Lettre ouverte à mes Voisins d’Aubagne, Ville Conviviale et Solidaire

Cette missive à vous mes chers voisins, en particulier vous qui tout au long de l’année vous préoccupez de faire vivre la convivialité et la solidarité dans votre quartier, votre lotissement ou votre immeuble et qui participez activement à la Fête annuelle des Voisins.

Nous avons reçu  un message du Maire d’Aubagne, ainsi que de l’adjoint à la jeunesse et à la démocratie locale et de la conseillère municipale à la vie associative, nous invitant le mercredi 29 juin à « la remise du label européen Ville conviviale- Ville solidaire 2016 , sous le haut patronage de Mr Atanase Périfan, Président de la Fédération Européenne des solidarités de proximité.

Depuis de nombreuses années nous organisons avec nos voisins cette fête annuelle, avec l’appui actif des élus et des services municipaux d’Aubagne en particulier du service de la Vie associative et des Services techniques, et je me suis donc interrogé sur le pourquoi de cette récompense en 2016 et pas avant.

S’agit- il d’une demande expresse du maire ? Aurait-il besoin de redorer son image et de se présenter en homme de la convivialité et de la solidarité, après notamment ses décisions mettant en difficulté des associations d’entraide, mettant en cause le service public, affaiblissant l’expression  culturelle locale, et affichant un comportement quelque peu méprisant à l’égard de nombre d’Aubagnais ; pourquoi pas… car dès le lendemain il bénéficiera d’une belle photo dans le journal local aux côtés de Mr Périfan, et dans quelques jours une page de l’AJJ y sera consacrée, et les citoyens présents se retrouverons victimes involontaires d’une opération politicienne.

S’agit-il d’une initiative de l’association Européenne des solidarités de proximité ? Mais pourquoi ne pas l’avoir proposée à l’ancienne municipalité qui s’était engagée activement dans cette fête annuelle mais aussi dans nombre d’actions locales de solidarité (par ex. la création de la Maison des Solidarités ou de l’épicerie solidaire), avec souvent le soutien du Département.

Bien que très actif dans cette Fête des Voisins, je n’avais jamais entendu parler de cette fédération européenne et de son président. J’ai donc cherché sur internet (www.immeublesenfete.comwww.voisinssolidaires.frwww.european-neighbours-day.comwww.localsolidarity.com). Et je vous fais part de mes constats.

J’y ai découvert que, avec Vincent Cayrol, Atanase Périfan est le créateur en 1989 de la Fête des Voisins ; on peut donc le remercier très vivement de cette idée à laquelle de nombreux citoyens ou élus ont adhéré et qui s’est essaimée dans de nombreux pays européens et autres. Il est donc le Président de cette Fédération européenne  des solidarités de proximité mais également de l’association Voisins Solidaires qui porte plusieurs initiatives de solidarité locale comme la Fête des Voisins.

Mais je relève que depuis ces dernières années Atanase Périfan est très engagé politiquement à droite et qu’à ce titre il a été un soutien particulièrement actif aux côtés de Nathalie Kosciusko Morizet qui a brigué la mairie de Paris, et qu’il a été élu en 2014 Conseiller de Paris UMP-LR. Il est aussi devenu le chargé de com. officieux de nombreux élus, qui sauf exceptions (cf Maires de Bagnolet et d’Evry) sont de droite, avec la remise médiatisée du label « Ville Conviviale - Ville Solidaire » : J.P Virapoulle à la Réunion, E. Woerth à Chantilly, J.F Mayet à Châteauroux, F. Sauvadet en Côte d’Or,  et les Maires de La Garenne C., Lambersart, Courbevoie, Plessis R., Nemours, Angers, Yerres, Garges les G., Amiens, Macon, Roanne, Vienne, Calais, le Touquet, Montceau les Mines, Marseille, la Valette du var, Mandelieu la N., etc …. Et il ne manquait plus au tableau d’honneur que le maire d’Aubagne qui va profiter, à l’occasion de son passage de quelques minutes le 29 juin prochain au service de la Vie associative, de l’engagement médiatique et politique de Mr Périfan… !

