Comment les chômeurs des villes ne sont pas les mêmes que ceux de Pôle Emploi

Quand une commune comme celle d'Aubagne vire les personnes pour raison de proximité avec l'ancienne majorité (voir interview de Mary Poppins), non seulement c'est le chômage au bout, mais en plus on les spolie d'un mois de dédommagement, sûrement pour les remercier des services rendus. 

Je m'explique, prenez une personne virée pour délit de sale gueule à l'esprit libre. Cette personne est licenciée le 31 décembre (joyeux Noël !), elle court à Pôle Emploi faire sa déclaration, attend le précieux sésame qui lui explique que ce n'est pas Pôle Emploi qui la dédommage mais la commune d'Aubagne.
La lettre tant attendue arrive, la personne court, honteuse, à la DRH et là, trop tard pour recevoir le tribut de la Ville, il fallait arrivait avant le 5 janvier ! Damnation, le trésor public nous dit-on ne peut payer fin de mois suivant que si vous déclarez ne rien percevoir et ne pas avoir trouvé de travail avant le 5 de chaque mois (ce qui n'est pas le cas à Pôle emploi qui dédommage 3 jours après la déclaration).
 
La DRH dit: "Comme pour tous les autres chômeurs, l'objet d'un paiement se fait sur le mois d'après. Il faut simplement penser à transmettre l'actualisation par mail avant le 5 de chaque mois, et à renouveler l'opération tant que nécessaire."
Et c'est là que non seulement on est viré, méprisé mais juste pris pour le roi de l'andouille... car à force de courir avec 1 mois d'écart que se passe-t-il si la personne retrouve un job le 1er juillet ? Le 30 juillet elle fait  sa déclaration : génial j'ai retrouvé du boulot parmi les 3 millions de chômeurs.
La Ville arrête le versement, jusque là normal me direz-vous mais que devient le mois de décalage du début puisque je cite : "Comme pour tous les autres chômeurs, l'objet d'un paiement se fait sur le mois d'après." Bizarre, bizarre, les chômeurs feraient-ils cadeau d'un mois de traitement pour remercier la Direction des Ressources Humaines, qui affiche en lettres d'or la définition du mot humain ("Qui manifeste à un haut degré la sensibilité, la compréhension propres à l'homme en tant qu'individu dans un groupe social") tirée du Larousse ?

Je préfère définitivement les maths à la Prévert.

Deux et deux quatre
quatre et quatre huit
huit et huit font seize…
Répétez ! dit le maître
Deux et deux quatre
quatre et quatre huit
huit et huit font seize.
Mais voilà l’oiseau lyre
qui passe dans le ciel
l’enfant le voit
l’enfant l’entend
l’enfant l’appelle
Sauve-moi
joue avec moi
oiseau !
Alors l’oiseau descend
et joue avec l’enfant
Deux et deux quatre…
Répétez ! dit le maître
et l’enfant joue
l’oiseau joue avec lui…
Quatre et quatre huit
huit et huit font seize
et seize et seize qu’est-ce qu’ils font ?
Ils ne font rien seize et seize
et surtout pas trente-deux
de toute façon
ils s’en vont.
Et l’enfant a caché l’oiseau
dans son pupitre
et tous les enfants
entendent sa chanson
et tous les enfants
entendent la musique
et huit et huit à leur tour s’en vont
et quatre et quatre et deux et deux
à leur tour fichent le camp
et un et un ne font ni une ni deux
un à un s’en vont également.
Et l’oiseau lyre joue
et l’enfant chante
et le professeur crie :
Quand vous aurez fini de faire le pitre
Mais tous les autres enfants
écoutent la musique
et les murs de la classe
s’écroulent tranquillement
Et les vitres redeviennent sable
l'encre redevient eau
les pupitres redeviennent arbres
la craie redevient falaise
le porte-plume redevient oiseau.

 

Forte mobilisation des habitants en soutien à un animateur jeune licencié

Les habitants en colère contre la gestion et la politique du Centre social des Escourtines.

Que fait le centre social des subventions publiques qui lui sont accordées ?

Beaucoup d'enfants ne sont pas inscrits au centre aéré par manque de moyens! Que leur propose-t-on ? Pourquoi aujourd'hui plus rien ne se passe ? Qui décide des actions développées par le centre social ? Est-ce normal de ne pas considérer l’avis des habitants ?

