Un club, c'est quoi ?

Mr Léon Galli, qui a la responsabilité de l'équipe première de l'AFC, avance l'idée que le club et la ville veulent qu'Aubagne progresse : « on n'a pas envie de pinailler en CFA2. L'objectif est le National ».

Aucun reproche à un entraîneur, d'avoir des ambitions sportives, c'est l'essence même du sport.  Mais, et si les propos sont avérés exacts, la position de l'équipe dirigeante de la municipalité est plus critiquable. En effet, il faut souhaiter qu'Aubagne progresse. Reste à savoir ce qu'il y a derrière le terme de progression. Monter en National serait certes un progrès. Mais pour qui et à quel prix ?

Avec quelles conséquences régressives pour le club ?

Avec une équipe première de très haut niveau, deux possibilités se présentent :

  • Soit elle attire de jeunes licenciés pour la recherche absolue de l'élite à tous les étages. Ces jeunes venant de toute la région et au delà rejetteront beaucoup de jeunes Aubagnais dans les catégories inférieures ou les feront partir vers d'autres horizons. Ce sont donc les jeunes Aubagnais qui seront sanctionnés.

  • Soit la politique envisagée n'est centrée que sur l'équipe première, et les jeunes et leur formation devient anecdotique. Ce serait les jeunes qui seraient à nouveau sanctionnés.

Dans les deux cas, l'image du club et la ville sont les centres d'intérêt, en aucune manière les jeunes et les licenciés.

Avec quelles conséquences régressives sur l'ensemble du monde associatif ?

Est-ce que nos chers édiles (n'avons nous pas à faire à des apprentis sorciers ?) ont une idée de la masse financière qu'il faut pour assumer le niveau National. Et ce malgré les aides financières que l'on peut obtenir par ailleurs (instances du football, sponsors, aides diverses).

La subvention à l'AFC augmentera-t-elle en conséquence ?

Plusieurs associations n'ont déjà plus de subvention municipale, beaucoup ont vu leur subvention diminuer. Quelles conséquences découleront sur l'ensemble du tissu associatif, avec une Direction municipale qui fait de l'austérité ciblée son leitmotiv principal. S'il faut de l'argent ou de l'aide pour l'AFC, cela se fera-t-il au détriment d'autres associations ? La volonté étant de diminuer le niveau global des subventions, ce que nous constatons depuis deux ans.

Le choix serait donc fait de favoriser certains au détriment d'autres. C'est curieux car, à l'inverse, ce raisonnement fallacieux est mis en avant pour niveler par le bas et expulser le Secours Populaire Français et les Restos du Cœur des locaux où il se trouvent.

En sport, l'image du club (et à fortiori celle de la ville) doit s'effacer derrière le bien-être et le plaisir des sportifs d'appartenir à ce club. Si un club doit atteindre le plus haut niveau, nous disons oui. Cette ascension ne doit pas être une volonté affichée qui ne reposerait que sur un investissement financier mais par les résultats sportifs. Le seul investissement qui vaille dans un club, c'est l'investissement éducatif. Cette vision est attaquée par la financiarisation à outrance du sport.

Le sport en général, et le football en particulier, sont une formidable école de vie, d'acceptation et de compréhension de l'autre, de vivre ensemble.

La définition de ce que doit être un club est donc essentielle et doit être posée.

Maurice Marsiglia

Au delà de l'opération «Com»

Le récent article de La Provence sur la charte de l'inter-génération m'a interpellé car il ne suffit pas de ratifier des accords alors que les actes prouvent le contraire. Il y aurait alors le risque de faire passer le partenaire signataire pour une association soutenant la politique de la droite municipale.

Bien sûr la gauche n'a pas le monopole du cœur, il n'appartient à personne et à tout le monde mais les faits sont là. C'est bien la droite actuellement en place qui a déplacé et réduit de moitié l'épicerie sociale et solidaire. C'est encore elle qui veut expulser les restos du Cœur et le Secours populaire, qui désire transférer sans raison claire la Cuisine centrale au privé même s'il y a perte de qualité des repas livrés (tant aux jeunes qu'aux séniors). C'est elle qui a supprimé l'aide aux personnes âgées pour les menus services et travaux.

Sur ce dernier thème, un reportage sur France 3 a montré que la ville de Nantes mettait en place ce type  de service à la population... Quelques années après l'action visionnaire de la gauche d'Aubagne (vivement les nouvelles élections !) et que la droite s'est empressée de détruire.

