Un nouvel hôtel à Aubagne ?

hotel altarocca

Voilà une nouvelle qui ne devrait pas réjouir tout le monde : d'après nos informations, un hôtel devrait voir le jour dans le quartier du Camp de Sarlier, plus exactement en lieu et place de l'Alta Rocca, plus connu pour sa boite de nuit ou son vide grenier.

Pourtant, à l'origine, le site était pressenti par l'ex-Agglo pour devenir un projet immobilier à fin de bureaux. Il semble bien que Gérard Gazay, maire d'Aubagne, ait emporté le morceau face à Sylvia Barthélémy, présidente du Conseil de territoire. Il a décidé, semble-t-il, sans aucune concertation, de livrer ce terrain afin d'y construire un hôtel.

Evidemment, cela ne va pas sans lasser certains commerçants du centre ville, qui, au-delà de regretter de n'avoir pas été tenus informés du projet, voient un peu plus les intérêts du cœur de ville passer à la trappe car ce nouvel équipement hôtelier pourrait se voir adjoindre quelques commerces attenants.

Mme Pellen, adjointe au maire d'Aubagne, a bien retenu la leçon du Pays des Soviets (Lire Tintin Pellen au Pays d'Aubagne), car dans sa fine analyse du renouveau du centre ville dans la gazette municipale, elle a couvert cette nouvelle d'une chape de plomb digne d'une belle censure stalinienne. A moins qu'elle-même ne soit pas au courant...

Benoit Jancet

Ecoles : le comble des économies !

gazay ramette ds

Tout a été écrit, ici, sur les restrictions concernant le budget des écoles. Nous le pensions. Mais, avec Gazay le fond n'est jamais atteint... surtout dans le domaine des dépenses pour l'éducation des enfants.

En effet, mercredi 11 mai, l'ensemble des chefs de services et des agents du service éducation, ainsi que les directeurs des C.L.E.A. (Centre Loisirs des Enfants d'Aubagne), ont reçu un mail pour leur indiquer que le stock de ramettes de papier étant épuisé, il fallait attendre la prochaine commande.

Très élégamment, "on" écrivait aux utlisateurs : "Merci de n'imprimer que ce qui est STRICTEMENT nécessaire". Certains membres du personnel communal étaient déjà obligés d'apporter leurs propres stylos, vont-il être contraints d'amener, aussi, le papier ?

Antoine Monticellu

 

Tintin Pellen au Pays d'Aubagne

pellen aupaysdessoviets

"Tintin au pays des Soviets" : vous connaissez ? Pour les plus jeunes et les autres, quelques petits rappels, c'est le premier album (janvier 1929) des "Aventures de Tintin", une bande dessinée d'Hergé, célèbre dessinateur belge.

Philippe Amy, l'élu chargé de la liquidation de la culture à Aubagne qui a lu presque toutes ces aventures (il connaît par cœur les répliques de Milou, le chien de Tintin), pourrait vous le résumer. Nous allons tenter de vous en conter un passage qui donne assez bien le sens de l'histoire.

Tintin, journaliste-reporter, est en URSS. Il découvre que les soviétiques simulent le fonctionnement de leur industrie. Les fumées visibles proviennent, en fait, de simples ballots de paille consumés. Les usines ne sont que des décors en carton-pâte tenus par des morceaux de bois.

Patricia Pellen élue chargée, avec d'autres, de la désertification du centre ville vient de jouer, elle aussi, le rôle d'une dirigeante du PCUS en déclarant dans AGG : "Notre volonté de développement économique commence à porter ses fruits, et encourage les commerçants à s'installer à Aubagne. Le centre ville reprend des couleurs !".

A mourir de rire. Sans doute, c'était par souci de faire rire ses lecteurs que La Provence a repris cette déclaration dans "La phrase" du jeudi 12 mai. Nous n'avons pas interrogé nos confrères pour ne pas les mettre dans l'embarras. Déjà qu'ils ont à gérer leur pigiste-soviétique du fan club Gazay, président du conseil de développement !

A mourir de rire, après les liquidations de Bézert cours Foch, du pressing de Loulou Delfieu, des fermetures de Silvain rue de la République, de Lola Fraise des bois rue Rastègue et des dizaines d'autres (voir ici notre reportage photographique "Flânerie dans les rues d'Aubagne un mardi après-midi").

A mourir de rire ... ou à pleurer, quand on prend le temps de constater les dégâts : 2 enseignes qui ouvrent, 10 qui ferment. De l'auto-satisfaction à moindre prix, de la manipulation-communication où l'équipe du maire excelle. Faute de résultats, de réalisations, de promesses tenues, il faut bien continuer à entretenir le moral des maigres troupes qui restent.

Antoine Monticellu

Disparition de Marcelle Dol

marcelle dol

Nous venons d'apprendre la disparition de Mme Marcelle Dol, épouse de Paul Dol qui a marqué de son empreinte artistique des générations d'Aubagnais. C'est un peu de la mémoire d'Aubagne qui part. Marcelle avait collaboré avec Claude Valentin pour l'écriture de la biographie de son époux "Paul Dol, une biographie". 