Par ailleurs, nous constatons qu'il y a  peu de communication, d'information, ou de réunions avec les habitants pour discuter de notre quartier (chantier de la crèche, terrain de proximité complètement dégradé) et faible  prise en charge des problématiques prioritaires et des besoins essentiels.

Nous avons un sentiment d'abandon et de dénigrement du centre social à notre égard. Nos jeunes et beaucoup de familles connaissent des difficultés (chômage, délinquance, précarités sociale...) qui semblent passer au second plan alors que beaucoup d'énergies et de moyens financiers sont utilisés pour des actions secondaires (Jardins, fermeture de la forêt).

Nous nous inquiétons de départs de membres du personnel investis et de l’absence de certains salariés.

Aujourd'hui nous avons besoin de réponse, nous nous tournons vers les partenaires financeurs et élus car le centre social ne veut pas entendre notre cri de détresse.

- Comment est-t-il possible de penser les actions menées par le centre social sans les habitants ?

- Comment est-il possible que les habitants se sentent isolés dans leur propre  quartier malgré la présence du centre social ?

- Comment est-il possible de ressentir de manière récurrente ce sentiment de dénigrement notamment de la direction du centre social ?

- Comment est-il possible d’entendre sans cesse qu’il n’y pas de financement alors que le centre social bénéficie de fonds publics dont le montant est non négligeable ?

Nous croyons qu’il s’agit plutôt d’une question de priorité d’actions auxquelles nous ne sommes pas associées.

C’est pourquoi ce jeudi 24 mars à partir de 17h00 les habitants se mobilisent pour rendre hommage à l’animateur jeune licencié qui était un des derniers maillons qui maintenait le lien physique avec les habitants du quartier.

Un centre social doit être l'outil de participation et d'expression des habitants !

 

Les habitants des Escourtines

Personne à contacter : Mme Anissa Bouanani - 06 37 80 56 49                                                                                                                                                                

Outrage à agents et rébellion

Le témoignage d'une enseignante du lycée Saint-Charles sur la journée du vendredi 25 mars 2016 à Marseille.

 

Si vous me posiez la question de savoir comment s'est passée ma journée, je répondrais :

–  Le vendredi 25 mars ? Mais j'ai fait le planton devant le commissariat de police de Noailles, sur la Canebière à Marseille de 11 h le matin à 17 h le soir avec plusieurs de mes collègues.

Je suis persuadée que vous répondriez :

– Tu veux dire que tu allais porter plainte ?

– Pas du tout, nous avons vraiment planté là devant le commissariat, à l'extérieur, sans presque bouger une grande partie de la journée.

– Quelle drôle d'idée, diriez-vous.

Ah mais c'est que nous vivons une drôle d'époque !

Peut-être faut-il revenir au tout début.

J'arrive au Lycée St Charles comme cinq jours sur sept pour assurer mes cours et c'est pour découvrir à ma grande stupéfaction qu'une de nos élèves – brillante, de la section internationale anglais et préparant un bac S – a été arrêtée manu militari la veille lors des manifestations estudiantines contre la loi El Khomri pour (je cite) « outrage à agents et rébellion ».

En conséquence de quoi, cette gamine de 17 ans a passé toute la nuit en détention au commissariat de police, sans avoir le droit de parler à ses parents.

Renseignements pris – rien n'est clair à ce stade – ce qu'il ressort, c'est qu'elle aurait – toute seule et sans aucune arme – décidé d'attaquer trois CRS, armés jusqu'aux dents, eux, munis de gaz lacrymogène, de casques, de pistolets paintball et de boucliers antiémeute alors qu'elle était assise sur les marches de la Gare St Charles. 

En bref, les braves officiers de la loi arrêtent cette dangereuse terroriste et la foutent au trou.

Elle en est ressortie après plus de 24 h de garde à vue, une « confrontation » avec ses accusateurs et une mise en examen en bonne et due forme, aggravée du fait qu'elle a refusé la « signalisation » à savoir la prise de ses empreintes digitales, sa photo et son ADN. Selon l’article du code de procédure pénale, le refus est un droit mais constitue un délit qui peut être puni d'amende et d'emprisonnement !

