Les Escourtines... suite

Le témoignage d'une habitante des Escourtines :
 
Enfant de Montgrant puis habitante des Escourtines depuis plus de 15 ans, j'ai fréquenté le Centre social dès mon plus jeune âge. Cette structure à mon époque était ouverte à tous, sans distinction sociale. Cela m'a permis à moi et à ceux de ma génération de grandir en ayant accès aux loisirs, à la culture et aux sports comme d'autres plus favorisés. Nous disions même parfois: " le Centre social, c'est ma seconde maison"!

Aujourd'hui, de mon point de vue, cette maison s'est transformée en entreprise, elle sélectionne, divise, refuse les plus précaires, se referme sur elle même!
 
Hier un animateur investi, qui a su recréer du lien au cœur du quartier, développer des activités ouvertes à tous (pour mes frères, mes neveux, mes voisins...) a été licencié pour faute grave! J'en suis particulièrement affectée car j'ai été l'objet d'une manipulation par la direction. Adhérente, au vu des tensions qui avaient lieu au sein de la structure, j'ai interpelé oralement la Direction du centre, demandant vivement et maladroitement des explications. La Direction a utilisé cette entrevue et mes propos comme un élément du licenciement de cet animateur. Elle détourne mon intervention en accusant l'animateur d'en être à l'origine. Il m'a été dit: "ces propos ne sont pas les tiens, ce n'est pas toi qui parle...". Certains de mes propos, déformés, sont écrits dans le courrier de licenciement de cet animateur.

A trente ans passé, je me suis sentie humiliée et rabaissée par cette direction qui a préféré m'infantiliser plutôt que de prendre en compte ma colère, celle des habitants ou se remettre en question ! Suite à son départ, des habitants et moi-même avons rencontré le Conseil d'administration. J'ai pu exprimer ma version des faits, le CA a reconnu avoir pris une décision trop rapidement sans avoir tous les éléments (certains ne connaissaient même pas le sujet du licenciement). Le Président et le vice-président ont démissionné depuis! Je suis inquiète pour le quartier, les jeunes et "notre structure" qui n'est plus le lieu de vie et d'échange qui m'a permis de me construire! 

Comme d'habitude....

Le ton a été donné, lors de ce conseil municipal, par l'adjoint à la Jeunesse, avec sa tentative avortée de faire de l'humour. Il a tenté d'appliquer à des partis ou à des personnes physiques des titres de chansons dont le choix était plutôt douteux.

J'en ai retenu la trame :

"Comme d'habitude".... la rapporteuse du Budget a parlé de La Dette: depuis 2002 qu'on en parle, ce n'est plus une chanson, c'est une rengaine !

"Comme d'habitude" ... c'est quand même le troisième exercice budgétaire avec pas, ou si peu, d'investissement et la même litanie " Ah, si j'avais des sous !"...

"Comme d'habitude" ... on brade le service public et la qualité des repas avec la délégation au privé de la restauration municipale. Bientôt fini le temps du "Je préfère manger à la cantine "!

"Comme d'habitude" ... chaque conseiller de droite s'en est allé tambour-battant de son petit air de "La calomnie"  sur son domaine de fonction.

"Comme d'habitude" ... le maire a donné de "La grosse caisse" (plein effet de micro) mais, c'est plutôt un aveu de faiblesse comme dirait ma grand-mère !

Pour en finir avec ce conseil-carnaval, je m'inquiète : Monsieur Le Maire a souvent "la mémoire qui flanche", il oublie toujours des documents dans les dossiers qu'il présente et se trompe régulièrement dans "ses notes" ...

Comme quoi, c'est pas toujours facile  de "Laisser parler les p'tits papiers" !

Gilles Lejeune

 

 

 

 

Comment les chômeurs des villes ne sont pas les mêmes que ceux de Pôle Emploi

Quand une commune comme celle d'Aubagne vire les personnes pour raison de proximité avec l'ancienne majorité (voir interview de Mary Poppins), non seulement c'est le chômage au bout, mais en plus on les spolie d'un mois de dédommagement, sûrement pour les remercier des services rendus. 

Je m'explique, prenez une personne virée pour délit de sale gueule à l'esprit libre. Cette personne est licenciée le 31 décembre (joyeux Noël !), elle court à Pôle Emploi faire sa déclaration, attend le précieux sésame qui lui explique que ce n'est pas Pôle Emploi qui la dédommage mais la commune d'Aubagne.
La lettre tant attendue arrive, la personne court, honteuse, à la DRH et là, trop tard pour recevoir le tribut de la Ville, il fallait arrivait avant le 5 janvier ! Damnation, le trésor public nous dit-on ne peut payer fin de mois suivant que si vous déclarez ne rien percevoir et ne pas avoir trouvé de travail avant le 5 de chaque mois (ce qui n'est pas le cas à Pôle emploi qui dédommage 3 jours après la déclaration).
 
