A force !

A force de couper les budgets,

A force de liquider les structures et les associations artistiques et culturelles,

A force de vider le centre ville des événements festifs et des arts de la rue,

A force de ne plus jamais proposer d'initiatives citoyennes notamment sur l'espace public,

... On se retrouve avec une ouverture de l'été démunie, rabougrie, dégarnie de monde mais décorée d'uniformes de la police municipale et de la sécurité ! Une fête de la musique décevante, affaiblie...

Heureusement, les talents actuels de notre ville, les jeunes musiciens issus d'une histoire de créativité suggérée et encouragée depuis des décennies, étaient là et malgré tout ont permis aux inconditionnels du plaisir des notes et de la rencontre, de savourer de beaux moments...

Et de redonner de la force !

La force de déambuler, 

La force de se dire que rien ne vaut ces temps artistiques et gratuits, comme doit l'être la vie,

La force de vouloir recréer des temps où la culture redevient une priorité parce qu'elle est l'expression de l'humanité par excellence,

La force des majoritaires de cette ville: ceux et celles qui veulent vivre et vivre bien !

 

 

Bravo !

A la MJC, jeudi 23 avril, la salle était comble et au comble de la satisfaction intellectuelle qui tire la langue à ces temps d'indigence réflexive, dont Aubagne est devenue, par la voix de ses représentants élus une championne.

Laïcité et culture... Le beau programme d'une conférence dont je ne vous infligerai pas un compte rendu exhaustif ou une exégèse. Deux procédés qui dans le meilleur des cas sont indigestes et dans le pire des cas détournent ou galvaudent les propos des orateurs .

Et en l'occurrence, Henri Pena Ruiz mérite d'être écouté, celles et ceux qui ont eu cette chance jeudi soir vous le diront !( D'ailleurs, vous pouvez profiter de cette belle tranche d'intelligence sur la radio web "la Fourmili Aires" de la MJC.)

En philosophe soucieux des êtres humains qui l'entourent, il a encensé l'initiative, Yvonne Peaudau qui l'a sollicité au nom de la Ligue des Droits de l'Homme et l'ancienne présidente du comité local, "notre" regrettée  Paule Abric, dont on peut saluer l'oeuvre -féministe entre autres, sur la ville... (et tant qu'elle n'est pas débaptisée, la maison des femmes victimes de violences porte son nom).

Chaleureuse entrée en matière !

Poursuivie par le témoignage du conférencier de toute sa solidarité à la MJC pour le bien fondé de ses initiatives et du rôle qu'elle joue.

Le ton était donné !

J'ai tout de même envie de vous livrer en toute subjectivité, quelques pans de cette mémorable soirée ! Je n'y résiste pas pour mieux résister à l'air du temps !

La laïcité est une valeur d'avenir, elle a vocation à essaimer au delà des pays où elle vit (tant bien que mal, mais elle a mal...), la France la Turquie, le Mexique.

Voilà qui concluait une heure et demi de propos.

Où l'on a réappris les essentiels de la Révolution Française, avec une déclaration des Droits de l'Homme  fondatrice.

Où l'on s'est frayé un passionnant chemin sur les dépassements des traditions aliénantes ou mutilantes de l'intégrité physique ou morale des hommes et surtout des femmes.

Où l'on a piétiné le patriarcat, soumettant encore les femmes.

Où l'on a déambulé dans l'univers de la culture émancipatrice dont le porte flambeau majeur doit être l'Ecole, l'Instruction Publique.

Où l'on s'est baigné dans un océan qui mêle les croyants et les athées dont la laïcité permet "l'alliage" et forge une civilisation "creuset" du vivre ensemble.

Où l'on a évité les pièges des faiseurs d'illusion et des raccourcis tendant à réduire la laïcité à une dangereuse juxtaposition de communautés qui les met en concurrence et peut entraîner, quand ce n'est pas déjà fait, la domination de l'une sur les autres.

