Mauvaise humeur un bon matin d'Ascension

Ascension, était pour moi synonyme d'air pur, de bien être. Ce jour d'Ascension, de ce côté là a été bien décevant.

De retour du centre ville d' Aubagne, j'ai besoin de réagir.

Une manifestation pour les motards se mettait en place, j'ai ressenti de la colère et un sentiment de malaise.

Que de bruit, de pollution pour ceux qui militent pour des transports en commun silencieux et propres tels que le tram ou les déplacements en mode doux.

Quel décalage entre notre perception de l'utilisation de l'espace public de la ville et celle de la municipalité, qui pour la deuxième année fête les motos (peut être surtout les Harley, mais comme vous l'avez compris, je n'y connais rien). Cette municipalité se plaît à étouffer le centre ville par plus de véhicules, plus de pollution.

Où es-tu Aubagne du mieux vivre ?

Vous allez me dire que je fais des amalgames, mais après la traversée des stands, j'ai pensé à la manifestation de la Colombe de la Paix interdite.
Aujourd'hui, des stands de vente de casques, d'habits militaires, etc, des drapeaux américains partout, sur les étalages, sur les épaules des participants, sur les tee-shirts (je n'ai peut être voulu voir que cet aspect, mais je l'ai vu parce qu'il y était). J'ai eu peur, j'ai vite quitté ce lieu où je ne me sentais pas bien. Exit le drapeau de la Colombe. Vous allez me dire : on a que les drapeaux que l'on se choisit.

Où es-tu Aubagne ville de paix ?

Arrivé vers les sommets d'air pur et de culture où j'habite, un cycliste me dépasse, je ne l'avais pas entendu venir, j'ai eu peur. Non je rigole. 

J'ai repris espoir.

Aubagne : on tourne le remake de «de l'autre côté du Périph'»

Entendez l'électorat de droite de La Coueste et du haut des Espillières et les autres habitants de ce quartier : pour les premiers, le besoin de protection (à quand la vidéo ?), pour les autres, les nuisances et les détours.

Pauvre square Scarcelli, un poumon vert qu'on asphyxie de tous les côtés et maintenant rendu dangereux pour les enfants ! Tu n'es plus qu'un délaissé de route ! Sachant nos élus actuels nostalgiques de la Belle époque (surtout celle qui rapporte), j'ai d'abord cru à un autre remake, celui des événements de la Commune. Autant de barricades élevées ! Mais non, je rêvais, ce n'était que l'œuvre d'élus de droite !

Ces barricades n'ont qu'un avenir très éphémère car les autobus de 50 places et les camions passent toujours et certains s'y sont déjà frottés... Qu'importe ce n'est que l'argent de l'ensemble des contribuables aubagnais !

Il fallait faire ralentir. Maintenant à certaines heures, on bouchonne, merci les gaz... Mais surtout, il fallait atténuer la dangerosité d'un carrefour et là, c'est raté. Non seulement, elle existe toujours mais 3 autres lieux dangereux ont été ajoutés !

En bonus, on a supprimé des places de stationnement (les pratiquants du culte Protestant n'ont pas eu leur mot à dire), diffusé le bruit et les particules sur tous les côtés du square et nuit à la sécurité des utilisateurs de celui-ci.

En terme d'esthétique et d'attractivité dont M. Gazay se fait le champion, on peut dire qu'on atteint le comble de l'horreur ! En fait, en terme de parc d'attraction, le Maire ne cesse de céder aux prédateurs de la route et transforme Aubagne en parcs automobiles, payants bien sûr !

Si vous cherchez de la chlorophylle, je vous conseille de suivre le chemin du Tramway. Si vous trouvez le chemin trop court, plaignez vous au Maire, c'est lui qui l'a raccourci ! 

 

Gilles Lejeune

 

 

 

Les Escourtines... suite

Le témoignage d'une habitante des Escourtines :
 
Enfant de Montgrant puis habitante des Escourtines depuis plus de 15 ans, j'ai fréquenté le Centre social dès mon plus jeune âge. Cette structure à mon époque était ouverte à tous, sans distinction sociale. Cela m'a permis à moi et à ceux de ma génération de grandir en ayant accès aux loisirs, à la culture et aux sports comme d'autres plus favorisés. Nous disions même parfois: " le Centre social, c'est ma seconde maison"!

Aujourd'hui, de mon point de vue, cette maison s'est transformée en entreprise, elle sélectionne, divise, refuse les plus précaires, se referme sur elle même!
 
