Occupation des locaux scolaires

Le SNUipp-FSU  et le SE-UNSA ont envoyé un courrier à l'Inspection de L'Education Nationale pour alerter la hiérarchie sur le contenu de la Charte d'occupation des locaux scolaires.

Ce courrier a retenu toute l'attention de l'Inspection sur ce projet et elle a contacté les services de la Ville pour dénoncer les "maladresses d'écriture".

Il reste néanmoins étonnant que cette charte soit communiquée à l'Éducation Nationale par le biais des syndicats. Cela relève-t-il d'un oubli ou juste une volonté d'éviter toute discussion pour mieux imposer un fonctionnement qui ne convient visiblement à pas grand monde ? Affaire à suivre...

B.J.

La phrase de la semaine: les insomnies de Nicolas

sarkosy cerveau 

« Nous ne pouvons pas accepter que des gens qui n’ont rien dans le cerveau viennent sur la place de la République donner des leçons à la démocratie française »

Nicolas Sarkozy, Le Monde, le 26 avril 2016.

Voilà les propos tenus par l’ancien Président de la République au sujet du mouvement citoyen qui est né de la contestation autour de la Loi El-Khomri sur la réforme du travail. Même s’il a tenu à nuancer son commentaire quelques jours plus tard en soulignant qu’il respectait « tous les citoyens mais que c’était leur pensée qui était vide ! ».

Une phrase qui néanmoins marque tout le mépris de la classe politique traditionnelle à l’égard des initiatives citoyennes désireuses de voir se mettre en place un autre modèle démocratique. A gauche, pas mieux puisque la Maire de Paris, Anne Hidalgo, trouvait anormal, à la naissance du mouvement il y a un mois, que quelques personnes « privatisent » l’espace public ! Rappelons que cette forme de délinquance remonte à l’Antiquité lorsque quelques individus se réunissaient sur la place centrale (Forum) pour parler de « la chose publique », la Res publicae, donnant naissant à la notion de République.

A gauche comme à droite, on préfère donc jouer la carte de l’affrontement et du mépris plutôt que de s’inspirer, ou du moins prendre en compte, cette forme d’expression. Elle traduit avant tout un ras-le-bol, la vox populi active versus une élite politique dépassée.

Le combat ne fait que commencer, et durera sans doute, sous des formes variées, jusqu’aux élections présidentielles de 2017… et bien après !

Martine Vassal est la femme du boulanger

vassal pain 

Depuis quelques semaines, Marseille a vu fleurir de nouvelles affiches publicitaires sur fond bleu blanc rouge derrière le portrait de nos chers élus locaux. Le slogan est sans ambiguïté : « aimons la France ». En des temps pas si anciens, ce type de communication était encore le slogan de toute bonne tête de liste du Front national. Un avant-goût des prochaines élections présidentielles et des ressorts électoraux qui seront utilisés.

Mais depuis quelques jours, c’est au tour de Martine Vassal, Présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, de nous adresser son message de cohésion : « En 2016, soyons unis ». Moins marqué politiquement, la phrase est néanmoins servie sur un support très surprenant.

Nous savions la droite locale très empreinte de traditionalisme, de « provençalisme », de « pagnolisme », elle délivre désormais ses messages sur des baguettes de pain ! Voilà une communication bien « franchouillarde », à laquelle il ne manque plus qu’une distribution de saucissons secs gratuits. Une provocation ultime pour un parti Les Républicains qui localement s’est indigné contre la dette publique. On n’ose à peine imaginer combien de sachets à pain ont été imprimés et combien cette opération d’envergure a coûté !

Nous sommes quelques uns à attendre des institutions et des politiques publiques qu’elles portent d’autres messages que ces clichés passéistes et grotesques.

JDS

Quand un torchon empêche les débordements des caniveaux

elus aiment mefi

Il faut bien des torchons pour essuyer les politiques de caniveaux. Et n'en déplaise à M. Rousset, 1er adjoint de Gérard Gazay (Maire, vice*-président du Conseil départemental et vice*-président de la Métropole Aix-Marseille), notre "torchon" est bel et bien lu, beaucoup d'ailleurs (et bim!). A commencer par lui car il connait rudement bien le contenu pour le critiquer de la sorte. (voir La phrase du Jour : le torchon brûle entre Alain Rousset et… Mèfi !)