Et, du coup,

Où l'on a la confirmation de l'inadmissible en oeuvre à Aubagne : la prégnance et la prépondérance de la religion catholique sur l'espace public invitée par ses édiles, bafouant ainsi une République  laïque dont ils sont normalement les représentants...

Une soirée de résistance, en somme, qui en appelle d'autres !

Faites-vous du bien ! Penchez-vous sur le propos de Pena Ruiz pour ne pas courber le dos !

M.G.

 

 

 

Le Maire qui n'aimait pas compter

Ancien instit, j'ai un point commun avec Gérard Gazay. Lequel ? Selon l'article du 19 mars 2015 publié par SLATE, média en ligne, il aurait déclaré «Moi, j'aime la vérité des chiffres et je ne me défile pas : au premier tour, j'ai fait 42% et Fontaine 37%. Le FN, lui, fait 21%. Au deuxième tour, le FN perd 10 points. Fontaine fait 42% et moi 53%...».

Comme lui, j’aime la vérité des chiffres, et je les offre souvent à ma calculette, qui les adore mais ne les digère que quand ils sont bons. Eh bien là, elle les a recrachés. Je lui ai dit vertement ce que je pensais d'elle, à quoi elle m'a répondu : « Compte avec moi. Premier tour : 42% + 37% + 21% = 100 %. OK ? ». Je ne pouvais dire que : «OK ! ». Elle a repris : « Deuxième tour, le FN perd 10 points, ce que je traduis par – 10%. Donc 21% - 10% reste 11%. Alors 42% + 53% + 11% = 106%.» Perplexe, j'ai vérifié sur Internet, et j'ai dit à ma calculette : « Gazay 47,49% (pas 53%), Fontaine 40,87% (pas 42%) et FN 11,62% (pas 11%). Là, ça fait combien ? ». « 47,49 + 40,87 + 11,62 = 100%, à une ou deux poussières près (exactement 99,98%) » a dit ma machine.

Alors soit le Maire a mal articulé, soit le journaliste a mal compris. Parce que, enfin : la vérité des chiffres c'est la vérité des chiffres. Parole d'(ancien) instit ! Un dernier chiffre avant de partir : être élu par 47,49% des 68,8% des votes exprimés, ça fait 32% et quelques des inscrits, presque 1 sur 3. Et 2 sur 3 qui n'ont pas voté pour. Alors : gagnant oui, mais pas de quoi triompher.

M.D.

Tout ça pour ça !

L’association « Bien vivre en Pays d’Aubagne » s'est réuni fin avril dans la salle des sociétés de la rue Jeu de ballon. L'«évènement» a été relayé par le quotidien La Provence qui en a rendu compte dans son édition du 27 avril (voir article joint).
« Aubagne à venir » a tenu à réagir dans Mèfi!

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Réflexions post 1er Mai

A l'approche du 1er mai les médias français se sont mobilisés contre les syndicats ; pointant le petit nombre de syndiqués et surtout leur appartenance à la fonction publique ; sondages à l'appui et bien sûr interviews de circonstance.

J'ai enfin compris pourquoi les dirigeants européens veulent faire rentrer la Turquie dans l'Union : c'est le seul pays qui bombarde les manifestants du 1er mai au canon à eau et aux gaz lacrymogènes (suivez le bon exemple).

Les Grecs sont toujours les mal aimés de l'Europe : une symphonie orchestrée par Bruxelles avec aux violons Sapin, Draghi, le ministre allemand de l'économie, à la grosse caisse Lagarde, et au tambour Moscovici, a sommé le peuple grec de continuer son lent suicide...

Le directeur du journal Le Point a été d'une virulence et d'une violence impensables contre Tsipras et bien sûr Mélenchon...