J'aimerais que quelqu'un m'explique en quoi un droit est punissable par la loi mais bon…

Elle n'est pas la seule dans son cas. Un autre jeune du Lycée Victor Hugo a été tabassé au point d'avoir eu un traumatisme crânien. Mais – auraient affirmé les flics chargés de l'arrestation – c'est qu'on pensait qu'il avait vingt ans !

Donc à 20 ans on peut vous tabasser jusqu'à l'inconscience, à 17 ans on s'arrête juste avant !

Une grande partie de la journée, je l'ai passée devant le commissariat où l'on peut lire :

« LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ »

Et en moi-même, je me disais :

LIBERTÉ : des jeunes qui font le jihad en Syrie reviennent et tout ce qu'ils ont, c'est un S sur une fiche signalétique et puis basta. Ils peuvent faire des milliers de victimes mais c'est le prix à payer !

ÉGALITÉ : il aura fallu des années et des années pour des types comme Sarkozy pour être mis en examen et son cas peut-il être en toute conscience être mesuré à l'aune d' « un délit » d'une gamine de 17 ans assise sur les marches de la Gare St Charles ?

FRATERNITÉ : à coups de matraques sur la jeunesse pacifique de notre pays ?

Je les ai vus, moi qui vous parle, ces CRS, se rassemblant massivement devant le commissariat en attente d'en découdre avec ces jeunes qui se massaient de l'autre côté de la Canebière pour éviter toute dérive et lorsque la jeune Sarah P. a finalement été mise en examen mais libérée après un emprisonnement qui aura duré plus de 28 heures, je suis passée de groupe en groupe en leur demandant de se disperser.

Car j'étais persuadée d'une chose : les « forces de l'ordre » n'attendaient que notre départ, à nous autres adultes, pour charger. C'est sûr que des jeunes dans la rue et qui manifestent pacifiquement contre une loi qui songent à faire d'eux des esclaves sont des proies autrement plus faciles qu'un Abdeslam qui se terre chez lui depuis des mois !

Vous pouvez faire passer ce message. 

Laurence

L'ASDEL et le Maire

Nous tenons à vous tenir au courant des échanges que nous avons eus avec Mr le Maire.

Notre première lettre, sa réponse par courriel et notre réponse par courriel.

Précision, son courriel est le "copier coller" de la réponse qu'il avait envoyé aux collectif d'usagers, il n'a comme vous pourrez le constater aucun rapport avec nos questionnements.

 


Courrier de l'ASDEL au Maire d'Aubagne du 7 mars 2016

Le PARKING PIERRE BLANCARD est devenu PAYANT !

Lettre ouverte à M. le Maire d'AUBAGNE

Monsieur le Maire,

Nous avons été sollicités par les usagers de la nouvelle situation du parking Pierre Blancard.

Depuis, beaucoup d'informations nous sont parvenues :

Ce terrain est une propriété de la SNCF par l'intermédiaire de l'EPIC SNCF MOBILITES.

- La ville d'Aubagne ne peut donc en disposer à sa guise.

La précédente convention entre la SNCF et la ville a pris fin en 2013.

Est-il exact que :

  • La SNCF vous a  envoyé un courrier vous demandant de ne pas instaurer le paiement pour ces places de parking ? Ce paiement allant à l'encontre de l'usage du parking pour les passagers des TER mais aussi des Cartreize et des bus des Lignes de l'Agglo.
  • La SNCF souhaite engager une négociation sur la gestion de ce parking ?

 Si une telle négociation démarrait, il nous paraît essentiel que les usagers en fassent  partie.

D'autre part : 
Des PV ont été mis à partir de début mars. Dans la situation actuelle quelle est leur légitimité ?

Nous vous demandons d'apporter les réponses aux questions suivantes :

  • Comment pouvez-vous attribuer la gestion à la société privée Q Park, d'un parking qui n'appartient pas à la Municipalité ?
  • Pour quels motifs cette décision a-t-elle été prise, alors qu'elle pénalise les personnes qui mettent les transports en commun (TER, Cartreize, bus de l'Agglo) au cœur de leurs déplacements quotidiens ?
  • Pourquoi vous attaquer par ce biais à la fréquentation des transports en commun gratuits sur le territoire de l'ex Agglo ?
  • Que vont devenir les PV déjà émis ?