Mais là où ils ne sont vraiment pas malins, c'est qu'il n'est pas le seul élu à se repaitre de ce qu'il nomme "le torchon". Nous avons pour preuve quelques copies d'écran où l'on peut voir des adjoints bien connu(e)s déclarer leur amour pour notre prose. 

Allons, allons, messieurs-dames les élu(e)s, soyez un peu sérieux, cachez-vous mieux quand vous espionnez ! 

Benoit Jancet
qui ne trempe pas son porte-plume dans l'encre de votre caniveau

 

* Il en faut du vice pour déclamer l'austérité alors que, selon nos calculs, le cumul de ses mandats se situe au dessus du plafond fixé par la loi qui est de 8272,02€. C'est donc la somme que devrait percevoir le chantre de l'austérité.

 

gazay mefituneparleras

Eau des Collines : ne mentez pas vous aussi

La Société Publique Locale (S.P.L.), "L'eau des collines", a repris la gestion de l'eau potable, à Aubagne et à la Penne, depuis janvier 2014. Jusque là, c'était la Société des Eaux de Marseille (SEM filiale du groupe Véolia) qui assurait cette compétence à la faveur d'une Délégation de Service Public (D.S.P.).

Le 9 mars dernier, nous dénoncions la tentative de Gazay d'empêcher la baisse des tarifs de l'eau (lire ici), en interdisant à "ses" représentants de participer au conseil d'administration qui devait en acter le principe.

A cette occasion, les administrateurs de la société apprenaient que non seulement le prix de l'eau baisserait, d'environ 40 € par famille en moyenne, mais que la S.P.L. continuerait à investir, cette année, pour 5 millions d'euros de travaux d'amélioration des réseaux.
Il semble que ce chiffre ne soit pas exact. En effet, 2 M€ serviront pour la station d'épuration d'Auriol et 7 à 800 000 € seront investis pour le territoire (travaux de la canalisation qui a explosé au pont de la Californie par exemple). Sauf que ces 2,8 M€ appartiennent au budget de l'ex-agglo, à celui du territoire aujourd'hui, et non au budget de l'Eau des Collines. Ce n'est "que" 2 M€ qui lui appartiendront.

Ni mensonges, ni Panama

Nous avions déjà été obligés de souligner le mensonge, repris par le journal La Marseillaise, qui consistait à "oublier" que c'est en 2012 que l'Agglo actait la création de la Société Publique Locale. Un autre mensonge par omission, relayé cette fois par toute la presse quotidienne régionale, effaçait la non approbation de Barthélémy, à tous les votes de l'agglo et de la ville, pour toutes les délibérations sur cette question.

Il est inutile d'en rajouter. Une société publique n'a pas plus besoin du mensonge que du Panama. Son efficacité passe par la transparence et la démocratie, pas par de la communication purement politique pour servir des intérêts politiciens, encore moins pour régler des comptes entre élus.

Antoine Monticellu

Du mouvement en mairie

C'est fait, le nouveau Directeur Général Adjoint culture / jeunesse / social / sport, en remplacement de Philippe Meyer, vient d'être nommé, il prendra son poste au 1er septembre. Il s'agit de monsieur Poirier de la ville de Cavaillon (oui, oui, c'est vrai !).

Rajoutons une autre information, monsieur Boschiero, actuellement directeur de la cuisine centrale, va prendre le poste de responsable à la formation à la direction des ressources humaines, poste anciennement occupé par Valérie Bronchard qui a été licenciée. En fait, "ils" se disent que si le Tribunal Administratif remet en cause la délibération du conseil municipal sur la DSP, "ils" auront, au préalable, commencé à "vider" les postes occupés. Cela fait déjà le 4ème.

Aux prochains mouvements...

Antoine Monticellu

Les menteurs... suite !

 
 
Ils disent avoir livré 600 logements, c'est faux ! Tout a été programmé dans le mandat précédent. Depuis avril 2014, c'est zéro logement social construit ou seulement envisagé (lire ici "Gazay : zéro logement"). Ils disent "pour les Aubagnais", c'est faux. Moins de 50 % des attributions ont bénéficié à des habitants de la commune.
Pour Gazay, le mensonge, c'est une méthode de gestion. 

