Nicolas et Pimprenelle

NICOLAS ET PIMPRENELLE S’ENGAGENT…

nicolas pimprenelle voeuxgazay

- Coucou, Nicolas !

- Bonsoir, Pimprenelle !

N : Tu as vu la dernière production artistique d’Artkom ?

P : La création d’images en couleur ?

N : Oui. La revue sur les Engagements là.

P : Un collector !! Un objet de fanatisme et d’adoration… Une merveille, un trésor, un truc qui tue !!

N : Pimprenelle t’as recommencé à te droguer !!! Ne me dis pas non, je le sais, je le vois.

P : Non, non, juste une fois et après plus jamais !! Je m’engage.

N : Ton héros là, l’en parle de la drogue ?

P : A mon avis, il ne fait pas qu’en parler… Vu ce qu’il assume comme distorsions de la réalité… C’est un créatif !! Un poète, un conteur, un chef suprême qui sait tout…

N : Bon, c’est bon. Je ne suis pas spécialiste en drogués moi. Tu devrais aller te promener dans les collines maintenant qu’elles sont ultra sûres, hyper vertes et nickel propres. La nature il paraît que c’est ce qui rend heureux, le plus durablement.

P : Moi ce qui me rend heureuse c’est L’espace Art et jeunesse avec le management d’un grand sportif.

N : Tu veux parler de la MJC squatté par un coach crâneur ? Tu crois que ça suffit une activité sportive qui consiste à marcher à l’allure de son élu préféré en chuchotant sans s’essouffler ?

P : Mais non, je te parle du super champion de boxe anglaise du quartier du tram…

N : Mais tu te rends compte qu’ils font rien de nouveau à part embaucher des cadres et débaucher des agents de catégorie C ?

P : Ben quand même, les cadres, c’est plus classe !!!

N : Mais ils se révèlent si mauvais, qu’ils sont obligés de les doubler par des adjoints… Ils ont écarté les anciens par manque de confiance, et la population des cadres immigrés de Marseille ou de plus loin augmente. Leurs anciens collègues sont super contents d’en être privés !!

P : Si je multiplie les bureaux des anciens et ceux des nouveaux par la masse salariale en hausse et retranchant le taux d’absentéisme…

N : C’est à ni rien comprendre tes trafics !! Mais… Tu as en trouvé où de la drogue ?

P : J’dis rien. Chu pas une balance, moi !

N : Tant pis pour toi, on va t’envoyer la Police Municipale et tu verras ce que tu verras !!!

P : Nounours ! Nounours !! Au secours !!!

Bonne nuit les amis !

Nicolas et Pimprenelle font le point ...

nicolas pimprenelle : Aubagne ville abandonnée

P - Bonsoir, Nicolas !

N - Bonsoir, Pimprenelle, qu'est-ce que tu as ? Tu as l'air fâchée !

P – Ben oui ! Tu as vu comme on tape sur les agents ?

N - Tu parles de quoi là ?

P - Tu n’as pas été voir le compte facedebouc de Méfi, toi…

N - Ben si, mais j’ai pas vu qu’on tapait sur les agents…

P - Mais regarde mieux et mets toi à leur place !! Les photos et les témoignages des parcs à l’abandon, les rats, les poubelles, lesherbes hautes partout…

N - Mais ce n’est pas la faute des agents !!!

P - Ha oui ? Et tu expliques comment que les jardiniers ne jardinent plus, que les cantonniers ne cantonnent plus, que les aides à domicile ne font pas leur temps de service, que pendant les évènements municipaux les enfants ne sont pas protégés ?

N - Ben… C’est difficile là… Peut-être qu'on leur a enlevé l'envie de bien faire...

P - Mais non, pas d’accord !!! Cest juste que les agents obéissent à leurs chefs !!!!

N - Ha oui ? Et ben, pourquoi leurs chefs ils font ça ??

P - Parce qu’ils ne connaissent pas la ville, ils ne remarquent que ce qu’ils voient sur leur chemin quotidien, en venant à Aubagne le matin. Alors ils veulent qu'on fasse les travaux là où ils passent, en priorité.

N - Ou alors là où passent le maire et ses copains, là où ils vont faire la fête...

P - Je ne pense pas qu'il font la fête au Charrel, à Palissy ou au Pin Vert !

N - Ha ??

P - Et puis ils retiennent aussi ce que les réseaux sociaux leur disent, ce que les élus leur commandent… Et ceux là, ils sont très très autoritaires, ils pensent que ce sont leurs ennemis, les agents…. Si les agents argumentent ou bien disent un truc qu’il ne faut pas, on les remballe et on les met au placard. Et c’est vite fait !