Nous présentons nos condoléances à sa famille et à ses proches.

Bienvenue à Aubagne

tram bienvenue

Les 5, 6 et 7 mai, Aubagne accueillait le 114ème congrès de la Fédération Photographique de France.

Comme il se doit, l'élu chargé de la liquidation du monde culturel aubagnais (précisons que lui, contrairement à l'ancienne ministre de la culture de Hollande, a lu presque toutes les bandes dessinées de Tintin, et surtout Milou) est venu sur la scène du Comœdia pour faire son discours d'accueil des congressistes.

Derrière lui, sur fond d'écran en 4m x 3m, un immense "Bienvenue" avec une magnifique photo... du tramway d'Aubagne. Oui, c'est vrai, le tram est aujourd'hui plébiscité par tout le monde, après avoir été tant décrié.

Son absence pendant presque deux mois a mis, encore un peu plus en avant son utilité et son efficacité. Les promoteurs immobiliers qui sévissent chemin de la Perussonne, de la Cogedim à Façonéo en passant par Perottino, en font un argument de vente. Les commerçants du centre commercial de ce secteur, même "madame anti-tram" de la boucherie du Charrel, louent son intérêt économique. Marseille-Provence-Métropole choisit le tram d'Aubagne pour illustrer ses documents de communication sur l'environnement.

Mais tout de même, ces élus de l'équipe à Gazay n'ont honte de rien ! Ils pourraient, a minima, avoir une formule de remords pour le combat de haine et de mensonges qu'ils ont mené contre le tram et rendre à César ce qui appartient à l'équipe Fontaine.

Antoine Monticellu

 

Favoritisme ?

promotion interne

Le mois de juin s'approche, la Commission Administrative Paritaire (élus + représentants du personnel) se prépare. Elle va distribuer quelques promotions de carrière à quelques agents de la ville.

Lire la suite : Favoritisme ?

Occupation des locaux scolaires

Le SNUipp-FSU  et le SE-UNSA ont envoyé un courrier à l'Inspection de L'Education Nationale pour alerter la hiérarchie sur le contenu de la Charte d'occupation des locaux scolaires.

Ce courrier a retenu toute l'attention de l'Inspection sur ce projet et elle a contacté les services de la Ville pour dénoncer les "maladresses d'écriture".

Il reste néanmoins étonnant que cette charte soit communiquée à l'Éducation Nationale par le biais des syndicats. Cela relève-t-il d'un oubli ou juste une volonté d'éviter toute discussion pour mieux imposer un fonctionnement qui ne convient visiblement à pas grand monde ? Affaire à suivre...

B.J.

La phrase de la semaine: les insomnies de Nicolas

sarkosy cerveau 

« Nous ne pouvons pas accepter que des gens qui n’ont rien dans le cerveau viennent sur la place de la République donner des leçons à la démocratie française »

Nicolas Sarkozy, Le Monde, le 26 avril 2016.

Voilà les propos tenus par l’ancien Président de la République au sujet du mouvement citoyen qui est né de la contestation autour de la Loi El-Khomri sur la réforme du travail. Même s’il a tenu à nuancer son commentaire quelques jours plus tard en soulignant qu’il respectait « tous les citoyens mais que c’était leur pensée qui était vide ! ».

Une phrase qui néanmoins marque tout le mépris de la classe politique traditionnelle à l’égard des initiatives citoyennes désireuses de voir se mettre en place un autre modèle démocratique. A gauche, pas mieux puisque la Maire de Paris, Anne Hidalgo, trouvait anormal, à la naissance du mouvement il y a un mois, que quelques personnes « privatisent » l’espace public ! Rappelons que cette forme de délinquance remonte à l’Antiquité lorsque quelques individus se réunissaient sur la place centrale (Forum) pour parler de « la chose publique », la Res publicae, donnant naissant à la notion de République.

A gauche comme à droite, on préfère donc jouer la carte de l’affrontement et du mépris plutôt que de s’inspirer, ou du moins prendre en compte, cette forme d’expression. Elle traduit avant tout un ras-le-bol, la vox populi active versus une élite politique dépassée.

Le combat ne fait que commencer, et durera sans doute, sous des formes variées, jusqu’aux élections présidentielles de 2017… et bien après !

Martine Vassal est la femme du boulanger

vassal pain 

Depuis quelques semaines, Marseille a vu fleurir de nouvelles affiches publicitaires sur fond bleu blanc rouge derrière le portrait de nos chers élus locaux. Le slogan est sans ambiguïté : « aimons la France ». En des temps pas si anciens, ce type de communication était encore le slogan de toute bonne tête de liste du Front national. Un avant-goût des prochaines élections présidentielles et des ressorts électoraux qui seront utilisés.

