Forum Social Mondial à Tunis J2

Du 24 au 28 mars se tient à Tunis le 12eme Forum Social Mondial (FSM). Ce rendez-vous des altermondialistes est né à Porto-Alegre au Brésil en 2001. Au fil des éditions, il est devenu le rendez-vous incontournable de ceux (ONG, syndicats, mouvements citoyens, partis politiques) qui contestent la mondialisation ultra-libérale. Plus de 1000 organisations venues de 150 pays participent à l'édition 2015 qui se tient à Tunis quelques jours après le terrible attentat islamiste contre le Musée du Bardo qui a fait 21 morts.
Antoine Ronchin qui participe au FSM livrera au quotidien sa chronique aux lecteurs de Mèfi! Retrouvez ici l'épisode un.

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Forum Social Mondial à Tunis J1

Du 24 au 28 mars se tient à Tunis le 12eme Forum Social Mondial (FSM). Ce rendez-vous des altermondialistes est né à Porto-Alegre au Brésil en 2001. Au fil des éditions, il est devenu le rendez-vous incontournable de ceux (ONG, syndicats, mouvements citoyens, partis politiques) qui contestent la mondialisation ultra-libérale. Plus de 1000 organisations venues de 150 pays participent à l'édition 2015 qui se tient à Tunis quelques jours après le terrible attentat islamiste contre le Musée du Bardo qui a fait 21 morts.
Antoine Ronchin qui participe au FSM livrera au quotidien sa chronique aux lecteurs de Mèfi!

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Rythmes scolaires et périscolaires

Trop souvent certains ont cette immense faculté de nous faire prendre des vessies pour des lanternes ; et comme disait mon Oncle Vénéré : « Quand le sage montre la Lune, l'idiot regarde le doigt. »

Mais dans cette histoire, on nous montre le doigt pour cacher la Lune. Quand Xavier Darcos était ministre de l’Education Nationale, le Président de la République annonça que le samedi matin les élèves seraient dispensés de classe : le temps de travail des enseignants étant réparti différemment ; les enfants en difficulté ayant droit à un soutien scolaire pendant la pause méridienne.

En fait, 24 demi-journées de classe disparaissent pour l’ensemble des élèves et les réseaux d’aide sont supprimés… Simple opération comptable dans une longue période d’austérité.

En 2012, l’équipe gouvernementale change et le ministre de l’Education, Vincent Peillon, engage une politique de Refondation de l’école avec la problématique des rythmes scolaires. Les 24 demi-journées reviennent dans le circuit éducatif mais sous la gestion des collectivités territoriales. L’organisation proposée par les décrets Peillon et Hamon permet aux municipalités différents choix horaires... Mais peu importe l’organisation temporelle, et les contenus, même si cela pose des problèmes aux usagers du service public d’éducation.

L’école de la République a été fondée sur le principe d’égalité, or soumettre ces 24 heures au bon vouloir local c’est faire fi de ce premier principe républicain.

Ce temps périscolaire sera dépendant des politiques éducatives locales, et des moyens alloués : aux riches de la qualité, aux pauvres ce que l’on peut.

Deuxième principe des fondements de l’école républicaine : la gratuité.

Dans de nombreuses communes les activités périscolaires sont payantes privant ainsi certains élèves de ce temps ; les plus démunis restant dans la rue.

Quand Peillon parlait de refondation, il avait raison, puisqu’il touchait aux fondations mêmes de l’école républicaine : l’égalité et la gratuité.

Herzed (poète maudit)

Alerte ! Un communiqué de la CGT

Il ne se passe pas de jour sans qu'on apprenne des décisions sauvages de mutations. Pas de chasse aux sorcières, qu'ils disaient, mais après la phase d'enfumage vient le temps des purges : gare à celles et ceux qui ont pu faire état de préférences politiques différentes de celles de l'équipe au pouvoir, les voilà aujourd'hui déplacés avec brutalité.

On a bien essayé de les sanctionner pour faute mais les dossiers de l'accusation restant vides, on est passé à la nécessité de réorganiser. On avait pourtant nié qu'elle serait bouleversée, l'organisation, mais aujourd'hui, c'est le prétexte à peine déguisé pour « placardiser » des collègues.

Demain, à qui le tour ? Car ça n'arrive pas qu'aux autres : sur le fond, c'est la remise en cause de pans entiers de l'activité de services qu'on dépèce. Sur la forme, c'est la déconsidération et le mépris, l'absence de concertation et même, plus grave, l'absence d'information des élus du personnel ! Ce sont les libertés prises avec la règlementation (manque de déclaration des vacances de postes, non-respect des préalables du passage en Comité technique et/ou CAP...).

Et quand les personnes « gênantes » sont éloignées, on voit les postes vite occupés par des gens dont on peut douter des compétences mais pas de l'allégeance au nouveau maître !