N - Mais j’ai appris dans une formation management, qu’il fallait sortir par le haut et par la bienveillance des difficultés de l’entreprise… Que le capital humain était celui qui comptait le plus …

P - Oui ben, tu étais sûrement avec d’autres gens que les chefs de service d’Aubagne, à cette formation !

N - Ben oui ! En tout cas, je ne vois pas comment on pourrait taper sur les agents, qui ne coupent pas les herbes folles… Je suis comme tout le monde, je sais que quand les jardins et les parcs restent en friche, ça donne le temps aux coccinelles, aux oiseaux et aux papillons de faire des bébés…

P - Tu as raison, mais il n'y a pas que ça... Arrête un peu avec tes histoires d'amour dans le pré ! C'est surtout une question de finances, d'économie, de budget. Y'a pas d'argent !

N - Si, il y a de l'argent, mais il est utilisé à d'autres choses, très éloignées de l'intérêt de la Ville.

P - Il n'y en a pas beaucoup pour arroser les stades, pour faucher les herbes au bord des routes, pour nettoyer les rues au jet d'eau, pour les associations...

N - Mais il y en a pour des èvènements sportifs, pour des concours canins, pour les confettis à Mesonès, les réceptions privées, les repas au resto, Les nouveaux cadres avec des gros salaires...

P - Comment tu disais tout à l'heure ? Sortir par le haut, et avec bienveillance ?… Ca me paraît vraiment compliqué ces derniers temps. C'est même tellement compliqué que je suis démoralisé... 

N - Oui je vais me coucher, moi. Qui sait ? Ca ira mieux demain...

P - Bonne nuit les amis...

Nicolas et Pimprenelle

Nicolas et Pimprenelle font le bilan à mi-mandat : et 1, et 2, et 3, zéro !

nicolas et pimprenelle : programme culture municipales 2014 de Gérard Gazay

- Bonjour Pimprenelle !

- Salut Nicolas ! Mais… Qu'est-ce que tu fais ?

- Je regarde le site internet de la ville pour me tenir au courant des projets de la Ville…

- Tu sais bien, que de faire de l’ordinateur avant d’aller dormir, ce n’est pas bien. Mais quels projets ? A part les rues Rastègue et Martinot, je ne vois pas…

- Ben… Je ne vois pas non plus…  J'ai cherché « bilan municipal à mi-mandat » et je trouve seulement : « les paramètres pour afficher la nouvelle sont incorrects ou absents ».

- Donc pas de bilan pour le moment. De toute façon, c'est un outil de démocratie participative, et ça, c’est sûr, ce n’est pas très utilisé par les affiliés à la ligne libérale conservatrice…

- Heureusement que tu as au moins trouvé Wikipédia !!

- Et donc, après le premier, le deuxième, voilà le troisième document de campagne électorale, qu'on relit, bien comme il faut.

- Moi, c'est celui que je préfère ! Il y a plein de photos en couleurs, des images de beaux projets à foison.

- A foison ?  Tant que ça ?

- Oui, c'est énorme ! Gérard Gazay annonce qu'il va « opérer un virage à 180 ° (…) en requalifiant et réhabilitant complètement le centre ville ».

- Il voulait plutôt dire : en changeant complètement les pavés dans deux rues, pour le faire son virage !

- Et puis aussi : requalification du cours Barthélémy de la place de l'Horloge jusqu'au rond-point Martin Luther King.

- Haaa... Le délire !!

- Et il annonce une grande halle de marché sur le cours Voltaire.

- Mais comme le projet du Valtram prévoit de passer par là… 

- Tu sais bien que le Valtram ne passera par là, que si et seulement si Gaudin le veut bien… Alors en attendant, on ne fera rien.

- Et pour les bâtiments, il a aussi des projets grandioses ?

- Il promet un nouveau complexe sportif aux Gargues.

- Ha oui !!!  Un truc gigantesque ! A mon avis, les coccinelles peuvent y dormir tranquilles encore quelques années ! Tu me diras… Tant mieux pour les coccinelles !! J’aime bien les coccinelles…

- Et son super pôle Jeunesse et Culture, tu t'en souviens ? Il y regroupait tous ses bâtiments mégalos : le Musée International de la Céramique et du Santon, un Palais des Congrès !!  Et un Zénith !!

- Oui, oui bien sûr… Et il y prévoyait aussi une nouvelle Maison des Jeunes et de la Culture.

- Et à la place, il ferme celle qui existe. Point final.