Et, j’ai voulu également en savoir plus sur ces associations et sur le label en question, portés par Atanase Périfan. Sur les différents sites à disposition des associations concernées je n’ai rien trouvé sur les conditions et les modalités de remise du label européen « Ville solidaire – Ville conviviale ». Cette remise ne coûte-t-elle rien à la ville ou aux élus concernés ? Y a-t-il une cotisation obligatoire pour la Ville à verser à l’association ?  Quels sont les critères exigés pour ce label ? La décision d’attribution relève-t-elle de la seule volonté du Président de l’association, ou y-a-t-il un comité de sélection ouvert ? Qui prend l’initiative de cette récompense : la Ville, l’Association, des citoyens ? En dehors de la photo médiatisée le jour de sa remise, le label comporte-t-il d’autres actions, d’autres obligations que le soutien à la Fête des Voisins chaque année ? Pour éclairer les citoyens et le public, les sites concernés n’apportent aucune réponse ; si la com. est l’activité principale de Mr Périfan et de son équipe, on ne peut pas dire que cela se fasse en toute transparence.

D’autant, que l’on découvre à la lecture des sites, gérés par une société privée (create2) et avec l’aide de graphistes, une intense activité de promotion, de nombreux déplacements en France ou à l’étranger des dirigeants,  des rencontres ministérielles, des produits offerts ou en vente (T.Schirts, affiches, cartons d’invitation, DVD, nappes de table, divers outils de com, etc …). Mais nous ne disposons d’aucune information sur la provenance des ressources de ces associations (subventions ? ressources propres ? vente de produits ? publicité ? sponsoring ?), sur leur budget, leurs effectifs salariés ou bénévoles, sauf le recours permanent à des stagiaires, la composition des instances dirigeantes… On ne peut pas dire que cela se fasse en toute transparence.

Mais tout cela ne nous empêchera pas de remercier vivement Mr Atanase Périfan pour son idée de Fête des Voisins…

Et d’espérer que nous soyons des Voisins Vigilants face à cette opération médiatico- politique du 29 juin prochain !!!   Pour ma part, je m’abstiendrai de faire le déplacement.

Gégé

Ironie du sort

Rentrée de vacances : il faut bien s'échapper de la morosité ambiante dans laquelle est plongée Aubagne depuis que la droite est passée aux commandes des affaires de La Ville. "Affaires", le mot est lâché car depuis qu'elle est au pouvoir, on ne parle que d'argent et d'économies, surtout sur le dos de la population dont les enfants (restauration) et les associations caritatives.

Affaires, mais guère plus de magasins dans la commune : même les élus vendent leurs fonds de commerce ! Quant aux quelques nouvelles boutiques (les doigts d'une main), elles  auront beaucoup de difficultés à tenir dans un contexte où le maire dépense plus à Marseille ou dans le Var qu'à Aubagne.

Pour échapper à cette sinistre ambiance, j'ai vu dans l'AJJ certains adjoints s'afficher dans des Trikes : c'est vrai qu'à défaut d'attirer à Aubagne Johnny Hallyday, ils ne peuvent plus que rêver de rouler comme lui en Harley Davidson. Encore du bling bling et le culte de l'argent.

C'est vrai que cette droite n'est pas à une pollution près : elle a déjà fait allégeance à Marseille (service nettoiement avec licenciement des Aubagnais), à la LGV, à la voiture et ses parkings payants tout en abandonnant le Tramway.

Mais, d'où le titre, ce plus petit tramway du Monde (par la volonté de M. Gazay) a depuis quelque temps son heure de gloire. Grâce au talent de Miguel Nosibor et de sa troupe, ceux-ci ont mis en lumière toute la beauté de ce transport aubagnais (outre son utilité écologique et sociale) conçu par une municipalité de gauche responsable devant ses administrés.

J'invite tout les utilisateurs de Facebook - s'ils ne l'ont pas déjà fait - à voir cette œuvre et à la partager sur tous les réseaux sociaux du monde entier avec ce commentaire : avec ce document, preuve est faite que la droite est destructrice et la gauche est innovante et bâtisseuse d'avenir et d'espoir !

Gilles Lejeune

Un club, c'est quoi ?

Mr Léon Galli, qui a la responsabilité de l'équipe première de l'AFC, avance l'idée que le club et la ville veulent qu'Aubagne progresse : « on n'a pas envie de pinailler en CFA2. L'objectif est le National ».

