Départementales : Le besoin d'innover


La campagne pour les départementales a démarré sur les chapeaux de roues, et les candidats de la gauche unie ne ménagent pas leurs efforts pour aller à la rencontre d’un électorat local qui a vu la plus grosse ville du Canton basculer à droite entraînant avec elle la Communauté d’agglomération.

Le couple UMP-UDI très aubagno-aubagnais Barthelemy–Gazay est de nouveau celui que doivent affronter les gauches réunies sur le secteur de Roquevaire – Aubagne – La Penne-sur-Huveaune. A la veille d’un rendez-vous électoral sur le mode de la préservation des politiques sociales plus que sur celui de la revanche, Mèfi! a tenu à s’entretenir avec Frédéric Rays pour connaitre son parcours, sa vision et son sentiment sur le climat politique actuel.

Portrait et parcours d’un élu local au trajet professionnel et personnel en prise avec les enjeux des élections de ce mois de mars 2015.

 

Frédéric, peux-tu nous rappeler les origines et le sens de ton engagement ?

-FR : Je suis militant communiste, persuadé que rien ne peut se faire de positif sans le partage et la mise en commun.

C'est aussi le sens de mon engagement associatif. J'aime avant tout le "vivre ensemble" et j'ai très souvent, dans le cadre de mon activité militante, fait des rencontres qui m'ont enrichi, qui m'ont fait grandir... Ceci explique cela !

 

Tu es premier adjoint au Maire de Roquevaire, comment poursuivre une logique de solidarité face aux politiques d’austérité dominantes sur le plan national et local ?

-FR : Dans le contexte actuel, la crise économique, sociale et politique est une réalité vécue de plus en plus difficilement par les plus modestes et les plus fragiles. L'austérité instaurée comme un principe de gestion budgétaire impacte d'avantage ceux qui souffrent le plus et il n'existe, face à cette situation, qu'une seule réponse: La solidarité.

J'ai, en tant que premier adjoint à Roquevaire, trop souvent de rencontres avec des êtres humains cassés et démolis par les conséquences d'une crise qui dure depuis trop longtemps. Qu'il s'agisse de logement, d'emploi ou de difficultés financières, tout devient très vite insurmontable. Ces situations de détresse me sont  insupportables. En tant que commune, nos moyens sont limités et encore d'avantage avec l'austérité qui nous est imposée, et c'est bien souvent le Conseil Général qui nous permet d'améliorer ces situations. Les politiques sociales mises en oeuvre par le département sont une vraie réalité. Elles ne sont en fait que des politiques de solidarité. Et c'est en cela qu'elles sont justifiées parce que justes.

 

En rappel sur ton passé professionnel d'éditeur, de manieur d'idées, quel regard (singulier) portes-tu sur le devenir de notre territoire ?

-FR : En fait, sur notre territoire, j'y vis, j'y milite et j'y exerce mes fonctions d'élu. J'ai toujours travaillé à Marseille. Ce Pays d' Aubagne et de l'Etoile, j'y suis très attaché et son avenir m'inquiète en fonction de la réforme territoriale en cours. La commune et l'agglo sont à échelle humaine. Une métropole "titanesque" n'a pas de sens. Elle est le contraire de ce que nos concitoyens attendent. Ils veulent de la proximité, ils veulent des politiques qui correspondent aux réalités du terrain et des politiques qui innovent.

Le plus bel exemple est celui de la gratuité des transports. Ce choix politique, décidé au niveau de notre agglo, est une véritable réussite saluée par le plus grand nombre.

Elle a un impact dans la vie quotidienne de toutes et tous à la fois sur le pouvoir d'achat mais aussi sur la qualité de vie et le lien social. Dans le cadre de la métropole, ce choix qui est le nôtre, disparaitrait tout simplement.

C'est impensable et ce n'est qu'un exemple...

 

Enfin, quelle direction souhaites-tu donner aux politiques du Département demain ?

-FR : A l'évidence, ce qui est fait depuis des années dans le cadre des compétences du CG doit être poursuivi et même amplifié... Les besoins de la population en terme de services publics, de logement social ou d'aide à la personne n'ont jamais été aussi importants. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'existe pas d'autres possibilités.

Dans la situation actuelle, il y a besoin d'inventer, d'innover et de le faire avec les citoyennes et citoyens. Ce qui est partagé est toujours mieux réussi !

 

Entretien réalisé par José Da Silva

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