Hier un animateur investi, qui a su recréer du lien au cœur du quartier, développer des activités ouvertes à tous (pour mes frères, mes neveux, mes voisins...) a été licencié pour faute grave! J'en suis particulièrement affectée car j'ai été l'objet d'une manipulation par la direction. Adhérente, au vu des tensions qui avaient lieu au sein de la structure, j'ai interpelé oralement la Direction du centre, demandant vivement et maladroitement des explications. La Direction a utilisé cette entrevue et mes propos comme un élément du licenciement de cet animateur. Elle détourne mon intervention en accusant l'animateur d'en être à l'origine. Il m'a été dit: "ces propos ne sont pas les tiens, ce n'est pas toi qui parle...". Certains de mes propos, déformés, sont écrits dans le courrier de licenciement de cet animateur.

A trente ans passé, je me suis sentie humiliée et rabaissée par cette direction qui a préféré m'infantiliser plutôt que de prendre en compte ma colère, celle des habitants ou se remettre en question ! Suite à son départ, des habitants et moi-même avons rencontré le Conseil d'administration. J'ai pu exprimer ma version des faits, le CA a reconnu avoir pris une décision trop rapidement sans avoir tous les éléments (certains ne connaissaient même pas le sujet du licenciement). Le Président et le vice-président ont démissionné depuis! Je suis inquiète pour le quartier, les jeunes et "notre structure" qui n'est plus le lieu de vie et d'échange qui m'a permis de me construire! 

Comme d'habitude....

Le ton a été donné, lors de ce conseil municipal, par l'adjoint à la Jeunesse, avec sa tentative avortée de faire de l'humour. Il a tenté d'appliquer à des partis ou à des personnes physiques des titres de chansons dont le choix était plutôt douteux.

J'en ai retenu la trame :

"Comme d'habitude".... la rapporteuse du Budget a parlé de La Dette: depuis 2002 qu'on en parle, ce n'est plus une chanson, c'est une rengaine !

"Comme d'habitude" ... c'est quand même le troisième exercice budgétaire avec pas, ou si peu, d'investissement et la même litanie " Ah, si j'avais des sous !"...

"Comme d'habitude" ... on brade le service public et la qualité des repas avec la délégation au privé de la restauration municipale. Bientôt fini le temps du "Je préfère manger à la cantine "!

"Comme d'habitude" ... chaque conseiller de droite s'en est allé tambour-battant de son petit air de "La calomnie"  sur son domaine de fonction.

"Comme d'habitude" ... le maire a donné de "La grosse caisse" (plein effet de micro) mais, c'est plutôt un aveu de faiblesse comme dirait ma grand-mère !

Pour en finir avec ce conseil-carnaval, je m'inquiète : Monsieur Le Maire a souvent "la mémoire qui flanche", il oublie toujours des documents dans les dossiers qu'il présente et se trompe régulièrement dans "ses notes" ...

Comme quoi, c'est pas toujours facile  de "Laisser parler les p'tits papiers" !

Gilles Lejeune

 

 

 

 

Comment les chômeurs des villes ne sont pas les mêmes que ceux de Pôle Emploi

Quand une commune comme celle d'Aubagne vire les personnes pour raison de proximité avec l'ancienne majorité (voir interview de Mary Poppins), non seulement c'est le chômage au bout, mais en plus on les spolie d'un mois de dédommagement, sûrement pour les remercier des services rendus. 

Je m'explique, prenez une personne virée pour délit de sale gueule à l'esprit libre. Cette personne est licenciée le 31 décembre (joyeux Noël !), elle court à Pôle Emploi faire sa déclaration, attend le précieux sésame qui lui explique que ce n'est pas Pôle Emploi qui la dédommage mais la commune d'Aubagne.
La lettre tant attendue arrive, la personne court, honteuse, à la DRH et là, trop tard pour recevoir le tribut de la Ville, il fallait arrivait avant le 5 janvier ! Damnation, le trésor public nous dit-on ne peut payer fin de mois suivant que si vous déclarez ne rien percevoir et ne pas avoir trouvé de travail avant le 5 de chaque mois (ce qui n'est pas le cas à Pôle emploi qui dédommage 3 jours après la déclaration).
 