- Il promettait des écoles et des gymnases neufs.

- Il ferait mieux de réparer et d'entretenir correctement ceux qui existent !

- N'empêche, il promettait le PLU et il l'a fait. C'est important, ça !

- Oui, pour réduire les terres agricoles et vendre Aubagne aux promoteurs…

- Il promettait de construire une nouvelle crèche...

- Mais pour le moment, il fait seulement le coucou à l'inauguration des crèches privées qui ouvrent dans le coin.

- Il promettait de créer des lieux pour les associations locales…

- Ah oui, à Cancillieri, dans un bâtiment abandonné et inondable…

- Il promettait même une station thermale à Saint Pierre !

- Arrête ! Je ris trop, là…

- Mais en fait, j'ai compris la logique de tout ça. D’abord, il promet des trucs énormes qui font rêver. Ensuite, Il démolit ce qui existe, en faisant faire de belles études bien rémunérées à des prestataires extérieurs… Et pour finir, il se rend compte que les projets sont trop chers, alors il essaye de se les faire payer par d'autres : des promoteurs, des investisseurs privés, la métropole… Et donc il fait traîner, l'air de rien, en disant que ce n'est pas sa faute… C'est la faute de l'Etat, de la Région, des zones inondables, du mauvais temps, des associations, des syndicats, des artistes, des méchants… Et il ne fait rien.

- Et bientôt, il va nous dire que si on veut voir la suite magnifique des feux d’artifices urbains, il faut encore voter pour lui afin qu’il réalise enfin, ce pour quoi on l’a élu…

- Tu crois qu’il aurait ce culot là ?

- J’en suis sûre. Mais en vrai, c'est un zéro pointé, pour ce bilan à mi-mandat !!

- Et 1, et 2, et 3… Zéro !

Bonne nuit les amis !

Nicolas et Pimprenelle relisent le programme municipal : et deux !!

- Coucou, Nicolas !

- Bonsoir, Pimprenelle !

- Tu as changé de pyjama ?

- Ben oui, c’est bientôt la fête de la mi-mandat de notre premier magistrat !!

- Mais il aurait fallu mettre des vêtements de 1895…

- Mais le pyjama, il l’est, d’époque. Il est à mon arrière grand père…

- Tu aurais du te faire tirer le portrait à la Pagnol, pendant que tu y étais…

- Tu devrais être plus concentrée sur d’autres choses que des chiffons toi ! Finalement, tu as lu le programme de Gazay sur la fiscalité, la sécurité et l’emploi ?

- Ben oui.

- Et alors ?

- Ben alors quoi ?

- Mais qu’est ce qu’il promettait dans son programme ?

- De rendre possible un renouveau avec son projet et son ambition.

- Oui, certes. Mais encore ?

- Il dit que l’ancienne majorité faisait des choix inconsidérés, que la taxe d’habitation et foncière avaient terriblement augmenté, que la dette était terriblement importante et que l’investissement dans les équipements était terriblement trop faible.

- Ha oui ? Et que comptait-il faire ?

- Ben, il allait gérer avec rigueur à l’aide d’une équation moyens/service rendu…

- Ha ça, avec une équation, je n’y aurais pas pensé…

- Il te manque drôlement les outils de l’économie, Nicolas…

- Moi, je ne connais que les valeurs de l’économie solidaire.

- Dans le document, il ne s’agit pas de celle là. Le patron, il prévient qu’il va rationaliser avec le recours aux prestations externes. Jolie formule pour mettre des dizaines d’agents municipaux dans la sciure, à force de faire scier avec la langue de bois…

- Tu ne vires pas un peu vulgaire, là ?

- Et puis, il va optimiser le patrimoine immobilier. Tu sais ce que ça veut dire ?

- Ben oui, les entretenir, les utiliser à des fins utiles, les…

- Pas du tout, lui, il a l’économie chevillée aux chevilles, pas comme d’autres…

- Tu es méchante. Pourquoi tu me parles comme ça ?

- Parce que je suis sûre que tu aurais pensé que « réduire de manière drastique toutes les dépenses inutiles » c’était une bonne idée…

- Pourquoi ç’en est pas une, de bonne idée ?

- La super bonne idée, ça aurait été de demander ce qui est inutile pour lui…

- En même temps on le sait, ce qu’il trouvait utile : la sécurité et l’emploi !

- C’est sûr, pour la sécurité, vu qu’on vivait à Aubagne comme au cœur de la mafia et du Honduras… Valait mieux embaucher, faire des vidéos de toutes les rues, couper les arbres pour mieux surveiller et réduire les salaires des policiers municipaux pour les motiver…

- Mais, pour l’emploi, il rénove le centre ville, il veut développer l’artisanat, il veut même faire une halle pour le marché et il va installer une galerie marchande. Quand même quoi !!