Aucun reproche à un entraîneur, d'avoir des ambitions sportives, c'est l'essence même du sport.  Mais, et si les propos sont avérés exacts, la position de l'équipe dirigeante de la municipalité est plus critiquable. En effet, il faut souhaiter qu'Aubagne progresse. Reste à savoir ce qu'il y a derrière le terme de progression. Monter en National serait certes un progrès. Mais pour qui et à quel prix ?

Avec quelles conséquences régressives pour le club ?

Avec une équipe première de très haut niveau, deux possibilités se présentent :

  • Soit elle attire de jeunes licenciés pour la recherche absolue de l'élite à tous les étages. Ces jeunes venant de toute la région et au delà rejetteront beaucoup de jeunes Aubagnais dans les catégories inférieures ou les feront partir vers d'autres horizons. Ce sont donc les jeunes Aubagnais qui seront sanctionnés.

  • Soit la politique envisagée n'est centrée que sur l'équipe première, et les jeunes et leur formation devient anecdotique. Ce serait les jeunes qui seraient à nouveau sanctionnés.

Dans les deux cas, l'image du club et la ville sont les centres d'intérêt, en aucune manière les jeunes et les licenciés.

Avec quelles conséquences régressives sur l'ensemble du monde associatif ?

Est-ce que nos chers édiles (n'avons nous pas à faire à des apprentis sorciers ?) ont une idée de la masse financière qu'il faut pour assumer le niveau National. Et ce malgré les aides financières que l'on peut obtenir par ailleurs (instances du football, sponsors, aides diverses).

La subvention à l'AFC augmentera-t-elle en conséquence ?

Plusieurs associations n'ont déjà plus de subvention municipale, beaucoup ont vu leur subvention diminuer. Quelles conséquences découleront sur l'ensemble du tissu associatif, avec une Direction municipale qui fait de l'austérité ciblée son leitmotiv principal. S'il faut de l'argent ou de l'aide pour l'AFC, cela se fera-t-il au détriment d'autres associations ? La volonté étant de diminuer le niveau global des subventions, ce que nous constatons depuis deux ans.

Le choix serait donc fait de favoriser certains au détriment d'autres. C'est curieux car, à l'inverse, ce raisonnement fallacieux est mis en avant pour niveler par le bas et expulser le Secours Populaire Français et les Restos du Cœur des locaux où il se trouvent.

En sport, l'image du club (et à fortiori celle de la ville) doit s'effacer derrière le bien-être et le plaisir des sportifs d'appartenir à ce club. Si un club doit atteindre le plus haut niveau, nous disons oui. Cette ascension ne doit pas être une volonté affichée qui ne reposerait que sur un investissement financier mais par les résultats sportifs. Le seul investissement qui vaille dans un club, c'est l'investissement éducatif. Cette vision est attaquée par la financiarisation à outrance du sport.

Le sport en général, et le football en particulier, sont une formidable école de vie, d'acceptation et de compréhension de l'autre, de vivre ensemble.

La définition de ce que doit être un club est donc essentielle et doit être posée.

Maurice Marsiglia

Au delà de l'opération «Com»

Le récent article de La Provence sur la charte de l'inter-génération m'a interpellé car il ne suffit pas de ratifier des accords alors que les actes prouvent le contraire. Il y aurait alors le risque de faire passer le partenaire signataire pour une association soutenant la politique de la droite municipale.

Bien sûr la gauche n'a pas le monopole du cœur, il n'appartient à personne et à tout le monde mais les faits sont là. C'est bien la droite actuellement en place qui a déplacé et réduit de moitié l'épicerie sociale et solidaire. C'est encore elle qui veut expulser les restos du Cœur et le Secours populaire, qui désire transférer sans raison claire la Cuisine centrale au privé même s'il y a perte de qualité des repas livrés (tant aux jeunes qu'aux séniors). C'est elle qui a supprimé l'aide aux personnes âgées pour les menus services et travaux.

Sur ce dernier thème, un reportage sur France 3 a montré que la ville de Nantes mettait en place ce type  de service à la population... Quelques années après l'action visionnaire de la gauche d'Aubagne (vivement les nouvelles élections !) et que la droite s'est empressée de détruire.

