Chroniques ciné

Tout le monde debout

tout le monde debout

Tout le monde debout, pour la première fois, Franck Dubosc réalisateur, une comédie réussie !

On pouvait craindre le pire, Jocelyn, la cinquantaine, dragueur, homme d’affaires (il vend des chaussures de sport) se fait passer, involontairement, pour un handicapé sur fauteuil, afin de séduire une jeune femme.

Et le pire n’est plus à craindre dès les premières images : la comédie est bien cadencée, soutenue, les dialogues sont percutants et si le rire est le maitre mot de cette pétillante comédie, le bon ton, la délicatesse, l’émotion, le regard juste sur le handicap, l’accompagnent dans une belle harmonie.

Agréable spectacle ou Franc Dubosc, l’acteur, et la remarquable, dans tous les sens du terme, Alexandra Lamy nous entrainent dans 1h47mn de franche gaieté. Vivement à conseiller par ces temps de morosité !

Antoine Césano

Ready Player One

ready player one

Nous sommes en 2045 dans une société apocalyptique. Les humains vont s’affronter, masque de réalité virtuelle sur les yeux, dans un jeu vidéo en ligne, l’Oasis.

Wade, adolescent idéaliste, va-t-il l’emporter sur une multinationale des médias, l’ultralibéralisme va-t-il, une fois de plus, être vainqueur ?

On connaissait Spielberg et ses valeurs humanistes de E.T en 1982 à Pentagon Papers en 2018, on est émerveillé par la créativité de Papy Spielby qui du haut de ses 71 ans nous offre un excellent blockbuster truffé de références à la culture pop et à de vieux souvenirs cinématographiques (les personnages de Shining transformés en avatars numériques !).

«  La réalité est la seule chose qui soit réelle », phrase conclusion du film, discutez en avec vos ados, en sortant de la projection, le débat risque d’être palpitant.

Antoine Césano

3 Billboards, les panneaux de la vengeance

3billboards

Un film à vous couper le souffle ! Et pourtant le sujet est sombre : une mère exaspérée, sa fille a été violée et assassinée et l’enquête piétine, décide de dénoncer l’incapacité du chef de la police sur trois panneaux publicitaires de la ville.

Et nous sommes entrainés dans la triste vie d’une petite ville du fin fond des Etats Unis. La violence, le racisme, l’homophobie, l’alcool, la misère y règnent en maitre et pourtant, la tendresse, l’humanité et la non-désespérance sont, là, enfouies dans chacun.

Remarquable scénario qui tient en haleine le spectateur, atmosphère étouffante portée par des personnages insupportables et tendres à la fois dont le fil de la vie se déroule durant les deux heures de projection. L’Oscar de la meilleure actrice , attribué à Frances Mc Dormand (Mildred Hayes dans le film), est à partager entre tous ceux qui ont œuvré à cette audacieuse réalisation.

Antoine Ceasno

La Ch’tite famille

On pouvait craindre que La ch’tite famille soit un succédané de Bienvenue chez les Ch’tis, les numéros deux d’un grand succès sont souvent des navets !

Heureusement, il n’en est rien. Dany Boon nous immerge dans le Nord dont il est fier, attaché qu’il est à ses racines culturelles et familiales. Le monde sophistiqué de designers parisiens se frotte au prolétariat du Nord et voilà le spectateur et… les acteurs embarqués dans un cours désopilant de ch’timi.

La ch’tite famille, une comédie tendre et généreuse, les réparties sont parfois inégales, on y sourit souvent, on y rit parfois. La fin du film et son générique laissent un agréable souvenir. Les acteurs, entrainés par un Dany Boon conquérant, sont drôles à souhait. La Ch’tite famille, churtout un bin momint de détente !!

Antoine Cesano

La Forme de l'eau

la forme de leau

Film fantastique, comédie musicale, beau conte d’amour, satire humaniste de la société, La forme de l’eau est tout cela à la fois.

Dans une ambiance de guerre froide, les Américains s’emparent d’une créature aquatique convoitée par le soviétiques. La femme de ménage du labo prison, muette, va découvrir l’humanoïde marin. Ils sont, tout les deux solitaires, incompris , malmenés par la violence des pouvoirs rivaux mais leurs isolements les rapprochent.

Le scénario est simple mais, des les premières images, Guillermo del Toro nous entrainent, avec bonheur, dans ce conte philosophique. Une mise en scène créative, un choix musical audacieux, des décors somptueux (l’eau est présente partout et prend la forme de tout), des acteurs remarquables dans des rôles délicatement ciselés…. et un humour palpable font de La forme de l’eau un moment de bonheur dont il ne faut surtout pas se priver.

Antoine Cesano

Le retour du héros

Un film d’aventures, en costumes, au 19e siècle, à la française, on ne s’y était plus essayé depuis longtemps.

Une bonne bande-annonce nous situe le film : Le capitaine Neuville (Jean Dujardin) est un lâche, la sœur de la promise (Mélanie Laurent) est une belle intrigante et à eux deux, ils vont tirer un film dont les premières images pouvaient faire craindre le pire.

Les quiproquos se succèdent, le sourire l’emporte sur le rire. Le retour du héros un bon divertissement, qui fera le succès des week-ends de télé, le soir, au coin du feu. Bébel revient nous vite !!! Nostalgie, quand tu nous tiens !

Antoine Cesano

L'insulte

insulte

Un film remarquable ! L’action se passe au Liban : Toni est garagiste, honnête, intègre, Yasser est chef de chantier, efficace et respecté. Un incident de la vie quotidienne les oppose, une insulte est proférée et l’engrenage de la violence se met en route. L’un est chrétien, l’autre est palestinien et la souffrance, les événements atroces que chacun a vécu refont surface.

Ce conflit mineur est attisé et le pays risque de s’enflammer. Ziad Doueri, avec efficacité et humanité, démontre combien l’honnêteté des protagonistes, le rôle joué par leurs épouses respectives, la volonté partagée d’apaisement vont pouvoir momentanément régler le conflit.

L’action se passe au Liban, elle pourrait se passer ailleurs. Comprendre la source du mal, savoir que rien n’est blanc ni noir : une belle leçon de courage et d’optimisme. Aller voir l'Insulte, c’est, à la fois, un acte militant , une confiance dans l’Intelligence des Peuples et une croyance dans la Culture de Paix.

Antoine Cesano

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