L'indispensable, urgente et nécessaire évolution du Part Communiste.

Mes Camarades, mes Amis,


Ça y est, nous y sommes. Le PCF est aujourd'hui à la croisée des chemins.

Le Front de Gauche, pour des raisons purement politiciennes, ne représente plus qu'une coquille vide. 

Et pourtant, fort des résultats obtenus (11,1%) aux Présidentielles 2012, ce Mouvement Populaire possédait ce que l'on nomme une base électorale.

Non seulement nous n'avons pas su la faire fructifier, mais nous l'avons laissé péricliter pour de sombres histoires de prééminence, de carriérisme et de pseudo hégémonie.

Mélenchon, avec son Mouvement "La France Insoumise", est parti seul à la bataille, tel un hussard de la République. 

Cela ne manque ni de courage, ni de panache auquel il souhaiterait que les Communistes se rallient.

De fait, plusieurs possibilités sont mises sur la table des discussions militantes : proposer un candidat communiste, appeler au Rassemblement contre vents et marées, soutenir Mélenchon ou, plus récemment, discuter avec Montebourg et les socialistes "dissidents". Autant de possibilités qui signifient autant de dangers pour la survie politique du PCF.

Ces Présidentielles apparaissent comme un piège pour notre parti, une sorte de nasse où, en partie, nous nous sommes jetés nous-mêmes.

Essayons de prendre de la hauteur. Depuis des décennies, notre Parti périclite et nous assistons impuissants à sa longue descente électorale.

Mais nous possédons encore des atouts, notamment locaux : une base militante mobilisable, une organisation et des structures bien rodées, une histoire forte marquée par nos différents combats pour une société émancipatrice, plus juste, plus accueillante et plus progressiste.

Le temps est venu de travailler à l'adaptation de notre Parti à un monde nouveau, qui bouleverse nos habitudes, qui bouscule nos procédures et nous interroge sur nos pratiques.

Ce monde, qui semble nous échapper parce qu'il ne correspond plus à nos idéaux, il va bien falloir l'affronter pour élargir notre base électorale et redonner au PCF une assise politique conséquente.

Cela, je le répète pour la énième fois, ne signifie pas qu'il faille renoncer à nos valeurs fondatrices, bien au contraire. Il faut simplement accepter l'idée d'une évolution du Parti, voire de sa transformation culturelle. N'est-il pas temps de réfléchir à un vaste Mouvement Populaire -à l'image du Front Populaire de 36- qui rassemblerait l'ensemble des Forces de Gauche, unies et rassemblées.

A titre personnel, je prône depuis toujours pour l'élaboration d'un socle PC/PS qui a l'avantage de partager une histoire et un ADN communs. L'Union de la Véritable gauche devrait se construire à partir de ce couple politique qui a, par le passé, conquis des avancées sociales aujourd'hui menacées. Bien évidemment, cela élimine naturellement le courant social-libéral incarné par les Hollande, Valls, Macron et consorts. Pour autant, il ne faudrait pas fermer la porte à Jean-Luc Mélenchon, qui a toute sa place dans un nouveau parti de gauche qu'il nous faut bâtir avec de solides fondations.

Mais une telle Union, de par son ampleur, nous mettrait à l'abri des mercenaires et des esprits aventureux de tout acabit.

Et puis surtout, n'oublions pas les Législatives où notre groupe est clairement ménacé de disparition si nous n'arrivons pas à élaborer une plate-forme commune d'Union de la gauche.

La Représentation Nationale, la VI ème République doivent s'appuyer sur un parlementarisme fort et prédominant. Nous ne voulons plus d'une République Monarchique qui réduit l'Assemblée Nationale à une simple chambre d'enregistrement. Il faut définitivement en finir avec la Présidentialisation à outrance qui régit nos Institutions politiques. 

C'est une immense tâche qui nous attend, complexe mais exaltante. Rassemblés, nous pouvons y parvenir. Désunis, nous aurons participé au retour -pour longtemps j'en ai peur- de la droite radicale et conservatrice. Arrêtons de jouer avec le feu. 

André Danchesi, militant communiste.

 

 

Manipulation brésilienne ?

Le 17 avril, si les 2/3 des députés votent sa destitution, la présidente, centre-gauche, du Brésil, Dilma Rousseff pourrait être dans l'obligation de mettre fin à son mandat. Le processus est engagé.

Mais ce qui marque cette affaire c'est la manipulation des arguments utilisés par l'opposition. Avec une amplification médiatique à l'échelle mondiale, puisqu'en France même, à l'exception notable de Médiapart, l'Humanité et La Marseillaise, l'ensemble des journaux, télévisions, radios et sites web relaient sans nuance la campagne de la droite brésilienne.

En effet, contrairement, à ce que beaucoup de monde pense et, en particulier, des Brésiliens, Dilma Rousseff ne fait l'objet d'aucune accusation de corruption. La demande de destitution n'a rien à voir avec l'enquête baptisée "Lava-Jato" liée au scandale de la compagnie d'hydrocarbures Petrobas.