La DRH dit: "Comme pour tous les autres chômeurs, l'objet d'un paiement se fait sur le mois d'après. Il faut simplement penser à transmettre l'actualisation par mail avant le 5 de chaque mois, et à renouveler l'opération tant que nécessaire."
Et c'est là que non seulement on est viré, méprisé mais juste pris pour le roi de l'andouille... car à force de courir avec 1 mois d'écart que se passe-t-il si la personne retrouve un job le 1er juillet ? Le 30 juillet elle fait  sa déclaration : génial j'ai retrouvé du boulot parmi les 3 millions de chômeurs.
La Ville arrête le versement, jusque là normal me direz-vous mais que devient le mois de décalage du début puisque je cite : "Comme pour tous les autres chômeurs, l'objet d'un paiement se fait sur le mois d'après." Bizarre, bizarre, les chômeurs feraient-ils cadeau d'un mois de traitement pour remercier la Direction des Ressources Humaines, qui affiche en lettres d'or la définition du mot humain ("Qui manifeste à un haut degré la sensibilité, la compréhension propres à l'homme en tant qu'individu dans un groupe social") tirée du Larousse ?

Je préfère définitivement les maths à la Prévert.

Deux et deux quatre
quatre et quatre huit
huit et huit font seize…
Répétez ! dit le maître
Deux et deux quatre
quatre et quatre huit
huit et huit font seize.
Mais voilà l’oiseau lyre
qui passe dans le ciel
l’enfant le voit
l’enfant l’entend
l’enfant l’appelle
Sauve-moi
joue avec moi
oiseau !
Alors l’oiseau descend
et joue avec l’enfant
Deux et deux quatre…
Répétez ! dit le maître
et l’enfant joue
l’oiseau joue avec lui…
Quatre et quatre huit
huit et huit font seize
et seize et seize qu’est-ce qu’ils font ?
Ils ne font rien seize et seize
et surtout pas trente-deux
de toute façon
ils s’en vont.
Et l’enfant a caché l’oiseau
dans son pupitre
et tous les enfants
entendent sa chanson
et tous les enfants
entendent la musique
et huit et huit à leur tour s’en vont
et quatre et quatre et deux et deux
à leur tour fichent le camp
et un et un ne font ni une ni deux
un à un s’en vont également.
Et l’oiseau lyre joue
et l’enfant chante
et le professeur crie :
Quand vous aurez fini de faire le pitre
Mais tous les autres enfants
écoutent la musique
et les murs de la classe
s’écroulent tranquillement
Et les vitres redeviennent sable
l'encre redevient eau
les pupitres redeviennent arbres
la craie redevient falaise
le porte-plume redevient oiseau.

 

Forte mobilisation des habitants en soutien à un animateur jeune licencié

Les habitants en colère contre la gestion et la politique du Centre social des Escourtines.

Que fait le centre social des subventions publiques qui lui sont accordées ?

Beaucoup d'enfants ne sont pas inscrits au centre aéré par manque de moyens! Que leur propose-t-on ? Pourquoi aujourd'hui plus rien ne se passe ? Qui décide des actions développées par le centre social ? Est-ce normal de ne pas considérer l’avis des habitants ?

Par ailleurs, nous constatons qu'il y a  peu de communication, d'information, ou de réunions avec les habitants pour discuter de notre quartier (chantier de la crèche, terrain de proximité complètement dégradé) et faible  prise en charge des problématiques prioritaires et des besoins essentiels.

Nous avons un sentiment d'abandon et de dénigrement du centre social à notre égard. Nos jeunes et beaucoup de familles connaissent des difficultés (chômage, délinquance, précarités sociale...) qui semblent passer au second plan alors que beaucoup d'énergies et de moyens financiers sont utilisés pour des actions secondaires (Jardins, fermeture de la forêt).

Nous nous inquiétons de départs de membres du personnel investis et de l’absence de certains salariés.

Aujourd'hui nous avons besoin de réponse, nous nous tournons vers les partenaires financeurs et élus car le centre social ne veut pas entendre notre cri de détresse.

- Comment est-t-il possible de penser les actions menées par le centre social sans les habitants ?

- Comment est-il possible que les habitants se sentent isolés dans leur propre  quartier malgré la présence du centre social ?

