Chroniques ciné

Dunkerque

Dunkerque, un épisode peu connu de la deuxième guerre mondiale : 338 000 soldats des armées anglaise et française acculés par l’armée allemandes dans la poche de Dunkerque avec, comme seul espoir, embarquer pour rejoindre l’Angleterre.

Le premier mérite de Christopher Nolan est de rappeler cet épisode de guerre. En bon britannique qui se respecte, il va en oublier le sacrifice de l’armée française… mais ne pas oublier de glorifier le patriotisme anglais !

« Ce n’est pas un film de guerre, c’est un film de survie ». On va suivre, pendant prés de deux heures, dans une tension permanente, dans un chaos infernal, l’épopée, dans les airs, sur mer, sur terre, de ces soldats fuyant l’ennemi. Peu de dialogues, pas de sang, pas de croix gammée mais l’omniprésence de la peur, de l’effroi, du courage.

Le sujet traité, la mise en scène de grande qualité, la puissance de la bande son, la sobriété des acteurs font de Dunkerque un film qui ne laisse pas indifférent et qui mérite d’être vu.

Antoine Cesano

 

Visages, Villages

Visages,Villages,c’est la rencontre du couple Agnès Varda, JR avec les visages et les villages de notre beau pays. Leur camion photomaton est le lien magique de cette belle histoire. On photographie, on écoute le facteur, le marginal, le nouveau retraité, les femmes de dockers, l’ami disparu, on projette en grand leur image dans leur décor naturel, le décor de leur vie. Beaucoup d’émotions, de bonheur.

Belle ballade entre une vieille dame digne, Agnès Varda et une jeune et mystérieuse vedette montante JR.

La rencontre entre ces artistes et « Ceux qui ne sont rien », un véritable petit bonheur.

Antoine Cesano

Ce qui nous lie

Trois frères et sœurs se retrouvent, à la mort de leur père, dans leur propriété vinicole, au cœur de la Bourgogne. 

Ce qui nous lie, c’est la vie simple et compliquée d’une famille qui se rassemble, qui s’aime et qui est confrontée aux difficultés de l’existence. Film tourné sur quatre saisons, on y découvre le travail complexe de la vigne, faire du vin, moments d’incertitudes, de fêtes et de bonheurs.

« Ce n’est pas un film à grand spectacle, c’est un film à grand spectacle de la vie », Klapisch a quitté la ville pour vivre à la campagne, pour notre bonheur, pour nous faire profiter d’un moment de quiétude.

Les acteurs (Pio Marmai, Ana Girardot, François Civil) sont excellents, la bande son (Camélia Jordana) est comme le vin, à déguster, sans modération pour une fois !

Antoine Cesano

Comment j’ai rencontré mon père

comment j'ai rencontré mon père

Enguerrand est un petit garçon adopté, d’origine africaine. Il veut connaitre ses origines, sa rencontre avec un migrant à la peau noire va bouleverser la vie de sa petite famille. 

Comment j’ai rencontré mon père, comédie familiale, qui se veut avoir des personnages drôles et sympathiques, sombre rapidement dans la facilité, la maladresse, voire (dans la dernière séquence), dans le mauvais goût. Les personnages et les acteurs qui les incarnent disparaissent dans le naufrage. Mais qu’est ce qu’Isabelle Carré est venue faire dans cette galère ?

Antoine Cesano

Rodin

Rodin le film - Chronique cinéma Mèfi.tv

Le pari de Jacques Doillon est risqué. Comment nous captiver avec le travail de Rodin (Vincent Lindon) ? Comment nous faire partager la passion qu’éprouve l’artiste pour Camille Claudel (Izia Higelin) son élève la plus douée, sa maitresse pendant dix ans de sa vie ? Comment rendre la sculpture vivante où l’esprit de l’artiste capte du regard la moindre courbe du corps, le trait le plus dissimulé du visage ? 

La réussite de Doillon est en demi-teinte : une mise en scène de qualité, une reconstitution somptueuse de l’atelier du sculpteur, un Rodin captivant par le combat qui est le sien pour faire accepter, dans un monde conservateur, la modernité de son œuvre. Mais si Vincent Lindon est excellent, égal à lui-même, Izia Higelin a du mal à restituer la tourmente qui habite Camille Claudel et la bande son, souvent inaudible, nuit à la qualité des dialogues.

Un complément, à ce film à voir, la visite du musée Rodin à Paris, on y admirera Les Portes de l’Enfer et le très contesté et remarquable Balzac.

Antoine Cesano

Get Out

Vrais frissons garantis, angoisse crescendo, pamphlet anti raciste, tout est au rendez vous pour un haletant suspense !

Rose souhaite présenter son petit ami Chris à sa famille, elle est blanche, il est noir, ils sont jeunes, beaux et intelligents. La famille de Rose est « blanche à souhait », habite une somptueuse propriété, a des serviteurs noirs et a voté et revoterait Obama. Le père est neuro chirurgien, la mère pratique l’hypnose. L’accueil du petit ami noir est chaleureux, trop chaleureux peut être…

Remarquable thriller horrifique dont le scénario tiré à « quatre épingles » dénonce avec intelligence combien le racisme, ici extra-ordinaire, est toujours bien installé dans « les cerveaux » de la société blanche américaine.

Pour son premier film, Jordan Peele nous offre une réalisation qui marque les esprits… au sens propre et au sens figuré.

Antoine Cesano

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