Privatisation de la cuisine : ça coûte déjà 130 000 € à la ville !


Caroline, l'ex-DRH qui reste DRH, et la pré-retraitée de la direction de l'éducation ont rencontré le personnel de la cuisine centrale, mardi 8 mars (la quasi totalité des agents étant des femmes, cela s'imposait).

L'objectif était clair, avant toute décision définitive, il est nécessaire d'obtenir le départ "volontaire" du personnel. Sans attendre la décision du Tribunal Administratif suite au recours des élus d'opposition, sans attendre une éventuelle proposition alternative de la commission mise en place pour décider de "l'avenir de la cuisine", Caroline, en cadre zélée au service de Gazay, a fait des propositions de reclassement.

La carotte et le bâton

Avec le bâton : attention, si vous ne choisissez pas maintenant, ou vous serez obligé de prendre les postes qui restent ou vous serez mis à disposition du CDG 13 (Centre de Gestion de la Fonction Publique Territoriale). Au mieux, vous resterez à la cuisine mais sous la responsabilité de l'entreprise délégataire, avec les conditions de travail qui vous seront imposées. Et si, après avoir décidé de rester à la cuisine, les conditions ne vous convenaient plus, il faudra, au moins, 6 mois pour réintégrer un service de la ville. A noter qu'il y a un peu plus d'un mois, Caroline leur expliquait que la réintégration serait facile et immédiate.

Et la carotte : on met à votre disposition, un éventail de postes possibles importants, les cimetières (creuser le sol pour les inhumations en terre), la voirie (tout domaine), le nettoiement ou les espaces verts. De vrais choix, enfin une DRH qui travaille, vraiment, l'égalité homme/femme ! Mais le cadeau essentiel arrive, il est prévu un plan de formation pour assurer la reconversion de tous les agents qui le souhaitent. Le chiffre tombe : 130 000 € sont prévus sur le budget de la ville pour cela !

130.000 € pour reclasser !

"On pourrait investir dans une légumerie, avec cet argent" fait, astucieusement, observer une participante. Mais non, la question ce n'est ni les économies, ni la qualité des repas de nos enfants, les raisons sont idéologiques : le privé c'est mieux. Les raisons sont des choix politiques : l'argent public doit servir les profits des grandes sociétés privées.

C'est vrai pour la cuisine, c'est vrai pour l'eau (lire article sur Gazay et le tarif de l'eau), demain ce sera vrai pour les aides à domicile, pour le nettoiement, pour le ramassage des déchets ménagers, pour l'essentiel des services techniques, etc ... au nom de la dette, du redressement financier et de la bonne gestion.

Gazay et son équipe sont là pour ça !

 

Pendant ce temps-là, le carnaval contre la mascarade de la DSP organisé par le collectif des Parents en colère redonnait des couleurs au Cours Foch et permettait de récolter plus de 250 Euros pour boucler la souscription pour le financement des frais de justice à la suite du recours déposé au Tribunal administratif par les élus d'opposition.

Antoine Monticellu

SOUTENEZ MÈFI!

Soutenir Mèfi! c'est nous aider à vous donner une information de qualité, libre de toute contingence. Le montant est libre et vous deviendrez ainsi membre de soutien de notre association.

Montant:
 EUR

Articles récents

  • "Engagements pris, engagements non tenus" : la vérité sur le bilan Gazay +

    Le maire a fait distribué dans tous les foyers aubagnais une brochure intitulée "Engagements pris, engagement tenus". Jusqu'à la fin octobre, tous les jours, nous allons analyser et commenter ses affirmations. Lire la suite
  • Marche blanche : les chiffres +

    Samedi matin, le comité de défense de l'hôpital public d'Aubagne a organisé une manifestation contre la liquidation du service de réanimation : une marche blanche. La Marseillaise et Mèfi annoncent dans leurs commentaires "Près de 500 personnes". France 3, insistant sur le caractère réussi de l'initiative, souligne "Plusieurs centaines de participants". Lire la suite
  • Interview de Deflesselles +

    Le vendredi 10 octobre, Bernard Deflesselles, député de la 9e circonscription des Bouches du Rhône, est interviewé par La Provence. On y apprend, entre autre, qu'il est devenu "un élu de proximité". Mais on ne sait toujours pas le salaire de son épouse qu'il a embauchée comme assistante parlementaire pendant Lire la suite
  • Gazay et le mensonge +

      Gazay au conseil de quartier de Saint Mitre du 17 octobre : "Depuis que nous sommes arrivés nous imposons à tous les constructeurs 2 places de parking en sous sol par logement". L'œil de Mèfi a vérifié : Terracotta en centre ville, 46 logements, 74 places, soit 1,6 ; Le Major, entrée Lire la suite
  • Valtram : le silence des Gazay +

    Annonce de l'absence d'investissement pour le Valtram sur le budget 2018 de la métropole; déclaration du député de la 10ème circonscription jugeant ce projet dépassé; phasage des travaux qui s'arrêtent à Roquevaire ... Gazay et aucun de "ses" élus n'interviennent ni publiquement, ni au conseil de territoire. Seraient-ils contre le Valtram Lire la suite
  • Valtram : calendrier +

    Sur le site du Valtram, sous le titre périlleux "Les travaux, c'est parti", un calendrier est publié : - juin 2015, concertation publique - juillet 2015, bilan de la concertation- 2017, Déclaration d'Utilité Publique- fin 2017, fin des travaux à Aubagne- fin 2019, premiers essais et mise en service. Quelqu'un peut-il remettre à jour Lire la suite
  • Dossier sur la dette d'Aubagne : est-elle si démesurée ? (3e partie) +

    Un montant de 160 millions d'euros, des annuités de 13 millions, un remboursement sur plus de 30 ans, Aubagne dans les 5 ou 10 villes les plus endettées de France, des chiffres qui affolent et qui font peur. Mais est-ce si dramatique que cela ? Lire la suite
  • 1