Des pigeons non aubagnais expulsés du Cours Foch !


La politique sécuritaire de la nouvelle majorité municipale se loge décidemment partout. Une vaste opération a été organisée hier sur le Cours Foch afin de contrôler l’identité des pigeons et d’expulser immédiatement les volatiles qui n’étaient pas en règle. 

C’est tôt ce matin, que des élus aux écharpes fièrement déployées, assistés par quelques voisins vigilants en mal d’action, ont procédé à cette intervention d’envergure. L’opération «Pigeon go home» puisque c’est ainsi qu’il faut la nommer, a surpris par sa soudaineté et son ampleur.

Cela faisait déjà quelques mois que des rumeurs laissaient entendre que la nouvelle équipe municipale ne supporterait pas plus longtemps la présence de ces pigeons étrangers qui viennent manger les graines de nos volatiles aubagnais.

Des sources autorisées ont communiqué des éléments sur le déroulement de l’opération :

Dès l’aube, des appâts ont été posés sur des coins stratégiques du Cours Foch. De vastes filets ont ensuite permis d’appréhender les volatiles imprudents. L’Adjoint au Maire en charge de la Sécurité, dépêché sur les lieux, a ensuite procédé à l’identification des pigeons à partir de critères qu’il ne nous est pas permis de préciser mais que l’édile local a présenté comme infaillibles : « Je ne peux pas dévoiler mon procédé mais il est implacable ! Faites-moi confiance. Je suis au service des pigeons aubagnais et ces derniers sont reconnaissants envers une équipe municipale qui, après cinquante ans de laxisme socialo-communiste, a décidé de prendre la mesure du problème. L’ordre règne désormais. Bientôt des caméras de pigeono-surveillance nous permettront de tout contrôler ».

L’évacuation des pigeons étrangers s’est produite dans la foulée. Certains, qui avaient fait leurs nids depuis de longs mois, masquaient difficilement leur détresse. Vers quels cieux devraient-ils désormais voler ? Qu’avaient-ils à se reprocher ? Seraient-ils si différents des pigeons aubagnais ?

A ces questions, les élus ont refusé de répondre…

D.J.