Nicolas et Pimprenelle

Nicolas et Pimprenelle ont reçu les vœux du Maire...

nicolas pimprenelle voeuxgazay

- Bonsoir Nicolas !

- Bonsoir, Pimprenelle !

- Dis Nicolas, tu as reçu les vœux du Maire ?

- Oui… Pourquoi toi aussi ?

- Ben oui.

- Tu crois qu’il a copié les vœux chez Fillon ou bien qu’il prend de la drogue ?

-  Mais non, il est sincère... Il est très content de lui, de son travail, de ses collaborateurs, de ses promesses, de ses réalisations, de son bon cœur !

- Oh, la la, Pimprenelle ! C’est toi qui as pris une dose trop forte de guimauve !

- Qu’est ce que tu voulais qu’il te dise ? Qu'il fait des économies sur tout ce qui concerne les services aux habitants ?

- Non, tu as raison. Il vaut mieux qu'il dise que c'est la faute au désendettement, aux emprunts toxiques.

- Tu voudrais qu'il avoue qu'il ne sait pas ce que vont donner, à long terme, ses élucubrations économiques et ses grands projets ?

- Non, tu as raison il vaut mieux qu'il annonce partout que tout va commencer cette année, qu'il va faire des grands travaux, qu'il va transformer le centre ville. Alors que si on regarde bien, en 2017, il va seulement faire repaver les rues Rastègue et Martinot. Et les autres grands projets sont encore dans les cartons.

- Tu voudrais qu'il explique qu'il y a de moins en moins de projets culturels, que la médiathèque et les maisons de quartiers n'ont pas de budget, que la MJC va mourir, qu'il se contrefout du Secours Populaire et des plus démunis, qu'il réduit les prestations gratuites aux seniors ?

- Ben non, il vaut mieux qu'il nous enfume en parlant de la "multitude de nos missions quotidiennes, au service de nos concitoyens", alors qu'on en a de moins en moins.

- Tu voudrais qu'il reconnaisse qu'il démotive à tour de bras les cadres et les autres pour qu’il n’y ait pas de vagues ?

- C’est sûr qu'il vaut mieux qu'il parle de qualité du service public, qui se traduit par un nombre toujours plus grand de recrutements parmi les cadres marseillais et parmi ses amis, enfants de ses amis, amis de ses amis ...

- Ça, c'est sûr, en 2016, on a gagné un paquet de cadres, de directeurs, de chefs, d'adjoints de directeur, d'adjoints de chefs.

- Oui, en termes de recrutement de cadres, ça a été une grande année !

- Bof, tu sais, la quantité n'assure pas la qualité.

- Mais bon, sur le reste, tu as raison, ça aurait été trop ...

- Remarque, parler d’exercice de transition, de cap intermédiaire, de perspectives, d’optimisme et d’énergie… C’est à se demander s’il n’est pas sur un bateau, le Capitaine…

- Celui de jette-moi et jette-mi ?

- Arrête la guimauve, Nicolas, c’est mauvais pour la tête.

- J’arrête d’accord, mais laisse moi rêver sur sa reconnaissance et ses vœux de bonheur.

- Alors passe-moi la guimauve, s’il te plaît.

- Tiens, Pimprenelle.

Et bonne nuit les amis ! 

A votre santé !!

nicolas pimprenelle levasseur

- Bonsoir Nicolas !

- Bonsoir, Pimprenelle !

- Dis Nicolas, c’est permis que Jeanine Levasseur l’élue à l’urbanisme crie et insulte les agents municipaux ?

- Qu’est ce que tu racontes… Où ça ?

- Mais, aux Assises de la Santé à Agora, le 20 novembre !

- Haaa… Qu’est ce qui s’est passé ?

- Elle a hurlé et traité de voleuses les agents qui grignotaient dans la cuisine, un plateau préparé pour elles…

- Ben pourquoi elles mangeaient dans la cuisine ?

- Parce qu’elles travaillaient entre 16h et 23h et que c’est long, quand les invités sont autour d’un buffet.

- Et alors Jeanine, ça ne lui a pas plu ?

- Ben non. Elle leur a dit qu’elle se plaindrait au maire.

- Mais pourquoi ?

- Parce qu'elles n'étaient pas invitées à manger, tiens !

- Mais c'est peut-être pour faire des économies.

- Ou parce que J. Levasseur ne pensait pas qu'elles auraient faim.

- Comme si elles étaient des machines, non ?

- Oui, c'est ça.

- Ca me fait penser à d'autres rencontres entre élus et agents municipaux au cours desquelles on a l'impression que les employés  - et le nom veut bien dire ce qu'il veut dire ! - sont transparents, sont des meubles, des outils.

- Ah oui ? De quoi tu parles ?

- Ben par exemple, quand il y a une cérémonie et qu'ils font un discours, on a l'impression qu'ils ne réalisent même pas qu'il y a un agent qui a organisé les choses, un technicien qui s'occupe du son, des balayeurs qui ont tout nettoyé avant, exprès pour faire bien propre.

- Ils ne remercient jamais les petits, les discrets, les besogneux.

- Sauf si ça se voit !

- Et là, Jeanine Levasseur, elle n'a pas pensé qu'il y avait des agents qui avaient tout organisé, tout installé, et qu'ils avaient besoin de se restaurer dans la cuisine à côté.

- En fait, pour eux, on n'est pas des humains, on est des machines.

- Et ils croient qu'on ne s'en rend pas compte, ou quoi ?

- Oui, on s'en rend compte. Il n'y a qu'à voir le tout petit nombre d'agents municipaux qui sont venus à la soirée du personnel. Même pas 50…

- 50 machines, peut-être ?

- Oui, les humains étaient ailleurs !...

Bonne nuit les amis !!

Nicolas et Pimprenelle

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