Avec les usagers, nous attendons vos explications. Nous espérons que vous saurez prendre la décision de revenir à la gratuité, seule mesure utile pour promouvoir tous les transports en commun et l’intermodalité. Votre décision devra favoriser le report modal qui est le but du pôle d’échanges. Ce parking restait le seul gratuit proche de la gare, son usage gratuit doit être conforté. Dans toute la région, des parkings gratuits sont  aménagés devant les gares,  Aubagne ne doit pas faire exception !

Veuillez, M. le maire être assuré de notre vigilance citoyenne.

Pour l'ASDEL, son président

 


Réponse du Maire d'Aubagne


Réponse de l'ASDEL suite à la réponse du Maire d'Aubagne    

Monsieur le Maire,

Pour faire suite à votre réponse reçue par courriel du 23 mars concernant le parking Pierre Blancard, nous nous empressons, par voie dématérialisée, de vous faire remarquer que:

  • Vous n'abordez pas nos interrogations sur:
    • l'attribution de la gestion du parking SNCFà la société Q Park,
    • le devenir des PV,
    • la pénalisation des usagers des transports en commun,
    • la remise en cause de la gratuité de ceux-ci.
  • Vous justifiez votre attitude par:
    • le comportement inadmissible des anciennes instances, qu'elles soient municipale, départementale ou régionale. Nous sommes par ailleurs étonnés d'apprendre que la ville a beaucoup investi pour l'entretien de ce parking,
    • le nombre d'utilisateurs hors Aubagne, alors que seule la ville ferait supporter à ses administrés les frais d'entretien de ce parking, au travers des impôts locaux. L'ex Agglo est aujourd'hui intégrée à la Métropole, et nous constatons déjà que l'esprit de solidarité a disparu.
  • Vous dites:
    • repenser l'ensemble de la politique de stationnement. Nous constatons que les zones bleues qui ont été installées étouffent le centre ville et génèrent des places payantes à la proche périphérie.

Sachez que nous sommes à vos côtés pour engager les Aubagnaises, les Aubagnais, et tous les usagers des transports en commun à faire pression pour maintenir la gratuité de ce parking relais permettant une mobilité dans des conditions favorables.

Votre courriel, simple "copier-coller" des courriers envoyés aux personnes et associations qui vous ont interpellé au sujet du parking Pierre Blancard., ne tient pas compte de nos différentes approches et questionnements et ne répond pas aux problèmes que nous avons soulevés. Que penser d'un telle attitude?

Nous restons donc dans l'attente d'un contact renouvelé, et vous présentons  Monsieur le Maire, l'expression de nos salutations distinguées.

L'association « Se déplacer en liberté ».

LGV : M. Amberto confirme nos informations... suite

Monsieur Amberto, je vous remercie de nous faire connaître votre position sur la LGV, suite à mon interrogation dans l'article "Le parking Pierre Blancard devient payant" et à notre échange du 11 mars à 19h.
Je prends acte, avec bonheur, comme vous me l'aviez réaffirmé lors de cet échange que vous confirmez votre volonté de continuer à vous opposer à une ligne LGV.
 
Je vous avais proposé de publier intégralement votre position, sans rien changer, c'est chose faite. Je n'avais pas prévu d'accompagner votre écrit par un commentaire, mais je m'y vois contraint en notant quelques écarts, non marginaux, entre votre écrit et votre propos d'alors.
 
Vous aviez insisté sur le fait que pour un tel combat, il fallait rassembler tous les élus de droite comme de gauche, ce que j'avais partagé. Vous aviez affirmé, puisque je vous interrogeais sur la position de M. Estrosi qui venait de ressortir le dossier dans une interview, que les deux responsables, à égalité, de l'existence de ce dossier, c'était Vauzelle et Estrosi. Aujourd'hui vous écrivez "mais aussi et surtout de monsieur Vauzelle". Je respecte, mais avouez que la nuance n'est pas neutre.
 
Vous dites même, "si on s'interroge sur l'avis du maire d'Aubagne par rapport à la démarche d'Estrosi, on peut à plus forte raison s'interroger sur l'avis des élus de gauche qui ont massivement appelé à voter Estrosi". 
 