- Oui, à la place d’une piscine municipale. Super !! Les travaux de deux ruelles embrouillent tout le monde depuis des mois, même si ça communique à tout va, ce qui représente un véritable investissement financier… Pour développer l’artisanat, il vire les céramistes aubagnais du prochain Argilla, pour la halle du marché, il fait crever la consigne et démantèle le service des activités commerciales locales, pour...

- Bon, écoute… Tu t’énerves là. Nounours va arriver et le marchand de sable ne pourra pas te calmer avec sa poudre d’étoiles…

- Regarde, à la fin du document, le député s’engage, enthousiaste : « je soutiens Gérard Gazay de toutes mes forces en raison de la pertinence et de l’ambition de son projet qui offrira à notre commune les moyens de relever les défis de demain ». Sûr que l’on comprend pourquoi, il se présente avec lui à la députation…

- Dis… Ce sont lesquels les défis de demain ?

- Ha, je savais que tu n’étais pas indécrottable mon Nicolas…

Bonne nuit les amis !!

Nicolas et Pimprenelle relisent le programme municipal Et un !!

nicolas pimprenelle voeuxgazay

Coucou, Nicolas ! Bonsoir, Pimprenelle !

- Tu as vu comme la maison est bien rangée ?
- Tu as fait le nettoyage de printemps ?
- Ben oui. Tu sais, ce que j’ai retrouvé sous la poussière ?
- Non, dis moi…

- J’ai retrouvé le programme électoral du Maire ! En trois volets !! Regarde, sur le premier, il promettait plus de solidarité, d’égalité, de liberté, de politiques solidaires et d’actions sociales…
- Noooon… Je le crois pas !!! Montre moi, montre moi !!
- C’est juste là. Notre premier magistrat disait vouloir aider les familles en situations difficiles, faciliter la vie professionnelle des Aubagnais et être équitable envers tous les Aubagnais.
- Incroyable… Il promettait même de la concertation…
- Ce sont ses propres mots, il parlait même de référendums et de consultations sur tous les projets locaux structurants…
- Ben c’est exactement ce qu’il a fait pour la vente de la cuisine centrale au secteur privé !!
- Pour la fermeture de la MJC, pour la réduction drastique de toutes les aides à la population…

- Comment c’est possible de faire des trucs comme ça, après avoir annoncé un programme qui a été choisi par les électeurs ??
- Ben, il suffit de ne pas le relire !!!
- Quand on voit comment il associe « plus largement les associations aux prises de décision » !!!
- Elles ont sûrement demandé des budgets réduits, et un déménagement à Cancillieri …

- Et là… Il parle de « l’approche sociale équitable »… « Force de constater que des améliorations sont nécessaires… »
- Ben oui… En réduisant les budgets, le nombre de professionnels tout en augmentant ses propres ressources …

– Comme il dit tout le temps qu’il doit gérer la ville comme une entreprise. Alors en tant que patron, il doit d’abord penser à ses propres bénéfices, sans oublier les banques et les actionnaires. En effet, il doit s’agir d’une « nouvelle morale »…
- Les actionnaires ? Tu es fou ??
- Comment tu appelles toi, ses copains qui partagent le pouvoir ? Et encaissent une grosse part de la masse salariale ?

- Comme quoi, il faut demander des précisions, quand un beau mec aux cheveux argentés promet « une ville solidaire et apaisée ».
– Depuis quand tu t’intéresses aux bellâtres aux cheveux grisâtres toi ?
– Depuis que tu te laisses tondre la laine de ta perruque !!
– Tu veux que je fasse de mauvais rêves, c’est ça ?
– Mais non mon Nicolas…

Bonne nuit les amis !!

Nicolas et Pimprenelle font de l’ornithologie…

 

- Coucou, Nicolas !

- Bonsoir, Pimprenelle !

- Dis Nicolas, tu as vu le nombre d’oiseaux dans la ville ?

- Tu veux parler de l’année du coq ou des hirondelles qui font le printemps ?

- Pas vraiment, je pensais plutôt aux paons qui commentent le nouveau revêtement de deux ruelles de la vieille ville …

- Haaa … ça me fait penser aux perroquets, au conseil municipal, par exemple, qui répètent sans bien savoir ce que signifie «réduction de la masse salariale» ou «limiter les risques» ou …

- Dommage, qu’il n’y ait pas de cigognes… Elle ne font aucun bruit, elles.