Il ne suffit pas de faire faire quelques tours de piste de danse à un certain public pour construire une politique d'entraide et de solidarité ! Quand La Provence relate l'existence de la "Semaine Bleue", il serait de bon ton de signaler qu'elle a été mise en place par la gauche tout comme la Fête des Voisins !

La communication-manipulation n'est pas la bienvenue.

Gilles Lejeune

 

                             

« Petits » arrangements avec la loi (1)

M. Gérard Gazay, premier magistrat de notre ville d'Aubagne, n'a de cesse, on le sait, de vanter sa politique visant à tranquiliser la population dont il se sent le seigneur et maître. Voisins « vigilants », police municipale renforcée et armée, mise en place d'une Cellule de citoyenneté et de tranquillité publique visant à réprimer la petite délinquance, multiplication de caméras de surveillance... C'est sûr, si toutes ces mesures sont nécessaires, c'est qu'Aubagne est devenue une banlieue des quartiers nord de Marseille, dans laquelle il est inquiétant de se promener lorsqu'on est un bon citoyen ! Et la loi, ça a respecte, nom d'un maire !

Mais alors ?... Pourquoi livrer la ville à plusieurs centaines de motards "harleyistes" dont la première préoccupation est de faire un maximum de bruit avec leur engin ?! Il suffisait de se promener hier dans ce rassemblement, d'ouvrir l'œil et l'oreille pour constater que 95% au moins de ces motos étaient équipées de pots d'échappement libres, non homologués, et bien loin des normes de bruit imposées par la loi ! Une seule de ces motos est capable, en la traversant de nuit, de réveiller une ville entière.

Tous ces véhicules étaient passibles d'une contravention de troisième classe, avec éventuellement immobilisation du véhicule, ou obligation de le ramener dans les trois jours en Gendarmerie après remise à l'état d'origine !

Du coup, on ne comprend plus ! Comment M. Gazay peut-il décider d'un côté, de multiplier les surveillances de « ses » citoyens, de traquer les incivilités comme le jet d'un mégot sur un trottoir, et d'un autre d'ouvrir les portes à plusieurs centaines de véhicules totalement illégaux ?! Quel exemple pour les petits jeunes en scooter !!

Y aurait-il, pour M. Gazay, plusieurs manières de faire respecter la loi ? Serait-il le seul décideur de ce qui est légal ou pas ? L'exemplarité serait-elle à géométrie variable, comme au temps des seigneurs ?...

A moins que ce genre de manifestation bruyante et insupportable en centre ville, qui plus est un jour de fête et de recueillement catholique, ne soit une tentative désespérée de garder dans son électorat les quelques commerçants survivants du vieil Aubagne ?

Xavier Pescheur

Mauvaise humeur un bon matin d'Ascension

Ascension, était pour moi synonyme d'air pur, de bien être. Ce jour d'Ascension, de ce côté là a été bien décevant.

De retour du centre ville d' Aubagne, j'ai besoin de réagir.

Une manifestation pour les motards se mettait en place, j'ai ressenti de la colère et un sentiment de malaise.

Que de bruit, de pollution pour ceux qui militent pour des transports en commun silencieux et propres tels que le tram ou les déplacements en mode doux.

Quel décalage entre notre perception de l'utilisation de l'espace public de la ville et celle de la municipalité, qui pour la deuxième année fête les motos (peut être surtout les Harley, mais comme vous l'avez compris, je n'y connais rien). Cette municipalité se plaît à étouffer le centre ville par plus de véhicules, plus de pollution.

Où es-tu Aubagne du mieux vivre ?

Vous allez me dire que je fais des amalgames, mais après la traversée des stands, j'ai pensé à la manifestation de la Colombe de la Paix interdite.
Aujourd'hui, des stands de vente de casques, d'habits militaires, etc, des drapeaux américains partout, sur les étalages, sur les épaules des participants, sur les tee-shirts (je n'ai peut être voulu voir que cet aspect, mais je l'ai vu parce qu'il y était). J'ai eu peur, j'ai vite quitté ce lieu où je ne me sentais pas bien. Exit le drapeau de la Colombe. Vous allez me dire : on a que les drapeaux que l'on se choisit.

Où es-tu Aubagne ville de paix ?