Comment peut-on laisser penser qu'il y a égalité entre un élu qui fait de M. Estrosi son candidat dès le premier tour, et d'autres qui, pour ne pas choisir le Front National au deuxième tour, décident le soutien à l'autre candidat. C'est à la limite de la manipulation. Même si je peux comprendre que, même dans ce cas, on puisse ne pas choisir Estrosi et que je peux en déduire que c'est ce que vous avez fait. 
 
Je passe sur le fait que vous m'aviez avoué, alors que je ne vous demandais rien, que celui qui avait "été décisif dans ce dossier, c'était M. Fontaine et que vous étiez prêt à le dire partout et à tout le monde".
Au total, j'ai le sentiment que l'équilibre droite-gauche auquel vous sembliez tenir et que vous m'aviez confirmé n'est plus complètement respecté dans votre écrit d'aujourd'hui.

Et la fin m'a surpris. Vous parlez "d'esprits malveillants", de "délation" jusqu'à évoquer les dénonciations ignominieuses pendant l'occupation allemande. Sans doute n'avez vous pas mesuré la gravité de vos propos pour un fait somme toute banal. J'ai seulement précisé que j'avais écrit "proche du DGS de la ville" parce que vous aviez travaillé ensemble pendant plusieurs années. Ce que vous avez confirmé, me disant même que "M. Raffin vous appréciait beaucoup". Je vous avais dit qu'être un proche de M. Raffin n'était pas une tare, cela signifiait simplement qu'il y avait de la proximité, ce que je ne confondais pas avec de l'amitié.

J'avais rajouté que votre fille qui a été embauché à la ville depuis 2014 était sous sa responsabilité.
Sans aucun doute cette embauche était méritée et, comme vous me l'avez fait observer, tous les agents de la ville étaient sous la responsabilité du DGS. Mais, sans doute aussi, cela a dû renforcer encore votre proximité.
 
Je sais qu'il est difficile de tenir son indépendance et ses convictions face aux pouvoirs locaux en place, quels qu'ils soient. Il faut beaucoup de courage. Je ne peux pas douter du vôtre.
 
Antoine Monticellu

LGV : M. Amberto confirme nos informations

ESTROSI ET LA LGV

Monsieur Monticellu, vous vous êtes interrogé récemment dans le cadre d’un article sur le parking P. Blancard sur ce que pensait le président du collectif aubagnais anti LGV, de la relance de ce projet par monsieur Estrosi.

Sachez que pour ce qui me concerne que je continue dans le cadre de l’association que j’ai créé en 2010 de lutter contre ce projet et ce, quel que soit la couleur politique des élus qui le défende.

Cela fait longtemps que j’ai cessé de croire qu’en politique il suffisait d’être d’un même parti pour être ami ou l’inverse. J’ai d’ailleurs pu constater dans le cadre des travaux de la commission mobilité 21, que ce projet de LGV est parvenu à rester une priorité pour l’état grâce aux efforts conjugués de monsieur Estrosi mais aussi et surtout de monsieur Vauzelle. Sans les démarches insistantes de ce dernier auprès du gouvernement actuel, ce projet serait aux oubliettes.

Alors si l’on s’interroge sur l’avis du maire d’Aubagne par rapport à la démarche de monsieur Estrosi, on peut à plus forte raison s’interroger:

- Sur l’avis des élus de gauche qui ont massivement appelé à voter pour monsieur Estrosi aux dernières élections régionales.

- Sur le fait que le gouvernement actuel ait répondu favorablement à monsieur Estrosi au maintien de ce projet alors qu’il ne répondait pas du tout aux critères (coût et temps gagné) qu’il avait fixé.

Pour ma part, cela fait bien longtemps que je ne me pose plus ce genre de question.

Ma démarche n’a pas changé, elle consiste à mobiliser un maximum d’élus du pays d’Aubagne contre les méfaits de ce projet. J’en veux pour preuve la participation des nouveaux élus de l’est des Bouches du Rhône au renouvellement de l’appel lancé à Gémenos en 2011 avec les élus en place à l’époque.

Sachez monsieur Monticellu que j’ai su  apprécier à sa juste valeur toute l’aide que nous a apporté les élus de l’ancienne majorité, mais sachez aussi que j’apprécie aussi celle de l’actuel maire d’Aubagne qui refuse que la quatrième voie reliant Marseille à Aubagne soit aérienne entre la Barrasse et Aubagne  alors qu’elle est totalement enterrée pour la traversé de Marseille.

