trouvaient à la Bourse du Travail.

Il avait commencé en supprimant le Festival d'Arts Singuliers. Puis il a poursuivi avec la tentative d'expulsion du Secours Populaire et des Restos du coeur, la privatisation et l'évacuation de la cuisine centrale, la décision de supprimer la MJC...

Avec toujours les mêmes méthodes. D'abord le mensonge : "Mais non, mais non, rien n'est prévu". Puis un semblant de négociation : pour la cuisine centrale, la mise en place d'une commission qui n'a même pas été entendue ; pour les Arts Singuliers, "ils peuvent rester à condition que ce soit la mairie qui décident des oeuvres exposés" ; pour le Secours populaire et les Restos du coeur, "on va vous faire un immense espace pour toutes les associations caritatives" (depuis plus rien, pas de budget) ; pour la MJC, "on va discuter avec vous", rien n'arrive à part la décision de récupérer les locaux, etc.

Brutalité, dogmatisme, mensonges : toujours les mêmes méthodes

Même processus pour la Bourse du Travail.

Rappelons quelles sont les principales organisations qui occupent les locaux : l'UL-CGT, l'UL-FSU, Loisirs et Solidarité des retraités, Fraliberté. Au total, plusieurs centaines d'aubagnaises et d'aubagnais, sans doute même plusieurs milliers, avec toutes celles et tous ceux qui viennent aux diverses permanences sociales et syndicales.

Après la décision d'expulsion, face aux protestations et à la mobilisation d'Aubagne, la ville s'engage dans une négociation. D'autres locaux aménagés (ex-entreprise Luna) sont proposés avec une nouvelle convention d'occupation.

Et brusquement, en septembre 2016, tout s'arrête. La mairie cesse de payer le loyer au Cercle de l'harmonie qui est propriétaire des locaux. La proposition de relogement est abandonnée. Le chauffage est coupé. Le personnel municipal mis à disposition pour l'entretien des locaux est retiré.

Le Cercle de l'Harmonie engage une procédure en justice contre la mairie pour loyers impayés. La ville demande l'expulsion des occupants de la Bourse du Travail.

Nouveau coup de force contre la Bourse du Travail

Comme pour tout, le maire tente le coup de force. Naïvement, il essaie d'opposer le Cercle de l'harmonie et les occupants de la Bourse du Travail. Peine perdue.

Toutes les citoyennes, tous les citoyens, toutes les associations, les organisations syndicales, les forces politiques attachés à la liberté syndicale, au droit de réunion, à la préservation des acquis sociaux, à la démocratie sont appelés à soutenir toutes les initiatives nécessaires pour mettre en échec le maire dans sa volonté de se débarrasser de la Bourse du travail pour des raisons uniquement idéologiques.

Dans les prochaines semaines, si les négociations ne reprennent pas, Gazay risque d'avoir autant de mal que Fillon pour se déplacer tranquillement.

La raison et l'intérêt d'Aubagne doivent l'emporter.

Antoine Monticellu

Val'tram coupé en deux : le maire de St Zacharie applaudit

valtram couperendeux

On se souvient que le 26 janvier dernier, la Métropole décidait de couper le projet du Val'tram en deux (lire notre article) déclenchant un vent de révolte dans le nord du Pays d'Aubagne (lire ici). De son côté, le Maire de St Zacharie, dans son style inimitable, est intervenu dans la presse pour défendre la décision métropolitaine en maniant les concepts de transparence et d’honnêteté... L'association « Se déplacer en liberté » (ASDEL) a souhaité lui répondre par un communiqué de presse que nous reproduisons ci-dessous.

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