Il ne suffit pas de faire faire quelques tours de piste de danse à un certain public pour construire une politique d'entraide et de solidarité ! Quand La Provence relate l'existence de la "Semaine Bleue", il serait de bon ton de signaler qu'elle a été mise en place par la gauche tout comme la Fête des Voisins !

La communication-manipulation n'est pas la bienvenue.

Gilles Lejeune

 

                             

« Petits » arrangements avec la loi (1)

M. Gérard Gazay, premier magistrat de notre ville d'Aubagne, n'a de cesse, on le sait, de vanter sa politique visant à tranquiliser la population dont il se sent le seigneur et maître. Voisins « vigilants », police municipale renforcée et armée, mise en place d'une Cellule de citoyenneté et de tranquillité publique visant à réprimer la petite délinquance, multiplication de caméras de surveillance... C'est sûr, si toutes ces mesures sont nécessaires, c'est qu'Aubagne est devenue une banlieue des quartiers nord de Marseille, dans laquelle il est inquiétant de se promener lorsqu'on est un bon citoyen ! Et la loi, ça a respecte, nom d'un maire !

Mais alors ?... Pourquoi livrer la ville à plusieurs centaines de motards "harleyistes" dont la première préoccupation est de faire un maximum de bruit avec leur engin ?! Il suffisait de se promener hier dans ce rassemblement, d'ouvrir l'œil et l'oreille pour constater que 95% au moins de ces motos étaient équipées de pots d'échappement libres, non homologués, et bien loin des normes de bruit imposées par la loi ! Une seule de ces motos est capable, en la traversant de nuit, de réveiller une ville entière.

Tous ces véhicules étaient passibles d'une contravention de troisième classe, avec éventuellement immobilisation du véhicule, ou obligation de le ramener dans les trois jours en Gendarmerie après remise à l'état d'origine !

Du coup, on ne comprend plus ! Comment M. Gazay peut-il décider d'un côté, de multiplier les surveillances de « ses » citoyens, de traquer les incivilités comme le jet d'un mégot sur un trottoir, et d'un autre d'ouvrir les portes à plusieurs centaines de véhicules totalement illégaux ?! Quel exemple pour les petits jeunes en scooter !!

Y aurait-il, pour M. Gazay, plusieurs manières de faire respecter la loi ? Serait-il le seul décideur de ce qui est légal ou pas ? L'exemplarité serait-elle à géométrie variable, comme au temps des seigneurs ?...

A moins que ce genre de manifestation bruyante et insupportable en centre ville, qui plus est un jour de fête et de recueillement catholique, ne soit une tentative désespérée de garder dans son électorat les quelques commerçants survivants du vieil Aubagne ?

Xavier Pescheur

Mauvaise humeur un bon matin d'Ascension

Ascension, était pour moi synonyme d'air pur, de bien être. Ce jour d'Ascension, de ce côté là a été bien décevant.

De retour du centre ville d' Aubagne, j'ai besoin de réagir.

Une manifestation pour les motards se mettait en place, j'ai ressenti de la colère et un sentiment de malaise.

Que de bruit, de pollution pour ceux qui militent pour des transports en commun silencieux et propres tels que le tram ou les déplacements en mode doux.

Quel décalage entre notre perception de l'utilisation de l'espace public de la ville et celle de la municipalité, qui pour la deuxième année fête les motos (peut être surtout les Harley, mais comme vous l'avez compris, je n'y connais rien). Cette municipalité se plaît à étouffer le centre ville par plus de véhicules, plus de pollution.

Où es-tu Aubagne du mieux vivre ?

Vous allez me dire que je fais des amalgames, mais après la traversée des stands, j'ai pensé à la manifestation de la Colombe de la Paix interdite.
Aujourd'hui, des stands de vente de casques, d'habits militaires, etc, des drapeaux américains partout, sur les étalages, sur les épaules des participants, sur les tee-shirts (je n'ai peut être voulu voir que cet aspect, mais je l'ai vu parce qu'il y était). J'ai eu peur, j'ai vite quitté ce lieu où je ne me sentais pas bien. Exit le drapeau de la Colombe. Vous allez me dire : on a que les drapeaux que l'on se choisit.

Où es-tu Aubagne ville de paix ?

Arrivé vers les sommets d'air pur et de culture où j'habite, un cycliste me dépasse, je ne l'avais pas entendu venir, j'ai eu peur. Non je rigole. 

J'ai repris espoir.

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