Les médias français ont profité de la fête du travail pour montrer en exemple un magnifique pays où l'on crée des emplois : j'ai nommé la Grande Bretagne. Imaginez donc :

  • on peut télécharger des contrats de travail pré-remplis que l'on peut modifier à l'envi.
  • on peut choisir le contrat zéro, qui ne fixe ni le temps de travail, ni le montant du salaire.

Un pays de cocagne pour les patrons.

La France souffre d'une grave maladie parait-il : il n'y a pas assez de jeunes milliardaires ! Heureusement il y de plus en plus de jeunes pauvres.

 

Herzed

Loi Macron, chantier code du travail...

Les régressions sociales continuent, le programme du Medef s'applique lentement mais sûrement, la prochaine victime : le Code du Travail.

Dernièrement dans le magazine Challenges, le premier ministre annonçait que le prochain chantier du gouvernement serait la réforme du Code du Travail ; quand on connait le sens du mot réforme chez ces gens là, le pire est à craindre.

Le 11 mars au Sénat, le ministre du Travail, F. Rebsamen poursuivait :
« le contrat de travail n'impose pas toujours un rapport de subordination entre employeur et salarié ; il est signé entre deux personnes libres qui s'engagent mutuellement. »

Le Code du Travail reconnaît aujourd'hui le lien de subordination qui lie l'employeur et le salarié et inscrit dans le marbre de la Loi le principe d'inégalité du contrat. Ce déséquilibre constaté entre le salarié et l'employeur implique des contreparties au bénéfice du premier.

Dans son Congrès, le Medef propose de remplacer le terme de « subordination » par celui de « soumission librement consentie. »

La déréglementation s'est déjà bien engagée dans le secteur privé :

  • statut d'auto entrepreneur
  • accords faisant renoncer aux 35h
  • accords sur l'augmentation du temps de travail sans augmentation des salaires
  • réforme des prud'hommes

Cette nouvelle régression, dans la lignée des précédentes, a pour but de remplacer la Loi par le contrat de gré à gré, et de faire glisser le contrat de travail vers le droit civil.

En effet la Loi Macron abroge un alinéa de l'article 2064 du Code civil qui excluait le contrat de travail des conventions amiables de gré à gré.

Une fois que le Code du Travail sera détricoté est-ce que le statut de fonctionnaire sera tenable au regard des autres travailleurs et du battage médiatique qui sera alors organisé ?

Rappel : en 1992 la droite attaquait les retraites du secteur privé, la fonction publique n'a pas soutenu les luttes des travailleurs, en 2003 les retraites du secteur public subissaient un grave recul.

Hazred

Tunis, un FSM qui poursuit sa route

Gus Massiah, co fondateur d'ATTAC, membre éminent du Conseil International du FSM (Forum Social Mondial), nous livre avec sa magnifique pensée alternative, précise, éclairée, un bilan du FSM de Tunis, deux ans après le précédent, au même endroit, avec un contexte différent et très particulier.

Ainsi, cet homme qui ne compte ni ses heures d'écriture, d'analyse, de débats et réflexions, ni sa présence active partout, nous donne à connaitre l'ambiance et la situation à Tunis, la situation dans le Maghreb et le Machrek, celle du monde et des mouvements, ainsi que l'évolution des Forums sociaux qui poursuivent leur(s) route(s), avec la complexité qu'impose aux peuples de la planète un ultralibéralisme intraitable, impitoyable et dévastateur, toujours! 

On retrouve dans son écrit cette pensée tournée vers la recherche permanente des leviers de transformation et de repérage de ce qui fait mouvement. Celles et ceux qui le connaissent et ont eu la chance de le rencontrer, de l' écouter à Aubagne vont retrouver là une fine intelligence qui contraste tant avec la médiocrité en vogue ici du côté de nos gouvernants locaux!

En attendant de le revoir, lisons-le et partageons un bout de ces espaces émancipateurs dont certaines villes font partie.

Ce n'est plus le cas de la nôtre hélas... pour l'instant!

Lire la suite : Tunis, un FSM qui poursuit sa route

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