Que vaut alors l'invitation à participer le 18 février à un séminaire des cadres qui serait dans la continuité de celui de 2013 (organisé suite aux interventions de notre syndicat) alors qu'a disparu toute référence à la démocratie participative ? S'agit-il d'autre chose que de nous faire avaler sans broncher une refonte de notre collectivité dont on ne peut pas dire que la qualité du Service public soit la préoccupation première !

Nous ne sommes pas des pions qu'on déplace au gré des humeurs du prince. Nous sommes des professionnels dont la compétence est éprouvée et largement confirmée par la population. Restons vigilants !

Le syndicat ICTAM CGT des Territoriaux d'Aubagne

Rassemblement à gauche : oui, mais quelle gauche ?

La réunion du 12 février à l'initiative de Daniel Fontaine n'avait pas pour objet de construire une candidature de rassemblement (son programme, son périmètre et ses candidats). Sinon, elle aurait été convoquée il y a deux mois et non pas à quatre jours de la clôture des dépôts de candidatures.
Il s'agissait d'avaliser un ticket déjà constitué par des personnalités membres du PCF avec les sections locales d'EELV et du PS.
Plus précisément d'un coup de force pour l'imposer comme la seule voie possible.

Plusieurs militants du PG et d'Ensemble !, composantes du Front de Gauche, se sont exprimés pour exposer une sensibilité différente.

Si personne ne peut contester la différence entre la politique départementale actuelle et celle qui adviendrait en cas de passage à droite du Conseil Général, tout le monde ne dresse pas un bilan aussi idyllique que Daniel Fontaine.
En particulier, le clientélisme pratiqué (les communes « amies » du Président du CG reçoivent beaucoup, les autres rien du tout) ne peut être revendiqué : le CG doit déterminer ses investissements en fonction des besoins des populations sur l'ensemble du territoire, c'est tout. Une candidature progressiste doit s'engager à ne pas voter pour le candidat de Force du 13 à la présidence du Conseil Départemental.

Concernant la nécessité du rassemblement pour lutter contre la montée du Front National, nous pensons, à Ensemble !, mais plus généralement au Front de Gauche, qu'un rassemblement est nécessaire, avec les forces et des individus qui souhaitent porter ensemble de façon crédible un projet de société novateur à gauche et qui peuvent présenter des marqueurs forts, comme l'opposition nette avec la politique du gouvernement actuel (austérité, loi Macron, baisse des dotations aux collectivités locales...).
Daniel Fontaine et Frédéric Rays nous ont dit jeudi soir qu'ils porteraient ces idées. On peut douter qu'il soit lisible de les porter avec le soutien d'une section socialiste qui ne prend pas en tant que telle ses distances avec la ligne gouvernementale.

Nous sommes persuadés que la lutte contre l'abstention et l’extrême-droite passe par des alliances cohérentes sur les idées. Nous devons défendre notre projet sans compromis ni concession, seule façon de redonner l’espoir en l'action politique.

Nous estimons que notre positionnement n'est pas moins moralement acceptable que la ligne développée jeudi par Daniel Fontaine et je suis personnellement fatiguée et plus qu'agacée que les militants locaux d'Ensemble ! et du Parti de Gauche soient perpétuellement niés ou en butte à des attaques verbales ou écrites. Le rassemblement, ça commence par le respect des différentes sensibilités, par la disponibilité pour discuter. Il est nécessaire que les mauvaises pratiques observées lors de ces derniers mois évoluent favorablement à l'avenir, parce que c'est l'intérêt de tous, et des idées de Gauche que nous devons porter ensemble.

Clémentine Fardoux
militante syndicale et membre du collectif Ensemble ! (Front de Gauche) à Aubagne

La Grèce en commun

Sur Médiapart, Samy Johsua a écrit :

" Avec le fracas actuel, on en oublie que dans moins de 15 jours, le balancier peut s'inverser enfin avec une victoire de Syriza. Plus que souhaitable, elle n'est bien sûr pas garantie. Et elle ne dépend plus à cette étape de ce que nous faisons, ici en France. Mais si elle arrive, la Grèce de gauche aura face à elle un fantastique mur économique libéral et la mobilisation de toutes les institutions européennes. Alors, si l'essentiel dépendra des classes populaires grecques elles-mêmes, une partie décisive dépendra de nous. Ne pas laisser abattre une Grèce de gauche qui oserait ouvrir un autre chemin. Si guerre il y a, celle là est la bonne. Du fond des drames qui nous touchent, un regard donc vers Athènes. Fébrile, inquiet, mais plein de l'espoir qui nous manque tant. "

J'avais simplement envie de faire connaître ces quelques lignes que je partage totalement.

Claude Bernardi

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