Ce qui est reproché à la présidence, c'est d'avoir retardé les transferts du Trésor national aux entreprises publiques chargées, entre autre, d'assurer les financements des politiques sociales. En langage courant, elle a fait "de la cavalerie budgétaire", c'est à dire qu'elle a inscrit des dépenses sur l'exercice budgétaire suivant. Nous avons le sentiment que si tous les responsables de telles pratiques étaient destitués, cela ferait beaucoup de renouvellement en perspective. Dans le monde, en France, et, peut-être même à Aubagne et à Cuges.

Rousseff ne fait l'objet d'aucune accusation de corruption

D'autant plus que les députés qui ont permis le démarrage du processus ne semblent pas irréprochables. La moitié des 65 députés brésiliens concernés sont l'objet d'investigations pour crimes et corruption. Parmi eux, Paulo Maluf, condamné en France pour blanchiment d'argent.

Dans une immense manipulation, préparée sans doute pendant des années et, on peut en émettre l'hypothèse, soutenue par des intérêts extérieurs, tous les opposants au Parti des Travailleurs (PT) se retrouvent pour hisser la bannière de la lutte contre la corruption, entretenant ainsi une confusion assassine pour Dilma Rousseff et son prédécesseur, Lula.

Des opposants de droite qui, comme partout dans le monde, sont de plus en plus réactionnaires : droit au port d'armes pour tous, abaissement de la majorité pénale, refus des politiques "d'assistance", discriminations dans les facs, refus des droits aux homosexuels, vénération de "la libre entreprise" et de la "concurrence libre et non faussée".

Le terme de "corruption" est repris systématiquement par tous les médias et sur le net alors même que l'éviction, si elle a lieu, de Dilma Rousseff n'a rien à voir avec ça.

Une droite de plus en plus réactionnaire

Il est vrai que le gouvernement n'a pas su apprécier les premières manifestations sociales. Celles et ceux qui avaient donné le pouvoir à Lula demandaient plus de droits et de nouvelles mesures sociales. Le PT n'a pas su y répondre et s'est placé sur la défensive. L'amalgame entre crise sociale, mécontentement progressiste et manipulation de l'opposition pouvaient, alors se faire. La tentative de "coup d'état institutionnel" était bien en place.

Mais, contrairement à ce qu'affirme le déferlement médiatique en France, du "Petit Journal" sur Canal+ au "20h de Delahousse" sur France 2, la population brésilienne ne semble pas unanime, loin s'en faut. L'espoir (?) d'un revirement de situation par un autre rapport de force populaire n'est pas à exclure.

Claude Bernardi

Ne jamais se tromper d'adversaire

Certaines images, certaines réactions nous rappellent gravement le sens et la portée de notre combat idéologique et politique.

Les insultes et les vociférations des habitants du 16ème arrondissement de Paris contre le projet d'un centre d'hébergement temporaire d'urgence pour accueillir 200 personnes constituées de familles en détresse démontrent l'exercice réel de la Solidarité Nationale à géométrie variable selon les composantes et la nature des territoires concernés. Il faut savoir que dans certains arrondissements parisiens plus de 1000 êtres humains bénéficent de places d'hébergement et que le 16ème en propose seulement 18 ! 

Cachez ces pauvres que je ne saurais voir ! Comment ne pas établir un parallèle avec la politique foncière de Gérard Gazay qui a toujours combattu avec fermeté le logement social et qui déménage manu militari le Secours Populaire et les Restos du Coeur de l'Espace Ambroise Croizat. "Je serai le Maire de tous les Aubagnais"; il le prouve à longueur de journée en clivant, en divisant, en privilégiant, en bradant le patrimoine public et en renonçant aux investissements qui pourtant créent directement de l'emploi et des recettes fiscales tout en maintenant un service public de qualité tellement nécessaires à l'équilibre, à la justice et à la cohésion sociale.

La politique libérale de Gérard Gazay, son obsession pour la privatisation des services publics, son mépris pour les représentants syndicaux et les associations à caractère social, son obstination à toujours traiter -qui plus est maladroitement et injustement- les conséquences sans s'attaquer aux causes ; tout cela installe à Aubagne un climat de suspicion, d'attentisme et de frustration qui attise les incompréhensions et les colères qui ne demandent plus qu'à s'organiser et à se manifester dans le respect des règles républicaines. 

