Rassemblement à gauche : oui, mais quelle gauche ?

La réunion du 12 février à l'initiative de Daniel Fontaine n'avait pas pour objet de construire une candidature de rassemblement (son programme, son périmètre et ses candidats). Sinon, elle aurait été convoquée il y a deux mois et non pas à quatre jours de la clôture des dépôts de candidatures.
Il s'agissait d'avaliser un ticket déjà constitué par des personnalités membres du PCF avec les sections locales d'EELV et du PS.
Plus précisément d'un coup de force pour l'imposer comme la seule voie possible.

Plusieurs militants du PG et d'Ensemble !, composantes du Front de Gauche, se sont exprimés pour exposer une sensibilité différente.

Si personne ne peut contester la différence entre la politique départementale actuelle et celle qui adviendrait en cas de passage à droite du Conseil Général, tout le monde ne dresse pas un bilan aussi idyllique que Daniel Fontaine.
En particulier, le clientélisme pratiqué (les communes « amies » du Président du CG reçoivent beaucoup, les autres rien du tout) ne peut être revendiqué : le CG doit déterminer ses investissements en fonction des besoins des populations sur l'ensemble du territoire, c'est tout. Une candidature progressiste doit s'engager à ne pas voter pour le candidat de Force du 13 à la présidence du Conseil Départemental.

Concernant la nécessité du rassemblement pour lutter contre la montée du Front National, nous pensons, à Ensemble !, mais plus généralement au Front de Gauche, qu'un rassemblement est nécessaire, avec les forces et des individus qui souhaitent porter ensemble de façon crédible un projet de société novateur à gauche et qui peuvent présenter des marqueurs forts, comme l'opposition nette avec la politique du gouvernement actuel (austérité, loi Macron, baisse des dotations aux collectivités locales...).
Daniel Fontaine et Frédéric Rays nous ont dit jeudi soir qu'ils porteraient ces idées. On peut douter qu'il soit lisible de les porter avec le soutien d'une section socialiste qui ne prend pas en tant que telle ses distances avec la ligne gouvernementale.

Nous sommes persuadés que la lutte contre l'abstention et l’extrême-droite passe par des alliances cohérentes sur les idées. Nous devons défendre notre projet sans compromis ni concession, seule façon de redonner l’espoir en l'action politique.

Nous estimons que notre positionnement n'est pas moins moralement acceptable que la ligne développée jeudi par Daniel Fontaine et je suis personnellement fatiguée et plus qu'agacée que les militants locaux d'Ensemble ! et du Parti de Gauche soient perpétuellement niés ou en butte à des attaques verbales ou écrites. Le rassemblement, ça commence par le respect des différentes sensibilités, par la disponibilité pour discuter. Il est nécessaire que les mauvaises pratiques observées lors de ces derniers mois évoluent favorablement à l'avenir, parce que c'est l'intérêt de tous, et des idées de Gauche que nous devons porter ensemble.

Clémentine Fardoux
militante syndicale et membre du collectif Ensemble ! (Front de Gauche) à Aubagne

La Grèce en commun

Sur Médiapart, Samy Johsua a écrit :

" Avec le fracas actuel, on en oublie que dans moins de 15 jours, le balancier peut s'inverser enfin avec une victoire de Syriza. Plus que souhaitable, elle n'est bien sûr pas garantie. Et elle ne dépend plus à cette étape de ce que nous faisons, ici en France. Mais si elle arrive, la Grèce de gauche aura face à elle un fantastique mur économique libéral et la mobilisation de toutes les institutions européennes. Alors, si l'essentiel dépendra des classes populaires grecques elles-mêmes, une partie décisive dépendra de nous. Ne pas laisser abattre une Grèce de gauche qui oserait ouvrir un autre chemin. Si guerre il y a, celle là est la bonne. Du fond des drames qui nous touchent, un regard donc vers Athènes. Fébrile, inquiet, mais plein de l'espoir qui nous manque tant. "

J'avais simplement envie de faire connaître ces quelques lignes que je partage totalement.

Claude Bernardi

«Les féministes font beaucoup de mal aux prostituées !»

Le collectif aubagnais Femmes solidaires nous a fait parvenir cette contribution. A lire et à méditer...

En ces temps d'hypermarchandisation, de commerce effréné, n'oublions pas que la prostitution reste une marchandisation des corps, le comble d'une humanité en perte de repères... Le débat est douloureux, la Rédaction a souhaité publier cette réflexion, sans doute une opportunité de débattre sur un sujet aux multiples entrées.

Lire la suite : «Les féministes font beaucoup de mal aux prostituées !»

