"Vous n'avez pas honte monsieur Pujadas !"


 

Le 17 novembre dernier, au cours du troisième débat de la primaire de la droite, Sarkozy, le champion de Gazay, avait répondu à Pujadas qui le questionnait sur les financements libyens : "Nous sommes sur le service public, vous n'avez pas honte monsieur Pujadas". Avec le courage et la pugnacité qu'on lui connaît, David Pujadas s'était tu en baissant la tête et posait à une autre question. Le lendemain, Fillon s'indignait qu'un journaliste puisse poser une telle question.

Depuis des journalistes de Médiapart ont publié quelques faits qui tendent à démontrer que la question n'était peut-être pas si honteuse que ça. On y découvre que Ziad Takieddine affirme, dans un PV fait à la police et non à des journalistes, avoir porté à Paris cinq millions d'euros en espèces confiés à Tripoli par l'ancien chef des services de renseignements libyens, Abdallah Senoussi, beau frère de Kadhafi.

On peut lire : "La troisième et dernière remise s'est déroulée autour du 27 janvier 2007 et c'est à cette occasion que j'ai vu Nicolas Sarkozy directement... monsieur Guéant n'était pas là...". Des faits totalement démentis par Sarkozy et Guéant.

Dans l'intitulé de la mise en examen de Takieddine, il est mentionné "complice des délits de corruption ...". Il y a donc un ou des auteurs principaux. Les magistrats ont rajouté "commis par des personnes exerçant une fonction publique, dépositaire de l'autorité publique ou investies d'un mandat public". Les juges devaient, sans doute, commencer à se faire une idée.

Mais ce n'est pas tout, puisque cette audition recoupe les aveux de Senoussi recueillis dans un PV de la Cour Pénale Internationale. De plus, Choukri Ghanem, ex-premier ministre libyen, avait noté dans un carnet manuscrit l'existence de versements de plusieurs millions en espèces pour Sarkozy. Mais Ghanem ne peut plus être interrogé puisqu'il a été retrouvé noyé dans le Danube, le 29 avril 2012, au lendemain des premières écrits de Médiapart sur cette affaire.

La question de Pujadas n'était, peut-être, pas si honteuse que ça. Mais on connaît la force de conviction de Sarkozy et le très sincère "J'abandonne la vie politique" de mai 2012. La justice saura, nous en sommes sûr, nous éclairer. Après la condamnation de Jacqueline Sauvage et celle des salariés d Air France et la non condamnation de Christine Lagarde, nous savons que nous pouvons avoir confiance.

Antoine Monticellu

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