Arrivé vers les sommets d'air pur et de culture où j'habite, un cycliste me dépasse, je ne l'avais pas entendu venir, j'ai eu peur. Non je rigole. 

J'ai repris espoir.

Aubagne : on tourne le remake de «de l'autre côté du Périph'»

Entendez l'électorat de droite de La Coueste et du haut des Espillières et les autres habitants de ce quartier : pour les premiers, le besoin de protection (à quand la vidéo ?), pour les autres, les nuisances et les détours.

Pauvre square Scarcelli, un poumon vert qu'on asphyxie de tous les côtés et maintenant rendu dangereux pour les enfants ! Tu n'es plus qu'un délaissé de route ! Sachant nos élus actuels nostalgiques de la Belle époque (surtout celle qui rapporte), j'ai d'abord cru à un autre remake, celui des événements de la Commune. Autant de barricades élevées ! Mais non, je rêvais, ce n'était que l'œuvre d'élus de droite !

Ces barricades n'ont qu'un avenir très éphémère car les autobus de 50 places et les camions passent toujours et certains s'y sont déjà frottés... Qu'importe ce n'est que l'argent de l'ensemble des contribuables aubagnais !

Il fallait faire ralentir. Maintenant à certaines heures, on bouchonne, merci les gaz... Mais surtout, il fallait atténuer la dangerosité d'un carrefour et là, c'est raté. Non seulement, elle existe toujours mais 3 autres lieux dangereux ont été ajoutés !

En bonus, on a supprimé des places de stationnement (les pratiquants du culte Protestant n'ont pas eu leur mot à dire), diffusé le bruit et les particules sur tous les côtés du square et nuit à la sécurité des utilisateurs de celui-ci.

En terme d'esthétique et d'attractivité dont M. Gazay se fait le champion, on peut dire qu'on atteint le comble de l'horreur ! En fait, en terme de parc d'attraction, le Maire ne cesse de céder aux prédateurs de la route et transforme Aubagne en parcs automobiles, payants bien sûr !

Si vous cherchez de la chlorophylle, je vous conseille de suivre le chemin du Tramway. Si vous trouvez le chemin trop court, plaignez vous au Maire, c'est lui qui l'a raccourci ! 

 

Gilles Lejeune

 

 

 

Les Escourtines... suite

Le témoignage d'une habitante des Escourtines :
 
Enfant de Montgrant puis habitante des Escourtines depuis plus de 15 ans, j'ai fréquenté le Centre social dès mon plus jeune âge. Cette structure à mon époque était ouverte à tous, sans distinction sociale. Cela m'a permis à moi et à ceux de ma génération de grandir en ayant accès aux loisirs, à la culture et aux sports comme d'autres plus favorisés. Nous disions même parfois: " le Centre social, c'est ma seconde maison"!

Aujourd'hui, de mon point de vue, cette maison s'est transformée en entreprise, elle sélectionne, divise, refuse les plus précaires, se referme sur elle même!
 
Hier un animateur investi, qui a su recréer du lien au cœur du quartier, développer des activités ouvertes à tous (pour mes frères, mes neveux, mes voisins...) a été licencié pour faute grave! J'en suis particulièrement affectée car j'ai été l'objet d'une manipulation par la direction. Adhérente, au vu des tensions qui avaient lieu au sein de la structure, j'ai interpelé oralement la Direction du centre, demandant vivement et maladroitement des explications. La Direction a utilisé cette entrevue et mes propos comme un élément du licenciement de cet animateur. Elle détourne mon intervention en accusant l'animateur d'en être à l'origine. Il m'a été dit: "ces propos ne sont pas les tiens, ce n'est pas toi qui parle...". Certains de mes propos, déformés, sont écrits dans le courrier de licenciement de cet animateur.

A trente ans passé, je me suis sentie humiliée et rabaissée par cette direction qui a préféré m'infantiliser plutôt que de prendre en compte ma colère, celle des habitants ou se remettre en question ! Suite à son départ, des habitants et moi-même avons rencontré le Conseil d'administration. J'ai pu exprimer ma version des faits, le CA a reconnu avoir pris une décision trop rapidement sans avoir tous les éléments (certains ne connaissaient même pas le sujet du licenciement). Le Président et le vice-président ont démissionné depuis! Je suis inquiète pour le quartier, les jeunes et "notre structure" qui n'est plus le lieu de vie et d'échange qui m'a permis de me construire! 

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