- Ben ce n’est pas le cas des vautours qui hurlent en te fonçant dessus…  Je ne compte plus le nombre de témoignages de fonctionnaires qui ont à faire à des élus agressifs, méprisants, menaçants.

- Sois sympa, Nicolas, ils ne sont pas tous des vautours. Il y a aussi des dindes qui marquent leur territoire en gloussant dans les services.

- Du côté des élus, il y a aussi de nombreux coucous qui s’installent dans le nid des autres et qui raflent tout ce qu’ils peuvent… Ils nous parlent de nouveaux dispositifs - qui existent déjà - ou ils récupèrent des manifestations anciennes en leur mettant un coup de vernis pour faire neuf.

- Et en bons gros coucous, quand ils s’approprient le nid des autres, ils n’hésitent pas à briser les oeufs qui s’y trouvent : citoyenneté, forum local, cuisine centrale, accueil des plus démunis, MJC, …

- Et à la place, ils font de bons gros oeufs indigestes : opérations immobilières clinquantes, promesses de musées en tous genres, projets délirants qui resteront dans les cartons, réceptions pseudo-culturelles payantes, caméras et policiers à tous les coins de rues ...

- Quand je pense qu’il n’y a pas si longtemps, dans nos réunions, on racontait tout le temps l’histoire du colibri …

- Ha oui ? Raconte-la moi…

- C’est une légende amérindienne, qui raconte qu’il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : "Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu !" Et le colibri lui répondit :"Je le sais, mais je fais ma part."

- Merci pour ton histoire. Il faut qu’on veille à garder toujours au fond de nous une âme de colibri.
- Même si on est entourés de paons, de vautours, de perroquets, de dindes et de coucous.
- Et même si c’est l’année du coq. Ou le mandat du coq !

- Bonne nuit les amis !

Nicolas et Pimprenelle font de la politique…

 nicolas primprenelle ruissellement

- Bonsoir Nicolas !

- Bonsoir, Pimprenelle !

- Dis Nicolas, tu as participé aux primaires de la droite ?

- Non…

- Et aux primaires de la gauche ?

- Arrête, tu sais très bien que je ne peux pas y aller en pyjama !!!

-  Mais non, en vrai c’est parce que tu n’y comprends rien du tout.

– Mais, Pimprenelle, je lis les journaux… je comprends tout !

- Ha oui ? Et bien, dis moi qu’est ce que c’est la différence entre une ville de droite ou une ville de gauche ?

- Ben… Une ville de droite c’est quand tout est financier, tout à un prix, tout doit rapporter. Et qu’on fait des économies.

- Ha oui ? Parce que les villes de gauche, elles ne savent pas compter ?

- Elles, c’est pas pareil, elles comptent surtout les droits des gens, l’épaisseur du lien social, la force des services publics… Des trucs dont les villes de droite rigolent.

- Et puis ?

- Et puis, les villes de droite sont fières de percher des caméras vidéo, de faire tourner des brigades de policiers pour la surveillance des méchants.

- Les villes de gauche ne protègent pas les gens ?

- Elles ne cultivent pas la peur, la brouillade de méfiance, le gratin des voisins qui surveillent et les faits divers montés en chantilly…

- Elles ont tort, finalement ça aide pour gober une bouchée à cinq euros dans un truc gastro chic. Les villes de droite aiment bien les choses dangereuses et chères donc !

- Mais aussi, elles ont un grand sens de l’économie : plus de Maison de la Jeunesse et de la Culture, plus de Résidence des Personnes Agées, la Bourse du travail expulsée, la moitié du Val Tram gâchée, des économies qui se transforment en tragédies pour les plus faibles…

- Tu sais Nicolas, je crois que tu es de gauche…

- Nounours m’a dit que la grande différence, c’était surtout la théorie du ruissellement…

- Qu’est ce que c’est ?

- Ben, c’est penser que les grandes réalisations extérieures vont apporter des richesses dans les petites villes.

- Mais c’est de droite ou de gauche ça ?

- La gauche, elle pense à faire surtout fructifier les choses localement, elle favorise toutes les forces implantées sans penser que l’extérieur va amener des solutions.

– Tu veux dire que les championnats, les jeux olympiques, les Métropoles… C'est des choses qui doivent ruisseler ?

– C’est Nounours qui le dit. Et je me demande s’il n’a pas raison, quand je vois qu’à Aubagne, on vide la ville de ses forces en attendant la solution d’ailleurs.

– Bon, bon, arrête, le marchand de sable arrive…

Et bonne nuit les amis.

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