Mais depuis quelques jours, c’est au tour de Martine Vassal, Présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, de nous adresser son message de cohésion : « En 2016, soyons unis ». Moins marqué politiquement, la phrase est néanmoins servie sur un support très surprenant.

Nous savions la droite locale très empreinte de traditionalisme, de « provençalisme », de « pagnolisme », elle délivre désormais ses messages sur des baguettes de pain ! Voilà une communication bien « franchouillarde », à laquelle il ne manque plus qu’une distribution de saucissons secs gratuits. Une provocation ultime pour un parti Les Républicains qui localement s’est indigné contre la dette publique. On n’ose à peine imaginer combien de sachets à pain ont été imprimés et combien cette opération d’envergure a coûté !

Nous sommes quelques uns à attendre des institutions et des politiques publiques qu’elles portent d’autres messages que ces clichés passéistes et grotesques.

JDS

Quand un torchon empêche les débordements des caniveaux

elus aiment mefi

Il faut bien des torchons pour essuyer les politiques de caniveaux. Et n'en déplaise à M. Rousset, 1er adjoint de Gérard Gazay (Maire, vice*-président du Conseil départemental et vice*-président de la Métropole Aix-Marseille), notre "torchon" est bel et bien lu, beaucoup d'ailleurs (et bim!). A commencer par lui car il connait rudement bien le contenu pour le critiquer de la sorte. (voir La phrase du Jour : le torchon brûle entre Alain Rousset et… Mèfi !)

Mais là où ils ne sont vraiment pas malins, c'est qu'il n'est pas le seul élu à se repaitre de ce qu'il nomme "le torchon". Nous avons pour preuve quelques copies d'écran où l'on peut voir des adjoints bien connu(e)s déclarer leur amour pour notre prose. 

Allons, allons, messieurs-dames les élu(e)s, soyez un peu sérieux, cachez-vous mieux quand vous espionnez ! 

Benoit Jancet
qui ne trempe pas son porte-plume dans l'encre de votre caniveau

 

* Il en faut du vice pour déclamer l'austérité alors que, selon nos calculs, le cumul de ses mandats se situe au dessus du plafond fixé par la loi qui est de 8272,02€. C'est donc la somme que devrait percevoir le chantre de l'austérité.

 

gazay mefituneparleras

Articles RSS

SOUTENEZ MÈFI!

Soutenir Mèfi! c'est nous aider à vous donner une information de qualité, libre de toute contingence. Le montant est libre et vous deviendrez ainsi membre de soutien de notre association.

Montant:
 EUR

Articles récents

  • Hôpital : mobilisation générale le 5 août ! +

    L'Agence Régionale de Santé (ARS), après avoir renouvelé pour 5 ans, le 16 décembre 2016, l'autorisation d'activité du service réanimation de l'hôpital d'Aubagne, a fait savoir sa décision de transférer ce service à la clinique privée La Casamance. Depuis, les organisations syndicales, regroupées au sein d'une intersyndicale, des citoyens, des Lire la suite
  • Le quotidien La Provence ne se vend plus +

    D'après des indiscrétions du secteur commercial la diffusion de La Provence sur Aubagne serait en chute libre. On parle d'environ 300 journaux quotidiens diffusés pour environ 20 000 familles. Lire la suite
  • Accessibilité encore +

    Beaucoup d'articles dans la presse quotidienne sur l'accessibilité et la mobilité des personnes à mobilité réduite. Il nous semble, au travers de ces articles, qu'il y a un décalage entre les paroles et les actes affichés par la municipalité. Volontarisme de façade contredit par les réalisations concrètes, et à ce propos, Lire la suite
  • Plus de nettoyage à la médiathèque ? +

    Le 21 avril, Gazay avait convoqué un Comité Technique pour proposer une réorganisation du service nettoiement des bâtiments communaux pour "économiser" 287 000€. Lire la suite
  • Ramassage des déchets : des problèmes d'effectif +

    Depuis plusieurs mois maintenant, dans tous les quartiers de la ville, le nombre de celles et ceux qui se plaignent du manque de propreté ne cesse d'augmenter. Il en est de même pour l'entretien de la voirie, des espaces verts et des équipements de proximité.  Lire la suite
  • Le miroir aux alouettes +

    Une remarque faite lors d'une discussion à bâtons rompus au sujet de l'article « Aubagne balle au pied » paru dans l'AJJ de juillet : "La personne qui l'a écrit n'est pas d'Aubagne et en plus il n'a qu'un pied celui là, il ne doit pas être très bon au foot". Lire la suite
  • Quid du Plan Propreté du candidat Gazay ? +

    Il y a les mots, les palabres, les grands discours que l'on assène devant une assemblée acquise. Et puis il y a les faits qui démontrent, démontent et enterrent. En 2014, le candidat Gazay revêtait ses plus beaux tissus pour se muer en Monsieur Propre. En 2017, la ville est Lire la suite
  • 1