Nicolas et Pimprenelle : mais une ville… c’est comme une entreprise ?


nicolasetpimprenelle

Les collectivités locales agissent en faveur de l’intérêt général et non pas pour doper un chiffre d’affaires, ni satisfaire des actionnaires et pourtant... 

- Bonsoir Nicolas !

- Bonsoir, Pimprenelle !

- Dis Nicolas, tu aurais voté pour Gazay si on t’avait dit à l’avance ce qu’il ferait ?

- Tu veux dire pendant la campagne électorale ?

- Tu l’as entendu promettre de mettre ses copains marseillais aux postes clefs et de se défaire des services qui ne rapportaient pas assez ?

- Ben non. Je suis sûr qu’il ne l’a pas promis…

- Tu l’aurais cru qu’il vendrait au privé la cuisine centrale, pour faire des affaires et en pensant qu’il allait pouvoir économiser 30 salaires ?

- Ben non, Pimprenelle. Et Nounours non plus…

- En vrai, il a toujours été si fier de son parcours professionnel qu’il était certain de pouvoir gérer la ville comme une entreprise internationale…

- Mais il dirigeait ces entreprises ? Sûrement pas, tu peux être sûre qu’il les aurait coulées en deux deux.

- Son truc, c’est de faire des économies sur le dos du service public et des habitants qui en ont besoin.

- En fait, à part de jolis avantages pour certains, tout se casse la figure : les plans financiers, les projets pour la ville, les déménagements des services, les réorganisations pour une meilleure cohérence, les équipes, le moral…

- Mais tu crois qu’il le fait exprès, Nicolas ?

- Je ne suis pas sûr… Mais il faut se rendre à l’évidence, il ne sait pas faire vivre une ville.

- Ne pas savoir faire, c’est prévoir des trucs et ne pas les tenir ? Gérer à flux tendu et être toujours en retard, toujours plus cher, toujours plus dur pour les agents ?

- En même temps, plus tu démotives les gens, plus ils prennent de la distance, plus c’est facile de se débarrasser des missions comme l’entretien des écoles, l’aide aux seniors, l’information des jeunes, les actions culturelles…

- En plus, il réinvente les définitions… La concertation, maintenant ça veut dire « écouter très bien son chef, sans l’interrompre par des questions idiotes, ni des remarques pénibles et certainement de parti pris… »

- Oui ! Oui ! Et efficience c’est devenu « suivre des circuits de validation pour la moindre chose, attendre, corriger et recommencer. »

 Bonne nuit les amis !!

Nicolas et Pimprenelle

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