- Comment est-il possible de ressentir de manière récurrente ce sentiment de dénigrement notamment de la direction du centre social ?

- Comment est-il possible d’entendre sans cesse qu’il n’y pas de financement alors que le centre social bénéficie de fonds publics dont le montant est non négligeable ?

Nous croyons qu’il s’agit plutôt d’une question de priorité d’actions auxquelles nous ne sommes pas associées.

C’est pourquoi ce jeudi 24 mars à partir de 17h00 les habitants se mobilisent pour rendre hommage à l’animateur jeune licencié qui était un des derniers maillons qui maintenait le lien physique avec les habitants du quartier.

Un centre social doit être l'outil de participation et d'expression des habitants !

 

Les habitants des Escourtines

Personne à contacter : Mme Anissa Bouanani - 06 37 80 56 49                                                                                                                                                                

Outrage à agents et rébellion

Le témoignage d'une enseignante du lycée Saint-Charles sur la journée du vendredi 25 mars 2016 à Marseille.

 

Si vous me posiez la question de savoir comment s'est passée ma journée, je répondrais :

–  Le vendredi 25 mars ? Mais j'ai fait le planton devant le commissariat de police de Noailles, sur la Canebière à Marseille de 11 h le matin à 17 h le soir avec plusieurs de mes collègues.

Je suis persuadée que vous répondriez :

– Tu veux dire que tu allais porter plainte ?

– Pas du tout, nous avons vraiment planté là devant le commissariat, à l'extérieur, sans presque bouger une grande partie de la journée.

– Quelle drôle d'idée, diriez-vous.

Ah mais c'est que nous vivons une drôle d'époque !

Peut-être faut-il revenir au tout début.

J'arrive au Lycée St Charles comme cinq jours sur sept pour assurer mes cours et c'est pour découvrir à ma grande stupéfaction qu'une de nos élèves – brillante, de la section internationale anglais et préparant un bac S – a été arrêtée manu militari la veille lors des manifestations estudiantines contre la loi El Khomri pour (je cite) « outrage à agents et rébellion ».

En conséquence de quoi, cette gamine de 17 ans a passé toute la nuit en détention au commissariat de police, sans avoir le droit de parler à ses parents.

Renseignements pris – rien n'est clair à ce stade – ce qu'il ressort, c'est qu'elle aurait – toute seule et sans aucune arme – décidé d'attaquer trois CRS, armés jusqu'aux dents, eux, munis de gaz lacrymogène, de casques, de pistolets paintball et de boucliers antiémeute alors qu'elle était assise sur les marches de la Gare St Charles. 

En bref, les braves officiers de la loi arrêtent cette dangereuse terroriste et la foutent au trou.

Elle en est ressortie après plus de 24 h de garde à vue, une « confrontation » avec ses accusateurs et une mise en examen en bonne et due forme, aggravée du fait qu'elle a refusé la « signalisation » à savoir la prise de ses empreintes digitales, sa photo et son ADN. Selon l’article du code de procédure pénale, le refus est un droit mais constitue un délit qui peut être puni d'amende et d'emprisonnement !

J'aimerais que quelqu'un m'explique en quoi un droit est punissable par la loi mais bon…

Elle n'est pas la seule dans son cas. Un autre jeune du Lycée Victor Hugo a été tabassé au point d'avoir eu un traumatisme crânien. Mais – auraient affirmé les flics chargés de l'arrestation – c'est qu'on pensait qu'il avait vingt ans !

Donc à 20 ans on peut vous tabasser jusqu'à l'inconscience, à 17 ans on s'arrête juste avant !

Une grande partie de la journée, je l'ai passée devant le commissariat où l'on peut lire :

« LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ »

Et en moi-même, je me disais :

LIBERTÉ : des jeunes qui font le jihad en Syrie reviennent et tout ce qu'ils ont, c'est un S sur une fiche signalétique et puis basta. Ils peuvent faire des milliers de victimes mais c'est le prix à payer !

ÉGALITÉ : il aura fallu des années et des années pour des types comme Sarkozy pour être mis en examen et son cas peut-il être en toute conscience être mesuré à l'aune d' « un délit » d'une gamine de 17 ans assise sur les marches de la Gare St Charles ?

FRATERNITÉ : à coups de matraques sur la jeunesse pacifique de notre pays ?

Je les ai vus, moi qui vous parle, ces CRS, se rassemblant massivement devant le commissariat en attente d'en découdre avec ces jeunes qui se massaient de l'autre côté de la Canebière pour éviter toute dérive et lorsque la jeune Sarah P. a finalement été mise en examen mais libérée après un emprisonnement qui aura duré plus de 28 heures, je suis passée de groupe en groupe en leur demandant de se disperser.