Chronique d'un Conseil municipal ordinaire au doux Pays de la droite radicale

Au-delà des interventions intempestives et caricaturales de certains élus municipaux de la majorité,

Au-delà de séquences surréalistes où une élue Front National -fidèle de Jean-Marie Le Pen de Montretout- rappelle à l'ordre le premier magistrat de la Ville,

Au-delà de la nervosité manifeste, inquiétante et clivante de celui qui se présentait ostensiblement comme "le Maire de TOUS les Aubagnais" dans une posture christique inappropriée,

Au-delà de délibérations dont les contenus prouvent, si besoin était, la volonté partisane de s'attaquer systématiquement aux politiques sociales et solidaires intelligemment construites,

Ce qui devrait interpeller -et interpelle déjà- les Aubagnaises et les Aubagnais c'est l'absence totale de cap et de visibilité de la politique de l'irritable Monsieur Gazay, son manque d'ambition et de dynamisme et surtout cet immobilisme patent qui est en soi une impasse et qui va plonger Aubagne dans une léthargie qui aura des conséquences directes sur le plan du développement économique et social. L'immobilisme est la marque de fabrique de ce début de mandat.

Une commune qui n'investit plus ou mal, qui détruit pierre après pierre un équilibre et une cohésion sociale garants d'un esprit solidaire et responsable est une commune qui se replie sur elle-même, qui divise, qui favorise, qui discrimine.

C'est bien en résistance que nous devons nous placer, dans l'union et le rassemblement des forces de gauche et écologiques, sans mettre en avant un parti ou un mouvement plus qu'un autre. Construisons le rassemblement et l'espérance. Dans le respect mutuel, la lutte et la dignité.

 

André Danchési

Stéphanie Harkane écrit à Mèfi!

La rédaction de Mèfi! a reçu un courrier de Stéphanie Harkane. Membre du Parti Socialiste, la co-présidente du groupe d'opposition de gauche des élus de l'Agglo, précise qu'elle s'exprime en son nom propre. Stéphanie Harkane est élue au Conseil municipal depuis 1995, elle était adjointe à la jeunesse dans la précédente majorité.

Face à une situation générale caractérisée par une perte de sens et de valeurs politiques, il est plus qu'urgent et indispensable d'exprimer, un message sans équivoque à l'égard des citoyens de ce pays.

A l'instar des voix socialistes, écologistes, Front de Gauche, citoyennes qui s'élèvent à l'Assemblée Nationale, au Sénat, dans les hémicycles locaux, départementaux et régionaux, il est temps de nous répondre, nous qui désespérons et nous désolons au quotidien, nous qui avons voté pour le Président Hollande.

Le Budget, voté le 18 novembre dernier, maintient le cap de la réduction de déficits publics au détriment du budget des ménages. Pourtant, la politique de l'offre, imposée par Bruxelles ne donne à ce jour aucun signal positif pour le redressement économique du pays.

Des alertes sont adressées régulièrement par des élus, des groupes politiques, des associations, des citoyens qui n'hésitent pas à se prononcer et à s'opposer au démantèlement du service public, à une réforme territoriale incompréhensible et tellement hésitante, à une politique économique qui semble avoir oublié que l'on peut tenter aussi de relancer la croissance par des mesures qui favorisent la demande, c'est-à-dire, nous, les familles, les retraités, les jeunes et les moins jeunes qui ne comprenons plus cette politique du chiffre.

Il est encore temps de renverser cette tendance, les valeurs de gauche ne sont ni « passé de mode », ni utopistes, ni révolutionnaires. Elles ont le mérite depuis toujours d'intégrer et non d'exclure, de tolérer et non de rejeter, de favoriser l'expression plurielle et de permettre le débat !

Stéphanie Harkane

Les lumières ne sont plus celles de l'Arc-en-ciel

A la veille des Départementales, Aubagne est malade comme la France, elle, est a mi-mandat et après bien sûr une défaite de notre majorité.
La nouvelle majorité est loin des aspirations des Aubagnaises et Aubagnais. Un vide effroyable et catastrophique pour tout le monde.
Les conséquences de ce vide seront des taches et des blessures que notre ville vit.
Je ne comprends pas cette ambition sans pitié de prendre le pouvoir sans avoir les moyens de l'exercer dans la justice.
Le maire d'Aubagne va s'inscrire dans une démarche complètement pathologique ce qui risque de créer bien des maux.
Nous l'avons déjà remarqué il me semble...
L'ancienne majorité avait un bilan extraordinaire et j'en suis fier, mais n'était plus en phase avec ses citoyens.
Cela peut s'expliquer par un contexte international si notre esprit était celui d'une ville altermondialiste.
Cela peut s'expliquer par un contexte national même si une commune se doit d'être à l'avant garde des enjeux nationaux. Ce n'était pas le cas.
Quelques mots suffisent parfois.
Le bilan s'est accessoirisé ! 
Un temps nouveau s'est ouvert, fait de vide.
Les lumières sont celles du désespoir, du dégoût et de la galère. 
Un temps nuageux où l'air se fait à l'orage.
Les Aubagnais et les Aubagnaises attendent des réponses en vain.
Ils vont devoir faire face doublement à l'agitation permanente de ce temps nouveau.
En tant que jeune citoyen, j'en appelle à la responsabilité de tous.
Il est temps à nouveau de s'unir.
Je crois en ma commune, nous avons le choix de refaire notre révolution.
La gauche doit faire le choix de tendre au rassemblement.
Sinon tout s'arrête.

François Lucchini

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