La DRH dit: "Comme pour tous les autres chômeurs, l'objet d'un paiement se fait sur le mois d'après. Il faut simplement penser à transmettre l'actualisation par mail avant le 5 de chaque mois, et à renouveler l'opération tant que nécessaire."
Et c'est là que non seulement on est viré, méprisé mais juste pris pour le roi de l'andouille... car à force de courir avec 1 mois d'écart que se passe-t-il si la personne retrouve un job le 1er juillet ? Le 30 juillet elle fait  sa déclaration : génial j'ai retrouvé du boulot parmi les 3 millions de chômeurs.
La Ville arrête le versement, jusque là normal me direz-vous mais que devient le mois de décalage du début puisque je cite : "Comme pour tous les autres chômeurs, l'objet d'un paiement se fait sur le mois d'après." Bizarre, bizarre, les chômeurs feraient-ils cadeau d'un mois de traitement pour remercier la Direction des Ressources Humaines, qui affiche en lettres d'or la définition du mot humain ("Qui manifeste à un haut degré la sensibilité, la compréhension propres à l'homme en tant qu'individu dans un groupe social") tirée du Larousse ?

Je préfère définitivement les maths à la Prévert.

Deux et deux quatre
quatre et quatre huit
huit et huit font seize…
Répétez ! dit le maître
Deux et deux quatre
quatre et quatre huit
huit et huit font seize.
Mais voilà l’oiseau lyre
qui passe dans le ciel
l’enfant le voit
l’enfant l’entend
l’enfant l’appelle
Sauve-moi
joue avec moi
oiseau !
Alors l’oiseau descend
et joue avec l’enfant
Deux et deux quatre…
Répétez ! dit le maître
et l’enfant joue
l’oiseau joue avec lui…
Quatre et quatre huit
huit et huit font seize
et seize et seize qu’est-ce qu’ils font ?
Ils ne font rien seize et seize
et surtout pas trente-deux
de toute façon
ils s’en vont.
Et l’enfant a caché l’oiseau
dans son pupitre
et tous les enfants
entendent sa chanson
et tous les enfants
entendent la musique
et huit et huit à leur tour s’en vont
et quatre et quatre et deux et deux
à leur tour fichent le camp
et un et un ne font ni une ni deux
un à un s’en vont également.
Et l’oiseau lyre joue
et l’enfant chante
et le professeur crie :
Quand vous aurez fini de faire le pitre
Mais tous les autres enfants
écoutent la musique
et les murs de la classe
s’écroulent tranquillement
Et les vitres redeviennent sable
l'encre redevient eau
les pupitres redeviennent arbres
la craie redevient falaise
le porte-plume redevient oiseau.

 

Forte mobilisation des habitants en soutien à un animateur jeune licencié

Les habitants en colère contre la gestion et la politique du Centre social des Escourtines.

Que fait le centre social des subventions publiques qui lui sont accordées ?

Beaucoup d'enfants ne sont pas inscrits au centre aéré par manque de moyens! Que leur propose-t-on ? Pourquoi aujourd'hui plus rien ne se passe ? Qui décide des actions développées par le centre social ? Est-ce normal de ne pas considérer l’avis des habitants ?

Par ailleurs, nous constatons qu'il y a  peu de communication, d'information, ou de réunions avec les habitants pour discuter de notre quartier (chantier de la crèche, terrain de proximité complètement dégradé) et faible  prise en charge des problématiques prioritaires et des besoins essentiels.

Nous avons un sentiment d'abandon et de dénigrement du centre social à notre égard. Nos jeunes et beaucoup de familles connaissent des difficultés (chômage, délinquance, précarités sociale...) qui semblent passer au second plan alors que beaucoup d'énergies et de moyens financiers sont utilisés pour des actions secondaires (Jardins, fermeture de la forêt).

Nous nous inquiétons de départs de membres du personnel investis et de l’absence de certains salariés.

Aujourd'hui nous avons besoin de réponse, nous nous tournons vers les partenaires financeurs et élus car le centre social ne veut pas entendre notre cri de détresse.

- Comment est-t-il possible de penser les actions menées par le centre social sans les habitants ?

- Comment est-il possible que les habitants se sentent isolés dans leur propre  quartier malgré la présence du centre social ?

- Comment est-il possible de ressentir de manière récurrente ce sentiment de dénigrement notamment de la direction du centre social ?

- Comment est-il possible d’entendre sans cesse qu’il n’y pas de financement alors que le centre social bénéficie de fonds publics dont le montant est non négligeable ?

Nous croyons qu’il s’agit plutôt d’une question de priorité d’actions auxquelles nous ne sommes pas associées.

C’est pourquoi ce jeudi 24 mars à partir de 17h00 les habitants se mobilisent pour rendre hommage à l’animateur jeune licencié qui était un des derniers maillons qui maintenait le lien physique avec les habitants du quartier.

Un centre social doit être l'outil de participation et d'expression des habitants !

 

Les habitants des Escourtines

Personne à contacter : Mme Anissa Bouanani - 06 37 80 56 49                                                                                                                                                                

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