Car j'étais persuadée d'une chose : les « forces de l'ordre » n'attendaient que notre départ, à nous autres adultes, pour charger. C'est sûr que des jeunes dans la rue et qui manifestent pacifiquement contre une loi qui songent à faire d'eux des esclaves sont des proies autrement plus faciles qu'un Abdeslam qui se terre chez lui depuis des mois !

Vous pouvez faire passer ce message. 

Laurence

L'ASDEL et le Maire

Nous tenons à vous tenir au courant des échanges que nous avons eus avec Mr le Maire.

Notre première lettre, sa réponse par courriel et notre réponse par courriel.

Précision, son courriel est le "copier coller" de la réponse qu'il avait envoyé aux collectif d'usagers, il n'a comme vous pourrez le constater aucun rapport avec nos questionnements.

 


Courrier de l'ASDEL au Maire d'Aubagne du 7 mars 2016

Le PARKING PIERRE BLANCARD est devenu PAYANT !

Lettre ouverte à M. le Maire d'AUBAGNE

Monsieur le Maire,

Nous avons été sollicités par les usagers de la nouvelle situation du parking Pierre Blancard.

Depuis, beaucoup d'informations nous sont parvenues :

Ce terrain est une propriété de la SNCF par l'intermédiaire de l'EPIC SNCF MOBILITES.

- La ville d'Aubagne ne peut donc en disposer à sa guise.

La précédente convention entre la SNCF et la ville a pris fin en 2013.

Est-il exact que :

  • La SNCF vous a  envoyé un courrier vous demandant de ne pas instaurer le paiement pour ces places de parking ? Ce paiement allant à l'encontre de l'usage du parking pour les passagers des TER mais aussi des Cartreize et des bus des Lignes de l'Agglo.
  • La SNCF souhaite engager une négociation sur la gestion de ce parking ?

 Si une telle négociation démarrait, il nous paraît essentiel que les usagers en fassent  partie.

D'autre part : 
Des PV ont été mis à partir de début mars. Dans la situation actuelle quelle est leur légitimité ?

Nous vous demandons d'apporter les réponses aux questions suivantes :

  • Comment pouvez-vous attribuer la gestion à la société privée Q Park, d'un parking qui n'appartient pas à la Municipalité ?
  • Pour quels motifs cette décision a-t-elle été prise, alors qu'elle pénalise les personnes qui mettent les transports en commun (TER, Cartreize, bus de l'Agglo) au cœur de leurs déplacements quotidiens ?
  • Pourquoi vous attaquer par ce biais à la fréquentation des transports en commun gratuits sur le territoire de l'ex Agglo ?
  • Que vont devenir les PV déjà émis ?


Avec les usagers, nous attendons vos explications. Nous espérons que vous saurez prendre la décision de revenir à la gratuité, seule mesure utile pour promouvoir tous les transports en commun et l’intermodalité. Votre décision devra favoriser le report modal qui est le but du pôle d’échanges. Ce parking restait le seul gratuit proche de la gare, son usage gratuit doit être conforté. Dans toute la région, des parkings gratuits sont  aménagés devant les gares,  Aubagne ne doit pas faire exception !

Veuillez, M. le maire être assuré de notre vigilance citoyenne.

Pour l'ASDEL, son président

 


Réponse du Maire d'Aubagne


Réponse de l'ASDEL suite à la réponse du Maire d'Aubagne    

Monsieur le Maire,

Pour faire suite à votre réponse reçue par courriel du 23 mars concernant le parking Pierre Blancard, nous nous empressons, par voie dématérialisée, de vous faire remarquer que:

  • Vous n'abordez pas nos interrogations sur:
    • l'attribution de la gestion du parking SNCFà la société Q Park,
    • le devenir des PV,
    • la pénalisation des usagers des transports en commun,
    • la remise en cause de la gratuité de ceux-ci.
  • Vous justifiez votre attitude par:
    • le comportement inadmissible des anciennes instances, qu'elles soient municipale, départementale ou régionale. Nous sommes par ailleurs étonnés d'apprendre que la ville a beaucoup investi pour l'entretien de ce parking,
    • le nombre d'utilisateurs hors Aubagne, alors que seule la ville ferait supporter à ses administrés les frais d'entretien de ce parking, au travers des impôts locaux. L'ex Agglo est aujourd'hui intégrée à la Métropole, et nous constatons déjà que l'esprit de solidarité a disparu.
  • Vous dites:
    • repenser l'ensemble de la politique de stationnement. Nous constatons que les zones bleues qui ont été installées étouffent le centre ville et génèrent des places payantes à la proche périphérie.

