Epicerie sociale : la mort programmée


epicerie sociale

L'épicerie sociale d'Aubagne a été inaugurée le 14 octobre 2010. Elle est destinée aux personnes les plus démunies et n'ayant pas les ressources suffisantes pour faire face aux dépenses alimentaires dans le circuit commercial traditionnel. Elle est libre et solidaire, elle s'appuie sur l'agriculture locale et respecte l'éthique du commerce équitable. Son nom : "L'atelier de mai".

"Démuni, ressource insuffisante, solidaire, éthique..." autant de mots que Gazay ne supporte pas. Il a donc décidé de supprimer cette structure. Dans un premier temps, il a imposé un déménagement dans des locaux deux fois plus petits. Puis il a divisé par deux le personnel mis à disposition par la ville.

Cette année, en 2016, la structure tourne avec 100 000 € de moins qu'à ses débuts (-35% du budget). En ce mois de décembre, le mois de Noël, faute de financement, il n'y aura plus qu'une vingtaine de personnes qui pourront y avoir accès, au lieu des 50 servies antérieurement. Pour cette année, plus aucun dossier nouveau ne sera ouvert.

Il n'y a pas de doute, au nom de la charité chrétienne si "chère" au maire, cet espace va disparaître, si ce n'est l'an prochain, ce sera l'année suivante, par asphyxie financière. D'ailleurs, les communicants ont pris les devants en effaçant sur le site de la ville quasiment toutes les références et tous les commentaires qui concernaient l'épicerie sociale.

Pour le prochain vote du budget du CCAS, Jean-Marie Orihuel (Groupe socialistes, démocrates et apparentés) ne devra pas oublier de donner sa procuration à un élu de la majorité municipale.

Antoine Monticellu

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