Un vendredi soir sur la terre


 

Une analyse réflexive, partielle... partiale, de la soirée conférence et intelligence que l'Appel des Cent, Pouce la Paix ! et le Cercle de l'Harmonie ont organisé à Aubagne. Jean-François Bernardini nous a fait partager sa pensée après un passage marquant dans la journée par le Lycée Joliot-Curie. Nous étions très nombreux à Agora ce vendredi 9 décembre pour savourer ce moment de respiration.

« Non-violence », ça commence par « non » !

Savoir dire non, c’est une urgence.

Non au simplisme bestial d’une violence complètement inscrite dans notre vie et dans la société et ça commence dès l’enfance et l’adolescence. Cela prend corps au collège et au lycée à l’instar de l’état du monde.

Non à l’acceptation des violences individuelles et collectives.

Non au raccourci assassin qui ravage la planète et n’a jamais fait progresser l’humanité : légitimer la violence pour répondre à une violence reçue, qu’elle soit individuelle ou collective. Ainsi, viennent à notre esprit les spirales de guerre qui ne résolvent rien et ne laissent derrière elles que dégradations, tristesse, mort, et désolation. Œil pour œil, dent pour dent ? Chacun-e peut trouver un exemple de la stérilité de ce qu’on peut qualifier de vengeance plutôt que de justice rendue…

Non à ce système qui rime avec les puissants de ce monde tout marchand.

Non à ceux qui commercialisent armes, caméras de vidéosurveillance, marché juteusement honteux et raillent, méprisent celles et ceux qui le refusent ou simplement le subissent. A quel moment sommes-nous les plus dignes ? Lorsqu’on a écrasé son ennemi ou lorsqu’on a tenu avec ses arguments et son intelligence sans violence mais avec courage ?

 

Et si on disait OUI ?

Oui au pari du progrès de l’humanité, sa capacité de penser plutôt que de réagir bestialement.

Oui aux dons mutuels, à la générosité et à la BIENVEILLANCE.

Oui aux armes d'instruction massive.

Oui à la complexité du désamorçage des grenades et des bombes matérielles ou spirituelles sans revoir à la baisse les exigences du respect et des droits.

Oui à la parole qui redonne vie au bien, à la solidarité, à l’égalité, à la fraternité, à la parité et à la liberté.

C’est un combat, une lutte ! Des mots guerriers qu’il nous faut intégrer dans ce qu’il faut bien appeler un rapport de force pour l’instant en la défaveur des non violents.

C'est juste une question d'avenir !

Et oui au courage de cette pugnacité.

Mais qu’on soit d’accord ou pas avec ce postulat, c’est par les mots que nous faisons la différence avec l’instinct animal, la raison du plus fort, et la domination, érigés en système qu’on peut qualifier et nommer capitalisme, libéralisme ou autrement selon d’où l’on vient et qui l’on est.

L’éducation est au cœur de l’alternative à la violence et c’est par là qu’a décidé de commencer Jean-François Bernardini qui sillonne la France dans les établissements scolaires.

Il est bien inspiré car on a besoin de voir (et de son île, il le voit !) à quel point l’impasse et les problèmes  sont les maîtres mots, ignorant lamentablement la recherche de solutions.

Et l’on sait aussi que rien ne sera possible sans espoir.

Or l’espoir ne surgit qu’à partir du moment où l’on décide de ne plus accepter l’inacceptable,  de créer les conditions d’une envie, celle de retrouver le chemin de notre essentiel : l’émancipation.

De la Corse à la Lybie, d’Aubagne à Soweto, de Quito à Columbine, d'Alger au Vietnam…

Alors, on essaie ?

 

Magali Giovannangeli 

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