Sachez aussi que je ne désespère pas de voir, comme l’a demandé l’actuelle présidente de CAPAE, les élus du pays d’Aubagne intégrer le comité de pilotage de ce projet dans le cadre de la création de la Métropole. Aujourd’hui comme l’a indiqué le préfet Thery lors de son passage à Aubagne en juin 2014, « toutes les communes de la Métropole concernées par ce projet seront prioritaires pour intégrer le comité de pilotage qui décide des orientations du projet ».

Je vous confirme donc que je reste opposé à ce projet tel qu’il est conçu parce qu’il donne la priorité au TGV au détriment du réseau TER. L’ensemble  de nos actions vont et irons dans ce sens, c’est le cas par exemple de notre participation à hauteur de 200 euros au recours juridique envers la position actuelle de commission nationale du débat public.

Pour ce qui concerne ma proximité avec le DGS de la ville d’Aubagne, sachez que mon parcours professionnel m’a souvent amené à le croiser, que ce soit à la ville de Marseille sous les mandatures de Gaston Deferre, de Robert Vigouroux ou de Jean Claude Gaudin, et plus récemment à la CUMPM sous la mandature d’Eugène Caselli.

Je ne sais pas si cela permet de dire si je suis un proche, mais ce que je sais c’est que cela n’a rien de déshonorant comme essaient de le laisser croire certains esprits malveillants, bien au contraire.

Il convient aussi de préciser à ces esprits malveillants que le DGS d’une commune est par principe le supérieur hiérarchique de l’ensemble du personnel de cette commune.

Concernant votre remarque orale sur des personnes de ma famille, sachez que celle-ci est arrivée à Aubagne en 1920 et que les esprits malveillants trouveront certainement au cours des 94 années qui se sont écoulées quelques employés communaux de cette mandature ou des précédentes appartenant à celle-ci. Ils en trouveront aussi beaucoup d’autres (employés communaux) arrivés plus récemment sur Aubagne, mais ça je ne suis pas sûr que ça les intéresse  car ce sont des esprits malveillants.

Méfions-nous de ces gens-là monsieur Monticellu, l’histoire de notre pays nous a montré au cours du siècle dernier qu’ils étaient dangereux.

 Méfions-nous de ces anonymes adeptes de la délation,et comme on dit à Aubagne… en Provence Mèfi.

M. Amberto

Encore histoire de Parkings payants....

A la lecture d'un récent article de La Provence, on aurait pu croire que le Maire d'Aubagne, à l'instar d'un héros de fiction, allait prendre son cheval et son lasso pour prendre la SNCF d'assaut ! Que ne l'a-t-il pas fait à son investiture, en renouvelant à ses conditions la convention qui reliait celle-ci à la Ville ?

La seule comparaison pouvant être faite, c'est qu'il avance masqué : il ne traque plus les injustices  mais seulement les emplacements de machines à sous à installer ... En effet, doutant de son action sur le parking Blancard, il a enfourché son fidèle destrier et a sévi sur le cours Barthélémy- côté opposé à l'Espace Bras d'Or-,un peu d'espace libre pouvant rapporter de l'or !

Discret comme son valet muet, point trop de peinture sur le pavé mais suffisant pour les PV ! Bien sûr, pourra-t-on dire, il y a cette première heure gratuite mais l'attractivité d'une Ville ne se limite pas à une heure d'achats compulsifs ( en regardant sa montre ou son portable ) : les commerçants d'ailleurs commencent à regretter cette erreur.

La grâce d'un Centre-Ville, c'est de pouvoir y flâner, rencontrer des amis, partager ses sentiments et ses idées, aller au spectacle quand il vous plait ( minimum 1 H30 ! ), aller à la piscine l'été ( inutile, vous l'avez supprimée ! ), admirer la devanture des magasins ( aux rideaux aujourd'hui trop abaissés ) et pourquoi pas y entrer ( sans se presser, discuter et acheter ) !

En supprimant le projet de tramway, en favorisant la voiture, en explosant les taxes annexes, le Centre Ville s'est asphyxié.

Non , la pression n'est pas sur la SNCF ( dans son droit et agressée ), mais bien sur les visiteurs et les habitants d'Aubagne : elle se nomme PRESSION  FISCALE !

Gilles Lejeune

 

 

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