Une vent de Liberté sur Aubagne ce vendredi 8 avril

Il y a des noms qui ont pris place dans l’Histoire et qui continuent à entrer en résonance avec l’actualité. C’est le cas de celui de Simon Lagunas, résistant déporté à Buchenwald qui fit de sa vie un acte d’héroïsme de tous les instants. Devenu militant communiste en 1934 pour « le droit au travail, le droit à la vie, le droit à la culture, le droit au bonheur », il figure parmi les premiers indignés au sens le plus noble du terme, tel que l’a popularisé Stéphane Hessel.

C’est justement dans la salle du même nom, à l’espace des Libertés, que sa petite fille Johana Gustawsson, viendra ce vendredi 8 avril à 18h nous présenter son dernier ouvrage « Block 46 » aux éditions Bragelonne. Ce thriller, dans un élan de devoir de mémoire et de transmission largement inspiré de son histoire familiale, s’attache à développer une question plus que jamais actuelle : est-il possible d’échapper à la barbarie sans basculer soi-même dans la folie meurtrière ?

Avant que la romancière expose le cheminement qui l’a menée à l’écriture de « Block 46 », la soirée commencera par une conférence-débat sur le thème de la déportation. Elle se continuera par la lecture d’un texte écrit par Simon Lagunas avant de se terminer par une séance de dédicace de l’auteure.

Vendredi 8 avril à 18h à l'Espace des Libertés, Aubagne a donc rendez-vous avec un souffle de vie, venu de son Histoire mais aux couleurs bien contemporaines.

José Da Silva

Le vrai visage de Barthélémy

Depuis le 23 mars, Sylvia Barthélémy est présidente du conseil de territoire du Pays d'Aubagne et de L'Etoile et, donc, automatiquement, vice présidente de Gaudin à la Métropole de Marseille. Elle sait, sans doute, qu'elle a gagné son "bâton de maréchal" d'élue. Elle pense ne plus avoir d'avenir électif à Aubagne ou sur son territoire.

Ses ami-e-s le disent. Elle en convient. C'est apparemment pour cela qu'elle n'a plus à faire semblant d'apprécier tout le monde. Et les salariés de l'agglo en premier.

Le Directeur Général des Services, lui-même, fait savoir à ses Directeurs Généraux Adjoints (DGA) que le travail est devenu très pénible, que la présidente à des exigences excessives et une attitude trop agressive. Des agents, des cadres  reçoivent des remarques désobligeantes sur leurs tâches. Celle dont "la plus grande fierté était d'avoir gagné la confiance des agents" jusqu'au 23 mars se laisserait-elle aller au mépris qu'affichent, en général, les élus de droite devant les fonctionnaires, à la haine chronique contre les services publics, aux reproches de non travail ou de travail non conforme à l'efficacité du privé ?

Pour l'instant, seule la directrice de la communication semble échapper aux reproches. On ne sait pas pourquoi, même si chacun y va de son hypothèse.

A suivre, de près, dans les prochaines semaines et les prochains mois.

Antoine Monticellu

La phrase du Jour : le torchon brûle entre Alain Rousset et… Mèfi !

 

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« Vous ne pouvez pas nous faire la leçon tant que vous participez au comité de rédaction d'un torchon qui pratique une politique de caniveau (…) »

Alain Rousset, s’adressant à Magali Giovannangeli lors du Conseil municipal du 30 mars 2016

 

Voilà sans doute l’une des explications, mais certainement pas la seule, des attaques répétées de la majorité à l’encontre de l’élue d’opposition lors des conseils municipaux. Et pendant que la colère monte chez les portes-flingues de Gérard Gazay, les interpellations du Groupe Aubagne alternative citoyenne et écologiste restent sans réponses.

« Eh bien ! Oui, c'est mon vice. Déplaire est mon plaisir. J'aime qu'on me haïsse »[1] N’en déplaise à Monsieur Rousset, le média est irritant et certainement le serait-il moins si l’équipe municipale en place s’évertuait à conduire des politiques publiques locales dignes de ce nom. Depuis 2 ans, le torchon n’efface pas les erreurs administratives grotesques d’élus peu inspirés et mal conseillés.

Quant aux relents nauséabonds des bouches d’égout, nous aimerions d’autres parfums de démocratie mais l’adversité (politique) ne nous le permet pas vraiment.

José Da Silva

 

[1] (Cyrano de Bergerac, E.Rostand, Acte II, sc.8)

 

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