Une partie de l'opposition ne peut plus se contenter de demi-mesures dissimulées sous le maquillage superficiel d'une gestion "responsable et cohérente". L'adversaire est désigné et ne chôme pas. Il s'agit de la droite aubagnaise radicale et conservatrice et de l'extrême droite  incarnée par une membre du premier cercle de Jean-Marie le Pen, l' homme du "détail", du "Durafour crématoire", de l'adorateur de la pucelle d'Orléans. Agissons en responsables politiques et, selon l'expression consacrée, lavons notre linge sale en famille. Nous appartenons à la même famille politique, la Gauche, nous défendons depuis toujours des valeurs d'égalité et de justice sociale. Luttons ensemble, vent debout, avec nos compétences, notre culture, nos approches -même si elles sont divergentes- et travaillons à organiser un mouvement et une mobilisation sociale qui porteront des coups sérieux et profonds à une majorité municipale qui détruit méthodiquement le travail accompli par des femmes et des hommes remarquables, dont Gérard Laïk faisait partie.

 

André Danchesi
militant communiste

Il faut libérer les énergies créatives

Aubagne en Provence ... Ah bon, je croyais que notre belle commune était située dans les Hauts-de-France. Il faudra que j'en parle au santon préféré de la majorité municipale, Lou Ravi de la crèche provençale.

Il me vient une idée traditionnelle et folklorique en écoutant le son du "fifre" et des sous-fifres de l'Hôtel de Ville : pourquoi, en ce début de XXIème siècle, et ce dans le souci constant de revitaliser le centre-ville, la municipalité immobile (tel un santon, non ?) ne faciliterait pas l'installation de saboteries artisanales afin de promouvoir un moyen de transport propre, seyant et de circonstance : inclinons-nous devant l'éloge de la lenteur. Rêvons ensemble d'une Sant Aloï permanente ; nous avons déjà l'odeur de la paille et du crottin. La jeunesse aubagnaise est décidément bien chanceuse: elle est représentée par un élu intemporel aux cheveux gominés dont l'opulence des initiatives caractérise son ouverture d'esprit (esprit, es-tu là ?).

Plus sérieusement, une ville qui ne propose rien de positif, qui n'investit dans aucun domaine si ce n'est celui de la sécurité et de l'entre-soi, qui ne porte aucun projet structurant ne peut inévitablement que s'arc-bouter sur un passé -certes riche et patrimonial qu'il faut évidemment préserver- mais qui n'ouvre naturellement pas de perspectives d'avenir au sein d'une société diverse, multiculturelle, désireuse d'échanger et de s'enrichir mutuellement dans le cadre défini d'une République laïque et indivisible.

Relisons, encore et encore, l'Article 2 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Aubagne porte depuis des décennies cette ambition du vivre ensemble, où le mot fraternité était respecté et défendu avec vigilance et détermination. Les équilibres, la recherche permanente de l'égalité et la cohésion sociale sont les garants d'une stabilité sociétale permettant de construire ensemble un espace plus juste et plus convivial.

"La vie est un exil: chaque homme vit en lui-même comme en pays étranger."

André Danchesi
militant communiste

   

Hommage - Il y a un an, Bernard Calabuig

Ce mercredi 10 février, nous serons sans doute nombreux à avoir une pensée pour Bernard Calabuig, dont le cancer a interrompu, à 57 ans, la  vie d'engagement et de fidélité lucide à ses convictions communistes. Celles et ceux qui l'ont côtoyé, durant des années à la direction nationale de la jeunesse communiste puis au comité exécutif du PCF, comme ses amis de l'Association des Communistes Unitaires et du mouvement Ensemble ! avec lesquels il travaillait à une réponse du 21ème siècle aux impasses humaines et écologiques du capitalisme.

« Je pense qu'il n'y aura pas de capitalisme civilisé » aimait à dire Bernard Calabuig. « C'est soit la mise en commun du savoir-faire humain, les coopérations, le développement des services publics, soit la barbarie. »

Viviane sa compagne et ses enfants doivent le savoir : Bernard reste présent dans la mémoire et dans le cœur des progressistes Aubagnais qui ont découvert son intelligence bienveillante, sa gentillesse et sa finesse d'esprit en 2008 aux cabinets de la présidence de l'Agglo aux côtés d'Alain Belviso, puis de Magali Giovannangeli qu'il conseillait tout particulièrement dans la mise en place de la gratuité des transports publics et dans la défense du centre hospitalier Edmond-Garcin.

Comme des dizaines d'autres militants politiques ou syndicalistes cet ouvrier maçon, le dernier dirigeant ouvrier du PCF, avait en effet acquis, durant ces années de « révolutionnaire professionnel », une dimension intellectuelle unanimement reconnue.

La professionnalisation de la politique, justement dénoncée comme contraire à la nécessaire implication des citoyens et à l'expérience de tant de reniements, ne doit pas faire oublier ces hommes et ces femmes du mouvement ouvrier qui ont grandi et fait grandir les autres grâce à la permanence de leur mobilisation contre les milliers de serviteurs du système.

Ils et elles sont l'honneur de la politique. Il n'est pas inutile de le rappeler alors que s'ouvre le procès de Jérôme Cahuzac, ce ministre « de gauche » méprisant et corrompu qui se flattait de « n'avoir jamais cru à la lutte des classes. »

Dominique Palmi

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