Sachez que nous sommes à vos côtés pour engager les Aubagnaises, les Aubagnais, et tous les usagers des transports en commun à faire pression pour maintenir la gratuité de ce parking relais permettant une mobilité dans des conditions favorables.

Votre courriel, simple "copier-coller" des courriers envoyés aux personnes et associations qui vous ont interpellé au sujet du parking Pierre Blancard., ne tient pas compte de nos différentes approches et questionnements et ne répond pas aux problèmes que nous avons soulevés. Que penser d'un telle attitude?

Nous restons donc dans l'attente d'un contact renouvelé, et vous présentons  Monsieur le Maire, l'expression de nos salutations distinguées.

L'association « Se déplacer en liberté ».

LGV : M. Amberto confirme nos informations... suite

Monsieur Amberto, je vous remercie de nous faire connaître votre position sur la LGV, suite à mon interrogation dans l'article "Le parking Pierre Blancard devient payant" et à notre échange du 11 mars à 19h.
Je prends acte, avec bonheur, comme vous me l'aviez réaffirmé lors de cet échange que vous confirmez votre volonté de continuer à vous opposer à une ligne LGV.
 
Je vous avais proposé de publier intégralement votre position, sans rien changer, c'est chose faite. Je n'avais pas prévu d'accompagner votre écrit par un commentaire, mais je m'y vois contraint en notant quelques écarts, non marginaux, entre votre écrit et votre propos d'alors.
 
Vous aviez insisté sur le fait que pour un tel combat, il fallait rassembler tous les élus de droite comme de gauche, ce que j'avais partagé. Vous aviez affirmé, puisque je vous interrogeais sur la position de M. Estrosi qui venait de ressortir le dossier dans une interview, que les deux responsables, à égalité, de l'existence de ce dossier, c'était Vauzelle et Estrosi. Aujourd'hui vous écrivez "mais aussi et surtout de monsieur Vauzelle". Je respecte, mais avouez que la nuance n'est pas neutre.
 
Vous dites même, "si on s'interroge sur l'avis du maire d'Aubagne par rapport à la démarche d'Estrosi, on peut à plus forte raison s'interroger sur l'avis des élus de gauche qui ont massivement appelé à voter Estrosi". 
 
Comment peut-on laisser penser qu'il y a égalité entre un élu qui fait de M. Estrosi son candidat dès le premier tour, et d'autres qui, pour ne pas choisir le Front National au deuxième tour, décident le soutien à l'autre candidat. C'est à la limite de la manipulation. Même si je peux comprendre que, même dans ce cas, on puisse ne pas choisir Estrosi et que je peux en déduire que c'est ce que vous avez fait. 
 
Je passe sur le fait que vous m'aviez avoué, alors que je ne vous demandais rien, que celui qui avait "été décisif dans ce dossier, c'était M. Fontaine et que vous étiez prêt à le dire partout et à tout le monde".
Au total, j'ai le sentiment que l'équilibre droite-gauche auquel vous sembliez tenir et que vous m'aviez confirmé n'est plus complètement respecté dans votre écrit d'aujourd'hui.

Et la fin m'a surpris. Vous parlez "d'esprits malveillants", de "délation" jusqu'à évoquer les dénonciations ignominieuses pendant l'occupation allemande. Sans doute n'avez vous pas mesuré la gravité de vos propos pour un fait somme toute banal. J'ai seulement précisé que j'avais écrit "proche du DGS de la ville" parce que vous aviez travaillé ensemble pendant plusieurs années. Ce que vous avez confirmé, me disant même que "M. Raffin vous appréciait beaucoup". Je vous avais dit qu'être un proche de M. Raffin n'était pas une tare, cela signifiait simplement qu'il y avait de la proximité, ce que je ne confondais pas avec de l'amitié.

J'avais rajouté que votre fille qui a été embauché à la ville depuis 2014 était sous sa responsabilité.
Sans aucun doute cette embauche était méritée et, comme vous me l'avez fait observer, tous les agents de la ville étaient sous la responsabilité du DGS. Mais, sans doute aussi, cela a dû renforcer encore votre proximité.
 
Je sais qu'il est difficile de tenir son indépendance et ses convictions face aux pouvoirs locaux en place, quels qu'ils soient. Il faut beaucoup de courage. Je ne peux pas douter du vôtre.
 
Antoine Monticellu